Funérailles de Mme Villers : remerciements et homélie

NDdeBanneux

Aux paroissiens de l’Unité pastorale de Theux : mes plus vifs remerciements pour leur présence et leur prière à l’occasion du décès de ma mère. J’ai, en cette circonstance, expérimenté ce que signifie former une communauté. Et combien son soutien est réconfortant. Soyez assuré de ma reconnaissance et comptez sur moi.

Abbé Marcel Villers

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’homélie prononcée le jour des funérailles de Mme Villers, née Rose Counson : quoique rédigée par l’abbé Villers, l’homélie a été lue par l’abbé Ignace, notre ancien curé de l’Unité pastorale de Theux, à Spa le 23 septembre dernier (2 Cor 4,14-5,8 ; Jn 14,1-6).

Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur.
Seigneur, écoute mon appel !

Quel était le cri de la défunte, en ces derniers jours ? Celui évoqué par saint Paul : quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur.

Bien sûr la souffrance, physique et mentale, le grand âge, peuvent permettre de comprendre ce désir d’en finir. Mais s’agit-il de cela uniquement ?

Face à ce corps sans vie, comment ne pas se poser la question : Où est-elle maintenant ? 

Pour les uns, ce que nous voyons n’est plus qu’une enveloppe. Car, écrit saint Paul, le corps, qui est notre demeure sur la terre, n’est qu’une tente qui se détruit.

Pour d’autres, ce corps est comme l’inscription matérielle de la destinée, de l’histoire unique de notre défunte. Ce corps, jusque dans sa matérialité, est l’archive d’une existence. Devenu cadavre, le corps ne perd pas son unicité, c’est celui de ma mère, non une masse anonyme. En présence de ma mère, réduite à son corps, je sais que celui-ci la raconte. Les plaisirs et les jours s’y lisent. Toute son existence et ses péripéties y ont laissé une trace.

Tout cela est-il condamné à périr, se dissoudre et se confondre avec la poussière ? Toute une existence, avec son poids d’amour et de sacrifice, est-elle destinée au néant ? À disparaître définitivement ?

Non, proclame saint Paul, car même si, en nous, l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour.

Dès cette vie, en effet, quelque lueurs d’éternité, quelques éclats de la gloire divine illuminent la personne, fortifient l’homme intérieur et laissent présager l’avenir promis.

Homme extérieur et homme intérieur.
Y aurait-il deux hommes, deux êtres, deux corps en nous ?
En tous cas, nous avons deux demeures, une terrestre qui est ce corps mortel et une céleste qui est ce même corps transfiguré en corps glorieux.

En effet, écrit saint Paul, Dieu construit pour nous, dans les cieux, une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes.

Notre demeure définitive n’est pas ici.

Nous sommes en exil loin du Seigneur tant que nous habitons dans ce corps.
Notre demeure éternelle, c’est Jésus lui-même.
Je pars vous préparer une place, dit-il à chacun.
Et, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi.

C’est Jésus notre demeure définitive.

Nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera nous aussi avec Jésus et il nous placera près de lui.

Être là où est Jésus.
Être « avec » Jésus.

Voilà tout ce qui peut être dit de cette demeure définitive, que nous nommons le paradis.

Être avec Jésus.
Seuls ceux qui aiment peuvent avoir un tel désir.
Celui de la communion, celle qui lie ceux qui s’aiment.
Aimer un être, c’est lui dire : toi, tu ne mourras pas.

Bien sûr, ces mots, tu ne mourras pas, les faits les démentiront puisque chacun doit mourir. Mais celui qui aime n’a-t-il pas le droit d’espérer que la fidélité de son amour soit plus forte que la mort ? N’est-il pas vrai que je reste lié à l’aimé, l’aimée, au-delà de la mort ?

Aimer un être, c’est lui dire : toi tu ne mourras pas.

N’est-ce pas une même parole d’amoureux que Jésus nous adresse quand il dit : Je pars vous préparer une place, je reviendrai vous prendre avec moi et là où je suis, vous serez aussi.

Il est venu reprendre notre chère défunte pour qu’elle soit avec lui.

Le dernier mot n’est pas à la mort, mais à la communion.

Tu seras avec moi, promet Jésus.

Abbé Marcel Villers

M. l’abbé Villers nous a demandé d’illustrer cet article par une photo de la statue de Notre-Dame de Banneux, que sa Maman a tant prié au cours de sa vie et, notamment, dans ses dernières semaines.

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Un commentaire pour Funérailles de Mme Villers : remerciements et homélie

  1. dumoulin dit :

    Merci beaucoup Marcel de nous partager aussi simplement ta méditation à l’occasion du départ de ta chère Maman! Qu’elle t’encourage à aller de l’avant !
    Jean Albert

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