SOURCES : 174. LA VÉRITABLE PÉNITENCE 2

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. Le carême est un temps propice à la conversion, à l’approfondissement, à l’intériorité. Cessons de vivre à la surface, dans le superficiel et l’agitation. Où en sommes-nous dans notre recherche d’une vie pleine et féconde ? Aujourd’hui, voici quelques éléments du commentaire, par Olivier CLÉMENT, de la prière de saint Éphrem, présentée la semaine dernière.

La véritable pénitence 2

Seigneur et Maître de ma vie,
éloigne de moi l’esprit de paresse,
d’abattement,
de domination,
de vaines paroles.

« La paresse est la racine.
Le mot signifie l’oubli, poussé jusqu’à un véritable somnambulisme,
l’opacité, l’insensibilité au mystère,
ce que l’Évangile nomme la dureté du cœur et parfois sa lourdeur.

Cet état d’insensibilité spirituelle engendre l’abattement,
à la limite dégoût de vivre, désespérance, abandon au vide.
Toutes manifestations d’une époque d’enfants gâtés
qui veulent tout, tout de suite, et vite déçus,
se découragent et s’abandonnent au vertige du néant.

Il y a aussi des conduites de fuite.
La domination veut oublier le néant en hypertrophiant le moi.
Le moi gonflé de néant  détruit ou asservit les autres.
Il vide les autres de leur mystère et les fait graviter autour de son propre vide.
C’est l’autodéification du rien.

Les vaines paroles désignent les paroles qui chosifient l’autre
et le font infiniment lointain.
Mais aussi tout exercice de la pensée et de l’imagination
qui se retranche des forces de cœur,
qui devient un jeu autonome de la volonté de puissance ou des fantasmes. »

Olivier Clément, La prière du cœur, 1977.

OLIVIER CLÉMENT (1921-2009). Originaire du sud de la France, jeune professeur de lettres, il se convertit à la foi chrétienne et, à trente ans, reçoit le baptême dans l’Église Orthodoxe. Il se familiarise avec la pensée spirituelle et théologique russe en France dont le cœur est l’Institut de théologie Saint-Serge de Paris où il enseignera par la suite.

CLÉS POUR LIRE JEAN : 16. L’EAU VIVE

Clés pour lire l’évangile de Jean

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Jean. Aujourd’hui,  Jésus et la Samaritaine : Jn 4.

L’eau vive
« Qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif. » (Jn 4,14)

Dans la rencontre du Christ et de la Samaritaine, au puits de Jacob, c’est l’acte de puiser qui est mis en évidence. Un puits, c’est une source de vie, c’est de l’eau vive. Au bord du puits, Jésus nous attend pour nous donner l’eau vive, celle qui devient en nous « source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (4,14). Tel est le don de Dieu. « Si tu savais le don de Dieu » (4,10), nous dit Jésus. C’est ce savoir, cette connaissance qu’offre Jésus ou plutôt qu’il est lui-même. Le puits, c’est le Christ et son enseignement rapporté par les Écritures.

On comprend alors l’importance de l’acte de puiser et de la cruche. Tirer l’eau du puits, c’est étudier et méditer l’Écriture, la parole de Jésus rapportée par les Évangiles. C’est puiser à la source cette eau qui étanche la soif. « Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif » (4,14). La rencontre du Christ, et donc la foi en lui, telle est la source de vie.

Le puits de Jacob
« Le puits, auprès duquel Jésus fatigué s’assied, est un puits bien identifié, au pied du mont Garizim, de grande profondeur (32 m) ; son eau est toujours fraîche sous le soleil brûlant de midi. Ce puit est ici le support d’un symbolisme complexe. Il est attribué au patriarche Jacob à qui, selon la légende, il avait fourni des eaux surabondantes qui montaient des profondeurs et jaillissaient devant lui. Le souvenir de Jacob était puissant dans la région de Sykar (Sichem) et le puits le plus fameux lui était associé. Le puits était don de Dieu.
Un autre sens était donné au puits dans le judaïsme. Il figurait la Loi ; ses eaux débordantes, venant des profondeurs, représentaient l’effusion de la sagesse de Dieu, qui donnait la connaissance et illuminait les cœurs. Pour Jean, la rencontre de Jésus joue ce rôle.
Pour les chrétiens, le puits, c’est aussi la fontaine baptismale d’où jaillit la vie éternelle, don de Dieu. » (Annie JAUBERT, Approches de l’Évangile de Jean, 1976)

Abbé Marcel Villers

Vie paroissiale Juslenville-Oneux – Mars 2026

Bonjour, chers paroissiens dans et hors les murs,

Voici donc le Vie paroissiale de mars, qui est principalement axé sur Haïti, principal bénéficiaire du Carême de partage.

Deux éléments à ce sujet :

  1. Puisque l’on se concentre sur Haïti, il est logique que l’on ait demandé à Luc Daele de venir témoigner des actions menées par l’asbl Theux/St-Michel en Haïti ; il le fera a deux reprises :
    – le 7 mars lors de l’office ouvert à tous,
    – le 14 mars, après la messe, lors de l’animation KT des Professions de Foi
  2. Si vous ne pouvez venir aux messes des 14 et 28 mars et ne pourrez donc participer aux collectes du carême de partage, je vous propose d’effectuer votre ou vos virement(s) au compte BE68 0000 0000 3434 d’Entraide et Fraternité ; n’oubliez pas qu’il faut atteindre, sur l’année 2026, 40€ de virement pour bénéficier de la déduction fiscale…🙂

Bon chemin de Carême vers Pâques et, dans trois semaines, bon début de printemps !

Jean-Lou

Semence d’Espérance de mars-avril 2026 est disponible !

Cette fois encore, c’est une peinture de Macha Chmakoff que Marie-Pierre Polis a choisi de nous commenter pour ce temps de Carême et de Pâques. Cette couverture froide et bleue avec une pointe de blanc qui annonce la Résurrection est l’introduction à toute une série d’articles passionnants et à des invitations nombreuses, réjouissantes et nous permettant d’approfondir notre foi.

Merci à toute l’équipe de Semence d’Espérance pour ce nouveau numéro de notre bimestriel favori !

Rendez-vous sur la page Semence d’Espérance pour télécharger le numéro OU dans votre église pour emporter votre exemplaire « papier ».