Horaire et intentions des messes du 25 juin au 1er juillet 2021

Vendredi 25 juin à 20 h à Becco : veillée de prière et adoration

Samedi 26 juin à 17h30 à Juslenville : messe pour les défunts des familles Maréchal-Houyoux, messe fondée Parotte-Chefneux, Émile Parotte, Wathelet-Schwartz, Kaye-Simul, Royaux, Simon, Élise Bechet, Dehez, les âmes du Purgatoire, Thomson-Gustin, Grosdent-Gohy, Gohy-Poussart, Fonsny, famille Dalsette, Jacquemain-Dalsette.

Dimanche 27 juin à 10h à Theux, les Professions de Foi, messe fondée Boniver.

Mardi 29 juin à 9 h à Oneux : Fondations Saint-Georges.

Mercredi 30 juin à 9h à Becco : messe fondée Darchez.

Histoire des missions : 20. Au coeur des masses

20. Au cœur des masses

L’élan missionnaire de la fin des années 1940 pousse à inventer des formes d’apostolat adaptées à un milieu indifférent ou hostile au christianisme. Le fondateur des Petits Frères de Jésus, René Voillaume (1905-2003), propose en 1951, dans « Au cœur des masses », une nouvelle approche de la mission. Ce livre a eu une influence considérable dans la mesure où il a été lu et médité par quasi tout le clergé francophone des années 50 et 60. Le message spirituel qu’il délivre, dans le sillage de Charles de Foucauld, promeut l’idée d’une mission modeste, ramenée à un témoignage discret, voire silencieux, qui accepte l’enfouissement dans l’anonymat, au cœur des masses, et recourt d’abord à la prière. Le partage de la vie des plus pauvres prend le pas aussi bien sur la mission « par le haut », c’est-à-dire la formation et la conversion des élites, que sur la mission « par le bas », à force d’œuvres et de démonstrations publiques.

Les Petits Frères ou Petites Sœurs de Jésus décident de renoncer à toute forme de présence trop voyante dès lors qu’elle est ressentie comme agressive et fait obstacle à la rencontre de l’autre. À la mission conquérante succède ainsi l’expérience de l’humilité allant jusqu’à l’acceptation de l’inutilité, « seul, en bleu de travail, perdu au milieu de vos camarades du chantier ou appliqué en mission à d’humbles tâches de service ou de charité ». Le dénuement expérimenté au cœur des masses musulmanes où vivaient Voillaume et les Petits Frères depuis 1933 en Algérie, devient un modèle pour atteindre les masses ouvrières déchristianisées.[1]

« Nous vivons, écrivent les Petits Frères de Jésus, en petites communautés, que nous appelons “fraternités”, insérées dans les quartiers populaires ; nous essayons de partager au plus près la vie des gens simples, par le travail, le logement, des relations d’amitié, l’engagement dans la vie associative. L’Église nous a reconnus comme une Fraternité ayant une vie contemplative qui nous est propre, faite aussi bien du partage de la condition sociale de ceux et celles qui sont « sans nom et sans influence » que de l’adoration du Christ livré en nourriture pour la vie du monde. Comme le disent nos Constitutions, « les frères sont envoyés au milieu des gens non pour en devenir les pasteurs ou les guides, mais simplement pour être leurs frères. Cette communauté de vie est leur témoignage propre, leur participation à la mission de l’Église. »[2]

On va caractériser ce type missionnaire par un de ses traits : l’enfouissement. Cette logique de discrétion et d’immersion au cœur du monde va constituer, jusque dans les années 70, la forme privilégiée de la mission à une époque où l’Église a perdu son impact sur la société et pensait devoir se faire pardonner son triomphalisme d’hier.

Abbé Marcel Villers
Illustration : deux Petits Frères dans la banlieue d’Alger (1964)

[1] Claude Prudhomme, Le grand retour de la mission ?, in Vingtième siècle. Revue d’histoire, 66, avril-juin 2000. [2]https://petitsfreresdejesus.com/nosfraternites/europe/

Clés pour lire l’évangile de Jean : 33. Dieu est esprit

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Jean. Nous poursuivons la lecture continue de l’évangile. Jésus se révèle à la Samaritaine : Jn 4, 16-30.

33. Dieu est esprit

« Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité. » (Jn 4,23)

Où est la vraie demeure de Dieu ? où se trouve le vrai Dieu ? Jésus refuse toute localisation de Dieu. Au nom même de l’identité de Dieu : « Dieu est esprit » (4,24). Dieu n’est pas localisable dans un territoire ou un sanctuaire. Dieu n’appartient pas au monde des objets, échappe à toute localisation, à toute maîtrise par l’homme.

« L’heure vient, dit Jésus, où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer Dieu. » (4,23) Car Dieu n’est nulle part dans l’espace extérieur. Il est au-delà de tout ce que nous pouvons manipuler, dire et penser. « Dieu est esprit. » (4,24) En intériorisant le culte, Jésus rend Dieu universellement reconnaissable. Il ne peut être enfermé dans un lieu, un territoire, ni même une religion. Il est l’au-delà de tout. Son seul lieu, c’est le cœur de l’homme, celui des « vrais adorateurs, ceux qui adorent en esprit et vérité. » (4,24)

Le mont Garizim

« Juifs et Samaritains se réclament de la Loi de Moïse, mais ils n’en donnent pas la même interprétation. Les Samaritains s’en tiennent à la seule Torah dont ils font une lecture littéraliste ; ils ignorent les prophètes. Face à Jérusalem, en 332 avant J.-C., les Samaritains ont érigé leur propre temple sur le mont Garizim. Or, celui-ci est détruit par Jean Hyrcan en 129 avant J.-C. Le geste de Jean Hyrcan provoque une rupture radicale entre Samaritains et Juifs. Dès lors, des populations qui, jusqu’alors avaient vécu côte à côte, deviennent rivales, bien plus, ennemies. Les Samaritains, tout comme les Juifs, s’estiment les seuls dépositaires de l’héritage mosaïque. Ils attendaient un Prophète qui restaurera le temple sur le Garizim, rétablira le culte sacrificiel et obtiendra sa reconnaissance par les païens. » (Jean-Pierre LÉMONON, Pour lire l’évangile selon saint Jean, 2020)

Abbé Marcel Villers

Fête de saint Jean-Baptiste

Ce dimanche, nous fêtons saint JEAN-BAPTISTE

Il y a quelques années, nous avons adopté saint Jean-Baptiste comme guide, référence et saint patron de notre Unité paroissiale. Outre le fait qu’il soit un modèle de foi et de conviction, qu’il soit celui qui annonce la venue du Christ, l’ancienne chapelle du château de Franchimont lui était dédiée. Il y a donc déjà bien longtemps qu’il est, de chez nous, « en-la-fenêtre-de-Theux » !

Le projet pastoral est inscrit dans la charte de notre UP, « texte de référence qui nous appelle à incarner au mieux les valeurs évangéliques, là où vivent nos communautés locales, là où chacun demeure » (*Cf le texte de notre Curé dans le « Semence d’Espérance » du mois de juin 2021).

Nous avons choisi de le célébrer le dimanche le plus proche de la fête de la nativité de Jean-Baptiste, le 24 juin. Cette année, ce sera ce dimanche 20 juin.

Et voici ce que nous vous proposons :

  • de prier les Laudes en l’ancienne chapelle du château de Franchimont à 8h30 ; rendez-vous à 8h15 devant l’église pour covoiturage ;

  • pour ceux qui le souhaitent, retour à pied en pèlerinage vers l’église de Theux  (à l’arrivée : petits biscuits et café !) ;

  • à 10h, messe en Unité paroissiale dans l’église de Theux (seule messe du week-end !).

Puisque l’élargissement des mesures sanitaires nous permet de nous rencontrer plus nombreux, malgré toujours le port du masque, la désinfection des mains et la distanciation sociale, venez nous rejoindre pour un moment de fraternité.

Nous prierons et rendrons grâce ensemble !

Nous vous attendons.

M. le Curé
et les membres du Conseil d’Unité pastorale