Juslenville a fêté Augustin, son saint patron

C’est ce dimanche 12 septembre 2021 que la communauté de Juslenville avait choisi pour vivre un temps de fête autour de son saint patron Augustin.

Sans oublier tous ceux qui souffrent encore de la pandémie et des conséquences des inondations, nous avons voulu faire de cette célébration un moment de merci pour tout ce que nous avons vécu de bon au cours de l’année écoulée et notamment aussi la solidarité qui a explosé en ces moments de détresse…

Nous étions heureux de nous réunir enfin, nombreux, « en famille » le jour-même où Jésus nous propose de plonger en nous même pour répondre à sa question lancée dans l’évangile : « Et pour vous, qui suis-je ? »

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Histoire des missions : 23. Vatican II

23. Vatican II et l’activité missionnaire

C’est la première fois qu’un concile traite de l’activité missionnaire de l’Église ; le décret Ad gentes est promulgué, lors de la dernière session, le 7 décembre 1965. Ce texte a donné une nouvelle orientation à la mission. Il rappelle que l’Église est missionnaire de par sa nature elle-même. La mission est ainsi l’épiphanie, la manifestation du projet de Dieu. « Pour affermir la paix, autrement dit la communion avec lui, et pour établir la fraternité entre les hommes, Dieu décida d’entrer dans l’histoire humaine en envoyant son Fils dans notre chair. » (Ad gentes, n°3) Il ne s’agit plus d’imaginer la mission comme une conquête ou une opération d’expansion de l’Église de sorte qu’un jour, l’Église cesserait d’être missionnaire quand toute l’humanité l’aura rejointe. Pour le concile, une Église qui cesserait d’être missionnaire cesserait d’être l’Église de Jésus-Christ. C’est la fin de l’ère des missions au profit de celle de la mission.

La responsabilité missionnaire devient celle de tous les fidèles, celle de partager avec tous le don de Dieu et de permettre à tous les peuples d’accueillir son Règne. Néanmoins, des hommes et des femmes restent chargés d’un ministère qui est celui de toute l’Église : « marqués d’une vocation spéciale, doués d’un caractère naturel adapté, prêts à assumer l’œuvre missionnaire, ils partent dans la foi et l’obéissance vers ceux qui sont loin du Christ. » (Ad gentes, n°23) Le missionnaire ne part pas nécessairement dans un pays lointain ; il est envoyé au plus près des plus loin, d’ici et de partout. Du géographique, on passe au relationnel.

Plusieurs documents ultérieurs vont compléter ces perspectives, dans deux directions : la théologie du salut et le respect des religions. En 1967, Populorum progressio de Paul VI met en évidence la dimension libératrice de l’Évangile qui sera élaborée et mise en œuvre surtout par les épiscopats latino-américains : le combat pour la justice et la participation à la transformation du monde sont des dimensions constitutives de la mission de l’Église. L’ouverture aux diverses religions amène à les considérer non plus comme des rivales mais des compagnes de route. L’évangélisation se fait dialogue car l’Esprit est à l’œuvre à chaque époque et partout dans le monde, donc aussi dans les autres religions et leurs fidèles : « sa présence et son action ne concerne pas seulement les individus, mais la société et l’histoire, les peuples, les cultures, les religions », écrit Jean-Paul II dans Redemptoris missio (1990).

Abbé Marcel Villers

Clés pour lire l’évangile de Jean : 46. Le retour

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Jean. Nous poursuivons la lecture continue de l’évangile. Jésus enseigne dans le Temple : Jn 7, 31-36.

46. Le retour

« Je m’en vais vers celui qui m’a envoyé. Vous me chercherez et ne me trouverez pas » (Jn 7,33-34)

Si certains veulent se saisir de Jésus, beaucoup d’autres croient en lui à cause des signes qu’il a fait. Inquiètes, les autorités envoient des gardes pour arrêter Jésus. Voilà qui place Jésus dans la perspective de sa mort qui constitue un abîme infranchissable. « Vous me chercherez et ne me trouverez pas ; là où je suis, vous ne pouvez pas venir. » (7,34)

Les autorités interprètent cette parole de Jésus sur le plan spatial : il va quitter Jérusalem, partir chez les Grecs pour les enseigner. Quant à Jésus, par cette parole il annonce sa mort prochaine : « pour un peu de temps encore, je suis avec vous ; puis je m’en vais auprès de celui qui m’a envoyé » (7,33) Sa mort, Jésus l’interprète comme un retour auprès de son Père, Dieu qui l’a envoyé. Il vient de Dieu et retourne à Dieu, ainsi résume-t-il sa mission.

L’annonce du Christ chez les Grecs

 « Va -t-il partir chez les nôtres dispersés dans le monde grec, afin d’instruire les Grecs ? » (7,35) Face à la méprise des autorités de Jérusalem, l’ironie johannique éclate. En effet, sans le savoir, les autorités émettent une prophétie, car Jésus aura l’occasion d’enseigner les Grecs montés à Jérusalem à l’occasion de la Pâque (12,20) ; ces Grecs sont en fait des Juifs de la Diaspora ayant adopté la langue grecque. Alors que les Juifs cherchent à arrêter Jésus, les Grecs, pour leur part, désirent le voir (12,21). De plus, au moment de la rédaction de l’évangile selon Jean, la Parole du Christ s’est largement répandue parmi les Grecs. » (Jean-Pierre LÉMONON, Pour lire l’évangile selon saint Jean, 2020) En effet, la dispersion de communautés juives dans tout l’empire romain les amena à parler le grec et à devenir des pôles d’attraction pour les païens séduits par le monothéisme. S’appuyant sur ce réseau, les missionnaires chrétiens y annoncèrent le Christ et créèrent le premier réseau de communautés chrétiennes dans le monde gréco-romain.

Abbé Marcel Villers

Horaire et intentions des messes du 17 au 23 septembre 2021

Vendredi 17 septembre :

  • à 18h à la cathédrale Saint-Paul à Liège, fête de saint Lambert : messe et bénédiction du portail rénové ;
  • à 20h à Becco : veillée de prière.

Samedi 18 septembre :

  • à 16h à La Reid, fête de saint Lambert : messes fondées Saint-Fiacre II, Hautregard, Renier du Haptay ;
  • à 17h30 à Juslenville : ADAL pour Jean Doutrelepont.

Dimanche 19 septembre :

  • à 10h à Theux : messe pour Maurice Corne et sa famille ;
  • à 11h15 à Polleur : ADAL ;
  • à 11h à Hodbomont, fête de la Sainte-Croix : messe ;
  • à 11h15 à Oneux : ADAL pour les Anciens Combattants.

Mardi 21 septembre à 9h à Oneux : messe pour les Fondations Saint-Georges.

Mercredi 22 septembre à 9h à Becco : messe fondée James-Neurez et Piron-Barthélemy.

Jeudi 23 septembre à 15h au Home Franchimontois (Theux) : messes fondées De Marteau et famille, Derkenne, Houdrez, Servais.