L’Unité pastorale de Theux fête son saint patron

Dimanche 20 juin 2021, certaines restrictions sanitaires étant assouplies, ce fut l’occasion de retrouvailles après ces temps de confinements et ainsi célébrer la fête de la nativité de Jean-Baptiste.

Annette Formatin a rédigé un article à ce sujet qui figure dans le Semence d’Espérance du mois de juillet-août.

Dès potron-minet, une quinzaine de vaillants fidèles se sont rendus, en cortège exceptionnel de « Pépés et Mémés mobiles », au château de Franchimont.

Ils étaient sous l’égide de saint Jean-Baptiste, dont la statue, transportée dans le sac à dos de Monsieur le curé, avait été, pour la circonstance, libérée de sa niche du chœur de l’église de Theux. Arrivés à la chapelle éponyme, au point le plus haut du château, les participants ont chanté et récité les laudes préparées par notre diacre Jacques.

En quittant ces lieux paisibles, ils ont découvert un paysage verdoyant et sa végétation luxuriante. Les plus téméraires sont redescendus à pied, précautionneusement, sous le soleil, par le sentier raviné par les orages de la nuit.

La messe de 10 heures a été célébrée dans l’église de Theux par M. le curé, assisté de Monsieur l’abbé Jacques et de notre diacre, Jacques Delcour.

À l’issue d’une belle cérémonie chantante et priante, Monsieur le curé a invité les paroissiens à visiter le jardin aménagé dans le vieux cimetière. Ils ont aussi pu admirer la belle restauration du mur d’enceinte.

Avec quelques photos de l’événement…

Photos : © Jacques Delcour

Titi Botteldooren a rejoint le paradis…

Témoignage de Jean-Claude Vincent,
ami de Titi et José

Une Dame de grande valeur nous a quittés, elle nous laisse tristes et émus.

Le 14 septembre, Mathilde (Titi) Botteldooren-Delfosse, âgée de 89 ans, s’est éteinte doucement, sereinement. Ses sourires et chaleureux bonjours ont marqué son entourage. Son époux José (longtemps impliqué dans la vie de notre Unité pastorale de Theux) s’est dévoué sans compter et a tout mis en œuvre, semaine après semaine, animé d’un amour profond, pour soulager ses douleurs et l’accompagner au mieux dans sa fin de vie. Elle gardait encore le sourire, elle lui disait sa joie d’avoir vécu, heureuse.

C’était une grande Dame, estimée par tous ceux qui l’ont côtoyée. Dans son métier d’institutrice, elle était « une main de fer dans un gant de velours ». Bon nombre d’anciens collègues et élèves lui vouent une grande estime et garderont en mémoire l’image d’une institutrice exerçant son métier avec passion, gentillesse, humour, et dans lequel elle prônait le sens de l’effort. Elle était une enseignante respectée, dévouée, toujours positive et à l’écoute.

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Décès de Jean-Jacques Dropsy

Nous nous souvenons de Jean-Jacques Dropsy, décédé le 17 octobre 2019.

Il participa naguère à la distribution mensuelle de Theux Ma Paroisse et ensuite à Franchicroix Semence d’Espérance.

Grâce à Jean-Jacques, de nombreux paroissiens ont pu ainsi rester proches de la vie paroissiale.

Merci, Jean-Jacques, de ce précieux témoignage.

J. et M. Botteldooren-Delfosse

Prêtre au Mali, qu’est-ce que j’en retire ?

L’abbé François-Xavier Jacques, qui habite six mois de l’année dans notre Unité pastorale et y rend de très nombreux services, nous partage ici son témoignage de missionnaire.

Il repart en ce mois d’octobre pour le Mali : accompagnons son apostolat par notre prière, en nous réjouissant de le retrouver au printemps prochain !


Prêtre au Mali : qu’est-ce que j’en retire ?

Lorsqu’ils me présentent, certains parlent de moi comme d’un missionnaire. Qu’est-ce que ce mot suscite comme images dans les têtes en 2019 ?

On le pressent, je suis loin de ces hommes qui pénétraient dans des régions inconnues, qui étaient autant explorateurs qu’évangélisateurs ; qui étaient les premiers blancs dans certaines régions et qui y annonçaient l’Évangile pour la première fois.

En allant au Mali, je rejoins des communautés chrétiennes bien vivantes où je suis souvent le seul blanc. Le temps des Sœurs et Pères européens est fini. Le clergé et les religieuses sont africains.

La première fois que j’ai demandé à mon évêque de pouvoir passer quelques années dans un pays d’Afrique, c’était pour y rencontrer une Église en me mettant à son service. Et ce fut dans le diocèse de Mopti au Mali, où j’ai été vicaire puis curé de 2003 à 2008. Aujourd’hui, je retourne au Mali, mais dans le diocèse de Kayes pour aider un évêque qui m’a aidé en venant à Verviers comme vicaire dominical pendant des études à Bruxelles.

J’y arrive avec ma formation et mon expérience mais c’est à moi à m’adapter à l’esprit de l’Église malienne et à chercher les manières de partager ce que je peux apporter.

En retour, qu’est-ce que j’en retire ?

En arrivant dans le diocèse de Mopti en 2003, j’ai été plongé dans une Église universelle, avec des religieuses et des prêtres du monde entier. Aujourd’hui dans le diocèse de Kayes, mis à part trois religieuses canadiennes, tous sont africains, de plusieurs pays. La dimension universelle de cette Église me rend attentif et sensible à ce qui se passe ailleurs, dans les autres Églises. Ce sont chaque fois des membres de ma famille qui sont concernés.

Être plongé dans une autre culture et une autre vie d’Église élargit ma réflexion, l’enrichit, m’amène à lire les textes autrement, à mieux comprendre certaines réalités de vie, de foi, de vie chrétienne. C’est aussi rencontrer d’autres pratiques et organisations pastorales ; chercher à les comprendre et à comprendre ce qui les motive. Cela m’amène à creuser les motivations de nos choix et pratiques en Belgique.

M’adressant à des personnes qui parlent peu le français ou le comprennent mal, parlant parfois avec des traducteurs, je dois veiller à utiliser un langage clair, concis, avec des mots courants, faciles à traduire. Cela m’a amené à simplifier l’expression tout en veillant à ne pas simplifier le contenu. Cette simplification se poursuit ici en Belgique.

Pour moi, au Mali, « être missionnaire », pour utiliser l’expression classique, consiste en la rencontre de communautés chrétiennes en me mettant à leur service et en un échange de foi et de culture, plus qu’en un apport d’un message élaboré ailleurs et à transmettre à des personnes ignorant Jésus-Christ et son Évangile. J’espère que, de ces rencontres, je ramène quelque chose en Belgique.

François-Xavier Jacques