Mois extraordinaire de la mission. Sœur Anne Leroy, religieuse au Sénégal

OCTOBRE 2019 : MOIS MISSIONNAIRE EXTRAORDINAIRE

Cette année, le pape François a décidé de faire d’octobre 2019 « un Mois missionnaire extraordinaire afin de susciter une plus grande prise de conscience de la mission universelle de l’Église ».

L’exemple et l’activité de la femme, religieuse missionnaire, « consacrée à l’amour de Dieu et du prochain, spécialement le plus pauvre, sont indispensables en tant que signes évangéliques auprès des peuples et des cultures où la femme doit encore parcourir un long chemin vers sa promotion humaine et sa libération » (Redemptoris missio, n°70).

« Dans le monde actuel, voir des sœurs si différentes d’origine et qui vivent en communauté, c’est un signe encourageant pour les gens qui nous entourent. Et nos vœux, même s’ils intriguent les non chrétiens sont un précieux témoignage de vie pour Dieu ! » Voilà ce qu’écrit Anne Leroy que l’on voit au milieu de sa communauté sur la photo ci-dessus.

Anne Leroy, née à Verviers en 1946, après ses études de philologie classique à Louvain et un an d’enseignement entre chez les Ursulines de l’Union Romaine en 1968. « Ce qui m’a attirée dans cette famille religieuse, écrit Sœur Anne, c’est leur joie d’être ensemble et leur mission auprès des jeunes. » Ayant demandé à être envoyée en mission, elle fait en 1971, après son noviciat, un stage au Sénégal comme enseignante à Thiès. Elle découvre un pays à 95 % musulman. « J’ai été impressionnée, écrit-elle, par la prière des musulmans qui laissent tout pour pratiquer leur prière à l’heure dite. » Rentrée en Europe, elle termine sa formation religieuse et repart en 1975. « J’ai eu à répondre à diverses missions bien différentes : fondation d’une petite communauté en banlieue populaire de Dakar (Thiaroye) où j’ai pris part à l’ouverture d’un centre pour les filles pas ou peu scolarisées, pastorale paroissiale auprès des enfants. Puis ce fut le monde scolaire et l’enseignement. J’ai aussi longtemps accompagné le mouvement JEC. Aujourd’hui, après plus de 35 ans de service, je suis à nouveau dans le milieu scolaire », au Collège Ste-Ursule de Thiès dont deux tiers des élèves sont musulmanes.

« Les femmes, et en particulier les religieuses, ont un rôle particulier dans la mission de l’Église. En Afrique, les associations de femmes catholiques sont bien vivantes et font beaucoup de bien. De notre côté, nous les religieuses, touchons beaucoup de personnes grâce à nos dispensaires, nos centres de promotion humaine, nos écoles. L’Église est minoritaire au Sénégal mais reconnue et appréciée pour ses œuvres sociales : nombreux dispensaires, écoles, jardin d’enfants, centre de promotion, projets de Caritas, etc. Nos œuvres sont toujours ouvertes à tous. »

Sœur Anne Leroy et abbé Marcel Villers

Peut-on tout (arriver à) pardonner ? Tim Guénard le 16 octobre à Liège

Conférence-témoignage exceptionnel
de l’auteur de

Plus fort que la haine et Tagueur d’espérance

le mercredi 16 octobre 2019 à 20h
sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon
rue de Robermont 2 à 4020 Liège

Il est recommandé de réserver vos places via ce formulaire et d’arriver 20 minutes à l’avance !

La participation est gratuite et une collecte est organisée à la fin.

Ma vie est aussi cabossée que mon visage. Mon nez, à lui seul, compte vingt-sept fractures. Vingt-trois proviennent de la boxe ; quatre de mon père. Les coups les plus violents, je les ai reçus de celui qui aurait dû me prendre par la main et me dire je t’aime.

Tim est une «mauvaise graine». Abandonné par sa mère et battu à mort par son père, il devient à 5 ans un enfant de l’Assistance. De familles d’accueil en maisons de correction, de brutalités en humiliations, il apprend la violence et la haine. Pourtant, son immense soif de liberté et d’amour l’entraînera dans les rues de Paris, au hasard des rencontres, à la recherche d’une humanité perdue et d’un accès au bonheur… Poignant témoignage d’une enfance dévastée, son témoignage est aussi un magnifique éloge de l’amour, du pardon et de la vie.

5 mois au Mali : l’abbé François-Xavier Jacques raconte !

L’abbé François-Xavier Jacques, ancien curé-doyen de Verviers,
aujourd’hui prêtre auxiliaire dans notre UP de Theux,
présente son séjour et travail dans le diocèse de Kayes au Mali,

le jeudi 6 juin à 20h en l’église de Juslenville.

Soyez les très bienvenus !

Vous pouvez déjà préparer vos questions pour l’abbé Jacques en lisant son témoignage que nous avons récemment publié sur ce site.

Témoins de la foi : l’abbé Pierre Simons et le Rwanda (récit complet)

Dans 3 articles successifs, l’abbé Villers nous a raconté l’aventure, ô combien généreuse, de l’abbé Pierre Simons au Rwanda, et, notamment, la tragédie du génocide de 1994.

Un récit plus complet est disponible désormais, sous format pdf, que vous pouvez télécharger ici.

Nous remercions chaleureusement l’abbé Villers pour son témoignage de premier ordre concernant ce témoin de la foi qu’est l’abbé Pierre Simons.

Témoins de la foi : l’abbé Pierre Simons et le Rwanda (3)

Il y a vingt-cinq ans, l’horreur des massacres et de la haine au Rwanda nous frappaient de consternation. Depuis de nombreuses années, dans notre paroisse de Theux et dans l’Unité pastorale, nous connaissions et soutenions l’abbé Pierre Simons et son orphelinat établi à Nyanza, puis à Cyotamakara. Avec ses enfants, il a alors subi l’épouvante. Grâce à Dieu, il a pu échapper.

Souvenons-nous !

Abbé Marcel Villers

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Suite et fin de l’histoire

Il y a 25 ans, l’abbé Pierre Simons dans la tourmente de 1994 au Rwanda

Mort et résurrection

Une troisième fois, l’abbé Simons doit tout recommencer. Début 1995, il rejoint Cyotamakara et on reconstruit tout petit à petit. Les soutiens sont nombreux et importants, venant de Suisse, d’Allemagne, de La Calamine, de Theux et de nombreux autres coins. Mais les besoins sont immenses. À la suite de la guerre, du génocide et de la fuite de nombreux Rwandais, les orphelins et les enfants non-accompagnés sont légion et errent seuls dans les rues des villes, soit que leurs parents aient été massacrés, soit qu’ils aient fui dans les pays voisins. La population rassemblée au Home ne cesse de croître. Petit à petit, le pays se réorganise et le Home Don Bosco de Cyotamakara retrouve une population supportable.

En 2012, coup de tonnerre, le gouvernement, opposé depuis toujours aux orphelinats considérés comme contraires à la culture rwandaise, « décide de fermer en 2013 tous les homes – plus d’une trentaine – avec comme slogan : « Un enfant, une famille ! » Mais il y a les « sans adresse », c’est-à-dire les enfants trouvés isolés à la fin du génocide de 1994. Ce sont devenus de grands jeunes gens qui fréquentent l’école secondaire. À leur âge, ils n’accepteront jamais d’être placés dans une famille avec laquelle ils n’ont aucun lien de parenté. La solution qui se dégage est de transformer l’orphelinat en un Home pour étudiants dépendant de la paroisse de Ruyenzi où se trouve l’école secondaire.

L’abbé Simons rentre en Belgique en mai 2013. Il réside à La Calamine où il est nommé prêtre auxiliaire. Mais, quelques mois plus tard, en janvier 2014, en accord avec Mgr Rukamba, évêque de Butare, il rentre au Rwanda et s’installe au Home à Cyotamakara. Mais, en janvier 2018, il faut s’incliner, le Ministère de la famille voulant à tout fermer tous les homes pour orphelins au Rwanda. Le Home est fermé le 11 juillet. L’abbé Simons est nommé à Save où il rendra service à la paroisse, aux communautés de religieuses et aux écoles nombreuses sur place. Cyotamakara est remis aux Bénédictins de Gihindamuyaga pour en faire un prieuré ou une école.

C’est un homme et un prêtre hors du commun que cet abbé Pierre Simons.  Depuis 50 ans, il est présent et actif au service des enfants et de la jeunesse abandonnée du Rwanda.  Il est passé par bien des épreuves, mais toujours son énergie, sa foi et son espérance indéfectibles ont triomphé.

                                                                           Abbé Marcel Villers
2 avril 2019