13, ça se fête ! – Écho du Souper des Hauteurs 2019

Le samedi… 13 avril dernier, le Souper des Hauteurs a connu sa 13ème édition -une date que nous ne pouvions manquer de relever. Environ 85 personnes ont participé à cette soirée, toujours très conviviale, autour des chiffres 1, 3 et 13 dispersés sur les tables et sur la scène.

Le froid extérieur était intense, bien différent de l’agréable douceur connue en 2018, où nous avions pu prendre l’apéritif dehors ; mais la chaleur des cœurs, des conversations et des rires a largement balayé le vent du nord.

Deux innovations ont amusé et intrigué les participants : au lieu d’un panier garni, c’était, cette fois, un grand sac de jute qu’il fallait soupeser ; que contenait-il ? Impossible de le savoir, mais c’était fragile, il s’agissait donc d’être prudent en le soulevant. C’est Jacques Delcour qui a eu la main la mieux exercée à la balance, et est donc reparti avec une « machine à soupe » dont tous les utilisateurs s’accordent à dire qu’elle facilite la vie et rend la préparation d’une soupe d’une simplicité désarmante. Bravo, Jacques !

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Témoins de la foi : l’abbé Pierre Simons et le Rwanda (3)

Il y a vingt-cinq ans, l’horreur des massacres et de la haine au Rwanda nous frappaient de consternation. Depuis de nombreuses années, dans notre paroisse de Theux et dans l’Unité pastorale, nous connaissions et soutenions l’abbé Pierre Simons et son orphelinat établi à Nyanza, puis à Cyotamakara. Avec ses enfants, il a alors subi l’épouvante. Grâce à Dieu, il a pu échapper.

Souvenons-nous !

Abbé Marcel Villers

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Suite et fin de l’histoire

Il y a 25 ans, l’abbé Pierre Simons dans la tourmente de 1994 au Rwanda

Mort et résurrection

Une troisième fois, l’abbé Simons doit tout recommencer. Début 1995, il rejoint Cyotamakara et on reconstruit tout petit à petit. Les soutiens sont nombreux et importants, venant de Suisse, d’Allemagne, de La Calamine, de Theux et de nombreux autres coins. Mais les besoins sont immenses. À la suite de la guerre, du génocide et de la fuite de nombreux Rwandais, les orphelins et les enfants non-accompagnés sont légion et errent seuls dans les rues des villes, soit que leurs parents aient été massacrés, soit qu’ils aient fui dans les pays voisins. La population rassemblée au Home ne cesse de croître. Petit à petit, le pays se réorganise et le Home Don Bosco de Cyotamakara retrouve une population supportable.

En 2012, coup de tonnerre, le gouvernement, opposé depuis toujours aux orphelinats considérés comme contraires à la culture rwandaise, « décide de fermer en 2013 tous les homes – plus d’une trentaine – avec comme slogan : « Un enfant, une famille ! » Mais il y a les « sans adresse », c’est-à-dire les enfants trouvés isolés à la fin du génocide de 1994. Ce sont devenus de grands jeunes gens qui fréquentent l’école secondaire. À leur âge, ils n’accepteront jamais d’être placés dans une famille avec laquelle ils n’ont aucun lien de parenté. La solution qui se dégage est de transformer l’orphelinat en un Home pour étudiants dépendant de la paroisse de Ruyenzi où se trouve l’école secondaire.

L’abbé Simons rentre en Belgique en mai 2013. Il réside à La Calamine où il est nommé prêtre auxiliaire. Mais, quelques mois plus tard, en janvier 2014, en accord avec Mgr Rukamba, évêque de Butare, il rentre au Rwanda et s’installe au Home à Cyotamakara. Mais, en janvier 2018, il faut s’incliner, le Ministère de la famille voulant à tout fermer tous les homes pour orphelins au Rwanda. Le Home est fermé le 11 juillet. L’abbé Simons est nommé à Save où il rendra service à la paroisse, aux communautés de religieuses et aux écoles nombreuses sur place. Cyotamakara est remis aux Bénédictins de Gihindamuyaga pour en faire un prieuré ou une école.

C’est un homme et un prêtre hors du commun que cet abbé Pierre Simons.  Depuis 50 ans, il est présent et actif au service des enfants et de la jeunesse abandonnée du Rwanda.  Il est passé par bien des épreuves, mais toujours son énergie, sa foi et son espérance indéfectibles ont triomphé.

                                                                           Abbé Marcel Villers
2 avril 2019

Mgr Delville écrit à Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris

À la suite à l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, Mgr Delville a exprimé sa sympathie à l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, en ces termes : 

Cher Michel,

Reçois l’expression de toute ma douleur devant l’incendie de Notre-Dame de Paris, ce 15 avril 2019. À Liège, nous avons vibré en union avec Paris, quand nous avons appris le drame de ta cathédrale, après la prière œcuménique que je présidais, ce lundi saint, en mémoire des martyrs de notre époque.

La cathédrale de Paris vit un martyre, l’Église de France aussi. Les chrétiens de Belgique, et ceux du monde entier, se sentent touchés dans leur foi par cette tragédie. Cette cathédrale, témoignage de la foi, est aussi un point culminant du génie humain, au cœur de la ville.

J’espère que le mouvement de solidarité qui se manifeste autour de l’édifice meurtri ouvrira les cœurs au message d’amour qu’il incarne et contribuera à sa résurrection dès que possible.

Avec toutes mes amitiés.

Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

Mgr Michel Aupetit, à l’époque évêque de Nanterre, à la cathédrale Notre-Dame de Paris : on voit, dans le fond, l’autel et la croix qui ont été (miraculeusement ?) épargnés par l’incendie du 15 avril 2019.

Illustrations : Pixabay CC0 pour la cathédrale – Wikipédia CC0 pour la photo de Mgr Aupetit