Horaire et intentions des messes du 24 au 30 janvier 2020

Vendredi 24 janvier à 20h à Becco : veillée de prière (merci de prendre contact au 0475 27 88 28).

Samedi 25 janvier à 16h à Theux, Sainte-Joséphine : messe fondée Buche-Gonay, Simon-Piret, Lallemand-Paulus, Lejeune-Zoude-De Pinto, Close-Cornet-Mathonet-Delrée, De Pinto-Moureaux-Gheur, Cordonnier, St-Sacrement et Dandrimont.

Mardi 28 janvier à 10h30, à Theux, Sainte-Joséphine : temps de prière et d’adoration.

Dimanche 26 janvier :

  • à 9h à Juslenville : Sacré Dimanche ;
  • à 10h à Theux : messe pour la famille Jacob-Laboureur, Ninette et Jean-Jacques Dropsy et familles, pour les familles Emonts et Schyns.

Mercredi 29 janvier à 9h à Becco : messe pour Yvonne Dumont et sa famille, pour Simone et Jules Gavray-Minguet et parents défunts.

ART ET FOI – Saint Antoine, ermite, fêté le 17 janvier

ANTOINE LE GRAND (251-356)

Ermite et abbé en Haute-Égypte. Père des moines

Invoqué pour la race porcine et contre le « zona » appelé populairement « feu de Saint Antoine » ; contre le « mal des Ardents », sorte d’épilepsie causée par l’ergot du seigle.

Description et interprétation du panneau du plafond de la nef de l’église de Theux (1630)

Le saint est vêtu d’une robe de bure recouverte d’une cape avec capuchon, c’est l’habit des Antonins, moines d’une abbaye du Dauphiné qui passent pour avoir reçu, au XIe s., les reliques de saint Antoine, d’où leur nom d’Antonins. Cet ordre se spécialisa dans l’accueil fait aux personnes atteintes de maladies contagieuses et essaima contribuant ainsi à répandre le culte d’Antoine, devenu un saint guérisseur de la peste, la gale et autres infections (Michel PASTOUREAU et Gaston DUCHET-SUCHAUX, La Bible et les saints, Paris, 2017, p.68-69).

Sur le panneau, Antoine contemple une croix, signe de pénitence, et lit les Écritures où il puise la force de vaincre les tentations.
Sur la tablette devant lui, on voit une clochette. Derrière lui, on aperçoit la tête d’un animal avec le groin caractéristique du porc, mais avec une longue corne (référence au diable) qui se développe à partir du sommet du crâne. A partir du Moyen-Âge, le cochon – image du tentateur – accompagne Antoine dans l’iconographie occidentale.
La clochette et le cochon évoquent l’interdiction faite aux porcs d’errer librement dans les rues, à l’exception de ceux des Antonins reconnaissables à leur clochette.

Devenu orphelin, Antoine, jeune chrétien de Haute-Égypte, venait d’hériter des biens de sa famille quand, en entrant dans une église, il entendit ces paroles : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres, et suis-moi (Mt 19,21). Antoine, âgé de vingt ans, obéit à cette parole de Jésus. « Il va alors vivre en ermite dans un sépulcre désaffecté. Aussitôt commencent de violents combats contre le démon qui le tentera toute sa vie ; ce qui a donné naissance à l’iconographie des tentations de saint Antoine, surtout au XVe s.
A trente-cinq ans, il s’enfonce seul dans le désert à la recherche d’une solitude parfaite ; pendant vingt ans, il occupe un fortin abandonné. Sa réputation de sainteté lui amène de nombreux disciples, si bien qu’il va fonder pour eux plusieurs monastères sur les rives du Nil. Il devient ainsi le Père des moines cénobites. En 311, il est à Alexandrie, où il combat l’hérésie arienne et encourage les chrétiens persécutés par les Ariens. Il meurt dans une caverne du désert, âgé de cent cinq ans. Son influence fut immense grâce surtout à sa célèbre « Vie » écrite par son ami saint Athanase, évêque d’Alexandrie (326-373) » (Missel romain quotidien, Hautecombe, 1961).

Abbé Marcel Villers
Illustration : plafond de l’église de Theux (photo IRPA)

Clés pour lire l’évangile de Matthieu 8. Au bord de la mer

Dans cette série hebdomadaire (parution le mercredi matin), nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Matthieu. Cette semaine : Mt 4, 12-17.

8. Jésus au bord de la mer

Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm. (Mt 4, 13)

Nazareth, c’est le village, la famille, les amis. Jésus quitte tout cela : son pays, sa parenté, ses repères. Pour habiter au bord de la mer, là où l’espace s’ouvre et le multiple se vit. Capharnaüm, route de la mer, Galilée des nations ! Une région considérée comme païenne et idolâtre, peuplée d’étrangers de toutes sortes.

Matthieu sait que Jésus a œuvré en Galilée ; ce fait, il va le charger d’un sens fort qu’il va puiser dans sa méditation du prophète Isaïe (8, 23-9,1). « Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. » (4, 15-16) C’est l’espoir d’un rassemblement de tout le peuple de Dieu, alors exilé et dispersé, qu’annonce Isaïe en son temps et que Matthieu voit réalisé par Jésus dans cette Galilée, symbole de la destination universelle de la lumière qu’est l’Évangile.

Capharnaüm

« Ville de Galilée sur le lac de Génésareth, Capharnaüm est une ville frontière entre la Galilée d’Hérode Antipas et les territoires (à l’est du lac) de son frère Philippe. La ville possède un bureau de douane ou de péage, des fonctionnaires royaux, une garnison romaine. Jésus en fit le centre de son activité galiléenne. Il y habita tout comme Pierre et André. Il y enseigna à la synagogue et y réalisa de nombreuses guérisons. Mais il maudit la ville pour son incrédulité. Sa localisation a été controversée, mais elle est aujourd’hui située à Tell-Hum, à 4 km à l’ouest de l’embouchure du Jourdain dans le lac. » (CHOURAQUI André, L’univers de la Bible, tome VIII, Paris, 1985) Dans la langue familière, un capharnaüm désigne un lieu où règne la confusion et le désordre, à l’image de la ville multiculturelle et composite de l’époque de Jésus.

Abbé Marcel Villers