Chaque mois, au long de l’année liturgique, nous vous proposons une reproduction d’une œuvre d’art qui invite à la méditation, à la prière et enrichit le sens de la liturgie célébrée durant la période.
Cette image est affichée à l’église de Theux.
Abbé Marcel Villers

La marque des cendres au début du carême invite à reconnaître avec humilité notre condition, celle d’un « terreux » ou d’un « glaiseux ».
Dans le mythe de la Genèse, Dieu façonne l’humain à partir de la poussière du sol. En hébreu, adam désigne l’humain tiré de ha-dama qui signifie la terre, la glaise. En latin, humanus renvoie à humus, la terre fertile.
L’humilité est le reflet et la traduction de notre condition humaine.
__________________________________________________________________
« La Madeleine à la flamme filante » est réalisée vers 1640 par Georges de La Tour. Dénudée, avec les cheveux longs et dénoués de la prostituée, pardonnée par Jésus, Marie-Madeleine est le modèle de la pécheresse repentante qui a renoncé à la vanité du monde. On distingue une tête de mort sur laquelle repose sa main et, sur la table, à côté de la veilleuse, deux livres pieux, une discipline (un fouet) et une croix de bois. Elle exhorte à la repentance, « memento mori » que symbolise sa contemplation de la flamme qui inévitablement va s’éteindre comme toute réalité de ce monde. « Vanité des vanités, tout est vanité. »
En savoir plus sur Saint-Jean-Baptiste en la Fenêtre de Theux
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.