Saint Charles Borromée (1538-1584)

Saint Charles Borromée (1538-1584)    Fêté le 4 novembre.

Cardinal, secrétaire d’État du pape Pie IV (1559-1565), archevêque de Milan (1565-1584). Canonisé en 1610. Saint très populaire et acteur majeur de la Contre-Réforme, ce dont témoigne sa présence au plafond de l’église de Theux daté de 1630.
Protecteur du clergé, des catéchistes. Invoqué contre la peste.
Attributs
Reconnaissable à son long nez aquilin. Barrette et camail de cardinal. Il pointe du doigt un livre ouvert : peut-être les actes du Concile de Trente qu’il appliqua à Milan. Il est connu pour sa vie austère et de pénitence que signifie le crucifix avec tête de mort qu’il contemple.

Né sur les bords du Lac Majeur, Charles Borromée est appelé à Rome en 1560 par le pape Pie IV qui est son oncle. Il est nommé cardinal à vingt-deux ans et devient le premier Secrétaire d’État au sens moderne de la fonction. Il est ordonné prêtre, puis évêque en 1562. Il réussit à remettre en route le Concile de Trente et mena à bonne fin les dernières sessions (1562-1563). Il prit une part importante à la rédaction du Catéchisme tridentin.

A la mort du pape, Charles Borromée gagne Milan dont il est archevêque. Il n’aura d’autre souci que de faire passer dans la vie de son diocèse les décrets du Concile. « Réformateur du clergé par ses synodes et la fondation des premiers séminaires, restaurateur des mœurs du peuple par ses visites pastorales qui s’étendaient jusqu’aux vallées suisses, créateur de multiples œuvres sociales (orphelinat, hospices, écoles), père de la cité, exemple de vie évangélique, le cardinal Borromée réalisa pleinement le type de l’évêque esquissé par le Concile de Trente… Tous les évêques réformateurs prirent son action pastorale comme modèle de la leur. » (Pierre JOUNEL, Missel de la semaine, 1973, p. 1755) On a pu dire qu’il avait refait l’épiscopat d’Europe.

Charles Borromée est aussi le type de l’évêque défenseur de la cité et père de son peuple. Ainsi, il se consacra totalement au combat contre la peste qui ravagea Milan durant l’automne 1576. Il organisa de manière efficace la lutte contre l’épidémie, et assura la nourriture pour des milliers de personnes pendant les six mois que dura la tragédie qui aurait fait 30.000 victimes. Il prit soin en personne des pestiférés en les soignant et leur apportant la communion.

Homme d’action, le cardinal Borromée était aussi d’une ardente piété et d’une austérité reconnue. Dans son éloge funèbre, sa vie de charité et d’humilité fut ainsi résumée : « De la richesse, Charles ne connut que ce qu’un chien reçoit de ses maîtres : de l’eau, du pain et de la paille. »

Abbé Marcel Villers
Illustration : plafond de l’église de Theux 1630 (photo IRPA)

Clés pour lire l’évangile de Luc 54. L’avenir des disciples

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile. Cette semaine, Lc 21, 5-19 du 33e dimanche ordinaire.

54. Quel avenir pour les disciples ?

On vous persécutera, on vous livrera, on vous fera comparaître à cause de mon nom. (Lc 21, 12)

Jésus ne promet ni la réussite, ni le succès à ceux qui le suivent et se mettent à son école. Ce sont souffrances, persécution, mépris, torture, mort. Cela ne nous étonne pas car « le disciple n’est pas au-dessus du Maître ». Si lui a été méprisé, arrêté, condamné et exécuté, ceux qui portent son Nom le seront aussi. D’ailleurs, le signe de reconnaissance du chrétien, c’est la croix.

Mais tout de même, pourquoi ces persécutions ? Jésus est clair : « Cela vous amènera à rendre témoignage » (21, 13). Refusant toute haine, résistant à la logique du rejet et de la mort, le chrétien montre que l’amour est plus fort que la mort, que l’attachement à Jésus l’emporte sur toute peur et menace. Innombrables les chrétiens morts en offrant leur vie par amour pour leurs frères, comme Jésus l’a fait.

La destruction du temple de Jérusalem

« Le Temple de Jérusalem avait été restauré avec magnificence par Hérode le Grand à partir de 20 avant notre ère. Il est d’une richesse inouïe aux dires de l’historien latin Tacite. Jésus est interrogé sur la date de la destruction du Temple qu’il annonce et sur le signe qui en présagera l’imminence. A nos yeux, une telle question paraît porter uniquement sur un événement historique : le Temple a effectivement brûlé le 30 août 70, presque un mois avant la chute totale de la ville. Pour les chrétiens du début de l’Église, la ruine de Jérusalem était associée à la Parousie, le retour glorieux du Christ venant juger l’univers et instaurer le Règne de Dieu. Pour Luc, l’incendie du Temple et la chute de Jérusalem, à la fin de l’été 70, ne coïncident pas avec la fin du monde et la venue du Christ. Deux écueils guettent alors l’Église : l’espoir fébrile de la venue imminente du Christ et le désenchantement, la tentation de laisser tomber toute espérance en l’avenir. » (Hugues COUSIN, L’évangile de Luc, 1993) Ce désenchantement est souvent le nôtre aujourd’hui en Europe.

Abbé Marcel Villers

Horaire et intentions des messes du 15 au 21 novembre 2019

Vendredi 15 novembre à 11h à Theux : Te Deum à l’occasion de la fête du Roi.

Samedi 16 novembre : 

  • à 16h à Theux, Ste-Joséphine : messe fondée Demarteau et famille ;
  • à 17h30 à Juslenville : liturgie de la Parole, pour les défunts des familles Rogister et Gavage ;
  • à 17h30 à Theux : messe KT, pour les enfants baptisés au cours de ce mois de novembre.

Dimanche 17 novembre : 

  • à 10h à Theux : messe fondée Denoël ;
  • à 11h15 à Polleur : messe pour Joseph et Arthur Gotta, Gilbert et Malou, les époux Edmond Deblon-Deblon et leur fils Félix, les époux Célestin Deblon-Deru et leurs enfants, les époux Emile Deblon-Louys et leurs enfants.

Mercredi 20 novembre à 9h à Becco : messe pour les âmes des défunts, pour les défunts des familles Pagnoule et Jacquemin, pour Yvonne Dumont et sa famille.

Vive la Belgique ! Vive le Roi !