Un nouvel oratoire « Maison de Paix » à Saint-Roch : voulez-vous donner un coup de pouce ?

Appel au mécénat !

Un coeur pour Saint-Roch

Mécénat pour la conception d’un autel pour l’Oratoire

Theux, le 24 février 2026

Madame, Monsieur,

L’Institut Saint-Roch, implanté à Theux, se redresse après les inondations dévastatrices de juillet 2021. Notre école a soigné ses blessures. Grâce à des efforts impressionnants, les murs sont désormais secs, les classes et les réfectoires ont retrouvé leur éclat, et la vie a repris son cours dans les espaces de récréation.

Bien que le corps de l’école soit rétabli, il reste à en nourrir l’esprit. Deux projets demeurent à réaliser : la bibliothèque et l’oratoire. C’est pour ce dernier, véritable cœur spirituel de notre établissement, que nous sollicitons aujourd’hui votre soutien.

Pour cette renaissance, nous avons fait appel à un ancien élève de notre école, Denis Bruyère, ébéniste de renommée internationale, qui a conçu un projet d’autel unique pour nous. Plus qu’un simple mobilier liturgique, il s’agit d’une œuvre d’art qui ancrera notre avenir dans notre histoire : cet autel intégrera la pierre sacrée de l’autel majeur de l’époque des Frères Lazaristes.

L’œuvre s’articule autour d’une symbolique forte, celle de la « Communion« , déclinée en trois dimensions :

  • Communion avec le passé : En honorant nos racines grâce à la pierre des Lazaristes.
  • Communion avec le Christ : Par la centralité de la célébration à la manière de Taizé ou d’autres formes.
  • Communion avec l’humanité dans sa fragilité et sa diversité : À travers une esthétique audacieuse et humaniste, où chacun, quel que soit son chemin, est invité à célébrer son humanité.

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Oratoire : une nouvelle palette de couleurs pour des moments d’intériorité :

il a été réimaginé avec des couleurs qui favorisent des moments d’introspection profonds : l’abside est peinte en bleu ; les voûtes sont ornées de doré ; les colonnes sont également dorées ; la nef est d’une teinte claire.

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Haïti : le pays soutenu par Entraide & Fraternité en 2026

Dans le cadre du Carême de partage consacré cette année à Haïti,

Bernadette et Pierre-Dominique RUYSSEN,

engagés à fond dans « Haïti-Farnières »,

seront nos invités

le mardi 10 mars, à 19h30,
à l’église de Trois-Ponts

Venez nombreux les écouter, ça fait du bien !

Haïti : semer et faire confiance

à la terre, au partenariat, aux jeunes

SOURCES : 174. LA VÉRITABLE PÉNITENCE 2

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. Le carême est un temps propice à la conversion, à l’approfondissement, à l’intériorité. Cessons de vivre à la surface, dans le superficiel et l’agitation. Où en sommes-nous dans notre recherche d’une vie pleine et féconde ? Aujourd’hui, voici quelques éléments du commentaire, par Olivier CLÉMENT, de la prière de saint Éphrem, présentée la semaine dernière.

La véritable pénitence 2

Seigneur et Maître de ma vie,
éloigne de moi l’esprit de paresse,
d’abattement,
de domination,
de vaines paroles.

« La paresse est la racine.
Le mot signifie l’oubli, poussé jusqu’à un véritable somnambulisme,
l’opacité, l’insensibilité au mystère,
ce que l’Évangile nomme la dureté du cœur et parfois sa lourdeur.

Cet état d’insensibilité spirituelle engendre l’abattement,
à la limite dégoût de vivre, désespérance, abandon au vide.
Toutes manifestations d’une époque d’enfants gâtés
qui veulent tout, tout de suite, et vite déçus,
se découragent et s’abandonnent au vertige du néant.

Il y a aussi des conduites de fuite.
La domination veut oublier le néant en hypertrophiant le moi.
Le moi gonflé de néant  détruit ou asservit les autres.
Il vide les autres de leur mystère et les fait graviter autour de son propre vide.
C’est l’autodéification du rien.

Les vaines paroles désignent les paroles qui chosifient l’autre
et le font infiniment lointain.
Mais aussi tout exercice de la pensée et de l’imagination
qui se retranche des forces de cœur,
qui devient un jeu autonome de la volonté de puissance ou des fantasmes. »

Olivier Clément, La prière du cœur, 1977.

OLIVIER CLÉMENT (1921-2009). Originaire du sud de la France, jeune professeur de lettres, il se convertit à la foi chrétienne et, à trente ans, reçoit le baptême dans l’Église Orthodoxe. Il se familiarise avec la pensée spirituelle et théologique russe en France dont le cœur est l’Institut de théologie Saint-Serge de Paris où il enseignera par la suite.

CLÉS POUR LIRE JEAN : 16. L’EAU VIVE

Clés pour lire l’évangile de Jean

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Jean. Aujourd’hui,  Jésus et la Samaritaine : Jn 4.

L’eau vive
« Qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif. » (Jn 4,14)

Dans la rencontre du Christ et de la Samaritaine, au puits de Jacob, c’est l’acte de puiser qui est mis en évidence. Un puits, c’est une source de vie, c’est de l’eau vive. Au bord du puits, Jésus nous attend pour nous donner l’eau vive, celle qui devient en nous « source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (4,14). Tel est le don de Dieu. « Si tu savais le don de Dieu » (4,10), nous dit Jésus. C’est ce savoir, cette connaissance qu’offre Jésus ou plutôt qu’il est lui-même. Le puits, c’est le Christ et son enseignement rapporté par les Écritures.

On comprend alors l’importance de l’acte de puiser et de la cruche. Tirer l’eau du puits, c’est étudier et méditer l’Écriture, la parole de Jésus rapportée par les Évangiles. C’est puiser à la source cette eau qui étanche la soif. « Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif » (4,14). La rencontre du Christ, et donc la foi en lui, telle est la source de vie.

Le puits de Jacob
« Le puits, auprès duquel Jésus fatigué s’assied, est un puits bien identifié, au pied du mont Garizim, de grande profondeur (32 m) ; son eau est toujours fraîche sous le soleil brûlant de midi. Ce puits est ici le support d’un symbolisme complexe. Il est attribué au patriarche Jacob à qui, selon la légende, lui avait fourni des eaux surabondantes qui montaient des profondeurs et jaillissaient devant lui. Le souvenir de Jacob était puissant dans la région de Sykar (Sichem) et le puits le plus fameux lui était associé. Le puits était don de Dieu.
Un autre sens était donné au puits dans le judaïsme. Il figurait la Loi ; ses eaux débordantes, venant des profondeurs, représentaient l’effusion de la sagesse de Dieu, qui donnait la connaissance et illuminait les cœurs. Pour Jean, la rencontre de Jésus joue ce rôle.
Pour les chrétiens, le puits, c’est aussi la fontaine baptismale d’où jaillit la vie éternelle, don de Dieu. » (Annie JAUBERT, Approches de l’Évangile de Jean, 1976)

Abbé Marcel Villers