SOURCES : 179. A TOMBEAUX OUVERTS

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. En ce temps pascal, nous méditons sur la résurrection du Christ avec le pape Léon.

Ouvrons les tombeaux

« À l’exemple des femmes qui se sont précipitées pour annoncer la nouvelle à leurs frères, nous aussi nous voulons cette nuit quitter cette basilique, pour apporter à tout le monde la bonne nouvelle que Jésus est ressuscité et que, par sa force, ressuscités avec Lui, nous pouvons donner vie à un monde nouveau, de paix et d’unité, comme « une multitude d’hommes et en même temps […] un seul homme, car, bien qu’il y ait beaucoup de chrétiens, le Christ est unique » (Saint Augustin, Enarrationes in Psalmos, 127,3).

C’est à cette mission que se consacrent les frères et sœurs ici présents, venus de diverses régions du monde, qui vont bientôt recevoir le baptême. Après le long chemin du catéchuménat, ils renaissent aujourd’hui dans le Christ pour être des créatures nouvelles (cf. 2 Co 5, 17), témoins de l’Évangile. Pour eux, et pour nous tous, répétons ce que saint Augustin disait aux chrétiens de son temps : « Annonce le Christ, sème […], répands partout ce que tu as conçu dans ton cœur » (Sermo 116, 23-24).

Sœurs, frères, de nos jours encore, des tombeaux sont à ouvrir, et les pierres qui les scellent sont souvent si lourdes et si bien surveillées qu’elles semblent inamovibles. Certaines oppriment le cœur de l’homme, comme la méfiance, la peur, l’égoïsme, la rancœur. D’autres, conséquence de ces dernières, brisent les liens entre nous, comme la guerre, l’injustice, la fermeture entre les peuples et les nations.
Ne nous laissons pas paralyser par elles ! Au fil des siècles, nombre d’hommes et de femmes, avec l’aide de Dieu, les ont fait rouler, parfois au prix de grands efforts, parfois au prix de leur vie, mais avec de bons fruits dont nous bénéficions encore aujourd’hui. Ils ne sont pas des figures inaccessibles mais des personnes comme nous qui, fortifiées par la grâce du Ressuscité, dans la charité et la vérité, ont eu le courage de parler, comme le dit l’apôtre Pierre, « avec les paroles de Dieu » (1 P 4, 11) et d’agir « avec la force que Dieu leur a donnée, afin que Dieu soit glorifié en tout » (ibid.).

Laissons-nous inspirer par leur exemple et, en cette Nuit sainte, faisons nôtre leur engagement, afin que partout et toujours dans le monde grandissent et s’épanouissent les don pascals de la concorde et de la paix. »

Léon XIV, Homélie de la vigile pascale, Rome 2026

CLÉS POUR LIRE LUC : 22. RESTE AVEC NOUS

Clés pour lire l’évangile de Luc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile. Cette semaine : Lc 24, 13-35.

Reste avec nous
Ils racontèrent ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
(Lc 24, 35)

Deux moments ponctuent le récit de Luc et correspondent aux deux pratiques utilisées par les chrétiens pour reconnaître Jésus vivant et présent : l’interprétation des Écritures et la fraction du pain.

Relire l’Écriture à partir de Jésus, c’est le rôle que joue l’inconnu sur la route d’Emmaüs : « partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta dans toute l’Écriture, ce qui le concernait » (24, 27). Jésus et le sens de son destin nous restent inconnus tant que nous ne les situons pas dans le mouvement que dessine l’Écriture.

La « fraction » est l’autre pratique révélatrice : rompre le pain, le briser comme un corps, une vie peuvent être brisés par la mort. Le geste est clair lorsque Jésus, la veille de sa mort, rompt le pain en disant : « Ceci est mon corps livré pour vous ». Le don de soi donne sens à la vie et à la personne de Jésus, et donc accès au mystère de Dieu. Dieu est amour.

« Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ! » (24,26). Croire à la résurrection de Jésus, c’est entrer dans l’intelligence de sa mort, c’est la comprendre comme la manifestation de l’amour qui constitue l’être de Dieu.

La fraction du pain
Le geste désigne le rite de rompre la galette de pain qui ouvre le repas. « Le père de famille se relève de sa position étendue, prend, tout en étant assis, un gâteau de pain azyme et prononce sur lui (au nom de tous) la formule de louange : “Sois béni, Éternel notre Dieu, Roi de l’univers, toi qui fais sortir le pain de la terre”. Les commensaux s’approprient la louange par “Amen”. C’est seulement après que l’Amen a été prononcé que le père de famille détache pour chaque convive un morceau de gâteau ayant la taille d’une olive. Le morceau doit passer de main en main jusqu’au convive le plus éloigné. Finalement il rompt pour lui-même et donne par là le signal aux convives de manger également » (J. JEREMIAS, La dernière Cène, les paroles de Jésus, 1972). Rompre et partager le pain unissaient les convives entre eux, et Dieu, donateur, était considéré présent. Luc emploie, ici et dans les Actes, l’expression « la fraction du pain » ou « rompre le pain » de manière absolue, désignant ainsi le rite liturgique qui est au cœur du repas eucharistique.

Abbé Marcel Villers

ART ET FOI : SAINT ANDRÉ

ART ET FOI. PLAFOND DE L’ÉGLISE DE THEUX

Nous vous proposons la découverte des panneaux, datant de 1630, ornant le plafond de la nef de l’église de Theux. 66 médaillons figurent un(e) saint(e), dont plusieurs de Marie, des scènes de la Passion du Christ, de sa gloire, etc. Deux fois par mois, le mardi, un de ces médaillons sera présenté.

 SAINT ANDRÉ

Un des Douze Apôtres : surnommé « prôtoklètos » ou « premier appelé » par Jésus.

Fêté le 30 novembre.

André est le saint de référence de l’Église orthodoxe comme son frère Pierre de celle de Rome.

Patron de la Grèce, de l’Écosse et de la Russie. Patron des pêcheurs en eau douce et des poissonniers.

Attributs
Porte la croix en X de son supplice et le livre des Évangiles qu’il prêcha.

André était disciple de Jean-Baptiste avant de suivre Jésus. Originaire de BethsaÏde et pêcheur comme son frère Simon qui deviendra Pierre et qu’il amena à Jésus (Jn 1, 40-42). Il fait partie des quatre disciples privilégiés avec Pierre, Jacques et Jean.

Son nom est d’origine grecque et signifie « le viril ». Cela explique probablement le tandem qu’il forme avec Philippe (dont le nom est aussi grec) en deux occasions : la multiplication des pains (Jn 6,5-9) et leur intervention au profit de Grecs qui voulaient voit Jésus (Jn 12, 20-22).

Au total, on trouve douze mentions d’André dans le Nouveau Testament : deux dans Matthieu (4,18-20 ; 10,2) ; quatre dans Marc (1,16-18 ; 1,29 ; 3,18 ; 13,3) ; une dans Luc (6,14) ; quatre dans Jean (1,35-42 ; 1,44 ; 6,8 ; 12,21-22) et une dans les Actes des Apôtres (1,13).

Les Actes de saint André l’Apôtre (apocryphe de la seconde moitié du IIe s.) sont à l’origine de certaines données sur la vie apostolique d’André. « Il aurait été emprisonné à Patras, en Achaïe – un port au nord du Péloponnèse – par le proconsul Aegeas. Condamné à mort, il aurait accueilli la croix avec ferveur. Fixé sur le bois avec des cordes pour que son supplice soit plus long, il n’aurait pas cessé pendant trois jours et trois nuits de prêcher au peuple.

Parmi les Pères et les écrivains chrétiens des premiers siècles, certains circonscrivent à la Grèce l’apostolat d’André, alors que pour d’autres, il aurait évangélisé aussi les contrées voisines de la mer Noire jusqu’en Scythie (entre Danube et Don). » (Gérard BESSIERE, Histoire des saints, tome 1, 1986)

La célèbre croix de saint André est dite crux decussata, c’est-à-dire faite avec le chiffre dix (decem en latin) : X. On ignore l’origine de cette représentation car jusqu’au XVe s. saint André est représenté sur une croix semblable à celle de Jésus.

Abbé Marcel Villers

Plein sourire sur le Souper des Hauteurs !

C’était le samedi 11 avril à Tolifaz (Desnié) : pour la dix-huitième fois, les paroisses des Hauteurs (Becco, Desnié et La Reid) invitaient les habitants de notre joli coin à partager un moment tout en simplicité et en bonne humeur, autour d’une assiette de charcuterie ou de fromage.

Le thème 2026 « Le Sourire » a été amplement déployé durant les préparatifs tout comme durant la soirée, qui a réuni une soixantaine de participants.

Sourire sur les tables (merci, Josiane !), au bar, dans la boîte de jeux… et surtout sur les visages, c’est le plus important !

Les photos vous parleront bien mieux,
amusez-vous autant que les participants 😉 !

Préparatifs 

Lire la suite « Plein sourire sur le Souper des Hauteurs ! »