Clés pour lire l’évangile de Marc : 28. Des brebis sans berger

Clés pour lire l’évangile de Marc

Dans cette série hebdomadaire (parution le mercredi matin), nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Marc. Cette semaine : Mc 6,30-34 du 16e dimanche du temps ordinaire.

28. Des brebis sans berger

Il fut saisi de compassion envers eux et se mit à les enseigner. (Mc 6,34)

L’enseignement de Jésus, sa parole, est la manifestation de sa « compassion » envers la foule. Curieux remède à la quête de ces gens « sans berger » ! Sauf si on entend par « parole », l’évangile que nous lisons chaque dimanche, cette « bonne nouvelle » qui comble l’homme en quête de sens et de vie.

Comparée à des brebis sans berger, cette foule dispersée et disparate, Jésus la rassemble et la nourrit par la puissance de sa parole qui naît de sa « compassion ». On traduit ainsi un terme qui, en hébreu, désigne le sein maternel, l’utérus, siège de la tendresse d’une mère pour ses enfants. La compassion de Jésus est cette émotion qui monte des profondeurs physiologiques : il est remué aux entrailles devant la souffrance des hommes. Nous est ainsi révélé l’amour maternel de Dieu pour ses enfants.

Brebis, berger et pâturage

La première mission du berger est d’être un rassembleur. Lorsqu’au petit matin, le berger ouvre la porte de l’enclos où les brebis ont passé la nuit, il pousse son cri de ralliement. Aussitôt les brebis se pressent à la porte. Elles ont reconnu sa voix et se rassemblent autour de lui qui va les mener vers les eaux tranquilles et les verts pâturages.

La symbolique biblique est claire : le berger est la figure du roi qui rassemble, dirige et conduit son peuple. Les prophètes ont annoncé un successeur du roi par excellence qu’était David et qui sera pasteur de son peuple à la manière de Dieu lui-même. Ce bon berger tant attendu est le Messie qui prendra soin de toutes ses brebis, particulièrement celles qui sont perdues ou malades. (Ez 34)

S’articulent, dans la figure du berger, celles du roi et du serviteur. Faire paître le troupeau à la manière de Dieu, c’est montrer une immense prévenance pour les brebis les plus faibles, se mettre à leur service, et ainsi être roi. Telle est bien la conception que se fait Jésus du Messie. (Philippe BACQ, Un goût d’Évangile, 2006)

Abbé Marcel Villers

 

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Clés pour lire l’évangile de Marc : 27. Un bâton, des sandales

Clé pour lire l’évangile de Marc

Dans cette série hebdomadaire (parution le mercredi matin), nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Marc. Cette semaine : Mc 6,7-13 du 15e dimanche du temps ordinaire.

27. Un bâton, des sandales

Il commença à les envoyer en mission deux par deux. (Mc 6,7)

« Deux par deux ». Ce choix correspond à la pratique de l’Église primitive qui envoie Pierre et Jean en Samarie (Ac 8,14), Barnabé et Paul à Chypre (Ac 13,2). C’est qu’il fait bon marcher à deux, car cela favorise l’entraide et la sécurité. Et puis, on ne peut porter seul la nouveauté de l’Évangile. Lorsque l’un des deux dira le message, on regardera l’autre car on ne rend témoignage qu’ensemble.

« Il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton… Mettez des sandales. » (6,8-9) C’est le minimum pour voyager, mais surtout le bâton et les sandales sont à relier « avec la symbolique de la pâque juive, qu’on doit manger « reins ceints, sandales au pied et bâton à la main » (Ex 12,11), c’est-à-dire en toute hâte, prêt pour le départ. Dans la tradition rabbinique, on retrouve cette manière de s’équiper pour se préparer à la venue du Messie. » (Camille FOCANT, L’évangile selon Marc, 2010, p.229)

Le radicalisme itinérant

Parmi les divers mouvements nés de l’action de Jésus, le christianisme itinérant se caractérise par l’accent mis sur le caractère radical de l’appel à suivre Jésus : « Va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres. Puis viens et suis-moi. » (Mc 10,21) C’est le cas des Douze qui ont tout quitté, maison, famille, profession pour répondre à l’appel de Jésus. (Mc 10,28-30)
Pour une partie des premiers chrétiens, vivre à la suite de Jésus, c’est poursuivre son œuvre de prédication itinérante sur le modèle du Jésus galiléen qui annonçait la venue du Règne de Dieu sur les chemins et dans les villages. De même, ces chrétiens radicaux sont allés dans les rues et sur les places, proclamant le Royaume, publiant le récit des actes que Jésus avait accomplis, guérissant les malades et chassant eux-mêmes les démons. (François VOUGA, A l’aube du christianisme, 1986) Ce type de christianisme est la source de la figure du missionnaire.

Abbé Marcel Villers

 

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Horaire et intentions des messes du 14 au 31 juillet 2018

Samedi 14 juillet

  • à 16h à Theux, Sainte-Joséphine : messe fondée Denoël
  • à 16h à Desnié : messe fondée H.G. JOB et famille, Edmond Chalsèche, son épouse Léa Piette, sa fille Liliane et parents défunts
  • à 18h à Oneux : messe pour les Fondations Saint-Georges, les époux Libin-Bocken, les défunts des familles Maréchal et Houyoux.

Dimanche 15 juillet à 10h à Theux : messe pour les famille Jacob-Laboureur et Tiquet-Walthéri, pour Mme Laurence Ernst-Remacle et famille.

Mercredi 18 juillet à 9h à Becco : messe à une intention particulière.

Samedi 21 juillet

  • à 11h à Theux : Te Deum à l’occasion de la Fête nationale
  • à 16h à Theux, Sainte-Joséphine : messe fondée Boniver
  • à 16h à La Reid : messes fondées Jean Palla et Hautregard, pour André Defossé et famille
  • à 17h30 à Juslenville : messe pour les défunts des familles Rogister et Gavage.

Dimanche 22 juillet

  • à 10h à Theux: messe pour Alex Gonay et les défunts des familles Gonay-Caro et Bredo-Gason, pour les enfants baptisés au cours du mois de juillet
  • à 11h15 à Polleur: messe fondée pour les familles Leclercq, Magis, Marck, Raxhon, Warlet et Willems, pour les époux Louis Deblon-Deblon et leurs enfants Hélène et Michel, Joseph et Arthur Gotta, Gilbert et Malou, Emile-Jean Etienne.

Mercredi 25 juillet à 9h à Becco : messe pour les époux Gillet-Cerfontaine.

Samedi 28 juillet à 16h à Theux, Sainte-Joséphine : messe fondée Demarteau et famille.

Dimanche 29 juillet à 10h à Theux : messe pour Joseph et Amélie Peutat et Auguste, Maria Féchir-Bertrand.

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