Clés pour lire l’évangile de Matthieu : 46. La pierre

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier l’évangile de Matthieu dont nous suivons la lecture liturgique. Aujourd’hui : Mt 21, 33-45 du 27e dimanche ordinaire.

46. La pierre rejetée

« Finalement, il leur envoya son fils, se disant :
Ils respecteront mon fils. » (Mt 21, 37)

« Ils se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième » (21, 35). C’est ainsi que Jésus résume l’histoire de son peuple par le sort réservé aux envoyés de Dieu. Et, sur cette base, il ne peut qu’annoncer sa propre mort à lui, le Fils. Au terme du cortège des prophètes martyrisés, le Christ. « Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent » (21, 39). Jésus, comme tous les prophètes qui l’ont précédé, est assassiné.

Pourquoi l’histoire d’amour qu’est la religion se transforme-t-elle en un drame violent et sanglant, une suite de persécutions et de meurtres ? Il y a deux formes de violence liée au religieux : la violence à l’égard de Dieu, expression du refus des hommes de dépendre d’un Autre ; la violence au nom de Dieu, volonté de dominer autrui sous prétexte de posséder la vérité, définition du fanatisme devenu terrorisme.

La vigne et les vignerons

« Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne » (21, 34). « Il arrivait souvent que le propriétaire de la vigne n’avait pas l’intention de l’exploiter en personne. Il l’affermait à un ou plusieurs vignerons. L’affermage, en Palestine, est régi par des coutumes locales. Généralement, le propriétaire rural se réserve une redevance en nature, afin de pouvoir goûter aux fruits de sa vigne. Les fermiers qui assurent les soins généraux de la culture sont tenus de lui payer une part de la récolte dont le montant est fixé par convention. La vigne est pourvue de tout le matériel souhaitable : clôture ou mur en pierres sèches, tour de garde pour protéger la vigne des maraudeurs ou des animaux, pressoir pour fouler le raisin et recueillir le jus dans une cuve où il fermentait. » (Denis BUZY, Les paraboles, 1932)

Abbé Marcel Villers

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