Horaire et intentions des messes du 27 février au 5 mars 2026

Vendredi 27 février à 15h à Theux, Belvédère : messe aux intentions des résidents et de leurs familles.

Samedi 28 février à 17h30 à Juslenville : messe pour Jules Maréchal et les défunts des familles Maréchal et Houyoux ; pour Simone et Jules Gavray.

Dimanche 1er mars : 

  • à 10h à Theux : messe pour les défunts du mois écoulé et leurs familles ; messe fondée Boniver, De Marteau et famille, Derkenne, Houdrez, Servais ; pour Nicole Lepièce ;
  • à 11h15 à Jehanster : messe pour Bruno Groulard et pour la famille d’Edgard et Janine Grosjean-Ledent.

Mardi 3 mars à 9h à Oneux : messe pour les Fondations Saint-Georges.

Mercredi 4 mars à 9h (Laudes à 8h45) à Becco : messe fondée Pauly, Bolmain et Maréchal ; pour Madame de Villenfagne et toute sa famille au ciel et sur la terre.

HOMÉLIE CARÊME 2026 THEUX : 1. LE FILS

PREMIER DIMANCHE DU CARÊME A. Gn 2-3 ; Mt 4,1-11.

« Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre.»
Rappel de notre véritable condition qui donne sens au carême.

40 jours pour revenir à l’essentiel, à ce que nous sommes en vérité, lorsque nous enlevons les masques qui nous dissimulent aux autres comme à nous-mêmes, lorsque nous arrêtons de nous fuir dans l’agitation et le divertissement.

Le carême, temps du retour à la vérité sur nous-mêmes, temps de discernement : qui suis-je ? qu’est-ce que cette vie que je mène ? où cela me conduit-il ? Et Dieu dans ma vie ?

Les tentations de Jésus au désert mettent en scène une réalité intérieure et permanente pour le chrétien, pour tout homme. Que ce soit le serpent ou le diable, nous sommes face à des ennemis dont le champ de bataille est notre âme. Nous sommes en lutte contre ces Puissances occultes, ces Forces des ténèbres qui peuplent notre cœur. Nous partageons cet aveu de St Paul : ce que je veux, je ne le fais pas, mais ce que je hais, je le fais. L’être humain est contradiction, ce qui le rend fragile et donne prise au tentateur.

Au commencement : Adam, né du souffle de Dieu et de la poussière du sol. Tout est dit. L’être humain est contradiction. Être mixte, mêlé de ciel et de terre, tiraillé entre les deux. Tenté de refuser ce qu’il est : une créature, un être dépendant et limité, qui reçoit sa vie d’un autre, de Dieu. Le péché fondamental, dont dérivent tous les autres, est le refus d’être ce que nous sommes : une créature, Fils de Dieu mais pas Dieu.

Le carême invite au discernement, celui de nos limites.
Souviens-toi que tu es poussière et que tu redeviendras poussière.

Notre tentation majeure est la toute-puissance. Comme Adam, nous voulons jouir sans limite et nous arroger le pouvoir de décider seul du bien et du mal. Cette tentation traverse toute l’histoire humaine et l’actualité nous en donne des exemples évidents : le fanatisme et sa prétention à détenir la vérité absolue ; la griserie du pouvoir jusqu’à se prendre pour le maître du monde ; l’accaparement des richesses qui détruit la planète et creuse les inégalités. Ces tentations concernent aussi chacun de nous, qui cherchons à nous gaver d’avoir, de savoir et de pouvoir.

En résistant aux tentations majeures, Jésus nous apprend à être homme, c’est-à-dire à accepter notre condition de créature et notre dépendance. Nous ne sommes pas des dieux comme le susurrait le serpent à Adam et Ève, comme le diable l’insinuait à Jésus. Le chemin que dessine Jésus est celui de l’humaine condition, autrement dit de l’humilité. Car l’homme ne vit pas seulement de pain,« mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.»

Abbé Marcel Villers

Illustration : détail de Botticelli « Tentations du Christ », 1481

SOURCES : 172. LES TROIS DU CARÊME

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. Le carême est un temps propice à la conversion, à l’approfondissement, à l’intériorité. Cessons de vivre à la surface, dans le superficiel et l’agitation. Où en sommes-nous dans notre recherche d’une vie pleine et féconde.

Les trois du carême

« Pour que nos prières puissent prendre plus facilement leur essor
et parvenir jusqu’à Dieu,
il faut leur donner les deux rites de l’aumône et du jeûne.

Notre prière, appuyée sur l’humilité et la charité,
sur le jeûne et l’aumône,
sur l’abstinence et le pardon des injures,
sur le soin que nous aurons de faire
le bien au lieu de rendre le mal,
d’éviter le mal et de pratiquer le bien. »

Le fonds de l’affaire est le lien établi entre les trois pratiques.

« Ces pieuses aumônes et ce jeûne frugal
sont les ailes qui aideront nos prières à monter vers le ciel. »
Saint Augustin relie les trois activités du jeûne, de la prière et de l’aumône.
.Le carême ne doit pas être un temps de prière avant tout
mais la période qui l’enrichit car elle donne l’aliment
dont elle a besoin pour s’élever.

Que toujours, elle s’abstienne de haine et qu’elle se nourrisse constamment d’amour. »

Saint Augustin, Sermons de carême.

AUGUSTIN D’HIPPONE (354-430), converti au christianisme par saint Ambroise de Milan, retourne en Afrique du Nord et y devient prêtre, puis évêque. Il a composé une œuvre immense de théologien comme de prédicateur. Il eut une influence prépondérante dans la pensée chrétienne occidentale.

CLÉS POUR LIRE MATTHIEU : 14. LE COMBAT DU FILS

Clés pour lire l’évangile de Matthieu

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Matthieu. Cette semaine : Mt 4, 1-11 du 1er dimanche du carême.

Au désert, le combat du Fils
Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu… » (Mt 4, 3)

La vie chrétienne implique un combat, une lutte. Les tentations de Jésus sont représentatives des épreuves, des combats de l’homme de foi. Ce récit met en scène une réalité intérieure et permanente vécue par Jésus et le chrétien à sa suite.
Le démon cherche à installer la contradiction entre Jésus et Dieu, à placer un coin entre eux, à faire une brèche dans leur communion pour arriver à séparer Jésus et son Père.  Le démon installe le doute : « si tu es le Fils de Dieu… » Autrement dit, « en es-tu si sûr ? que Dieu te le prouve ! teste-le ! » Mais Jésus refuse : « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » (4, 7)
La stratégie du démon avait réussi avec Adam et Ève, elle échoue avec Jésus. L’arme décisive de sa victoire : l’obéissance, la communion à la Parole de Dieu, son Père. Il est bien le Fils dont « la nourriture est de faire la volonté de son Père » (Jn 4, 34). Car « ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (4, 4) C’est dans la communion des volontés de Dieu et de l’homme qu’est le salut.

Tentations de Jésus, tentations d’Israël
« Jésus est Fils de Dieu en tant qu’il réalise par sa soumission au Père, l a vocation d’Israël, fils de Dieu. Aussi, Jésus répond-il au tentateur par des versets du Deutéronome qui font écho à l’expérience d’Israël au désert : expérience d’une manne de misère aiguisant la faim de la Parole (Dt 8, 3), triste expérience du doute à l’égard de la puissance divine (Dt 6, 16), expérience chronique de l’idolâtrie (Dt 6, 13) dont Matthieu semble craindre une reviviscence dans le rêve d’un messie dominateur politique. » (Claude TASSIN, L’Évangile de Matthieu, 1991)

Abbé Marcel Villers