Horaire et intentions des messes du 14 au 20 décembre 2018

Vendredi 14 décembre à 20h à Becco : veillée de prière.

Samedi 15 décembre

  • à 16h à Theux, Sainte-Joséphine : messe pour les résidents ;
  • à 16h à La Reid : messes fondées Jean Palla, Jeanne Mambaye, Brodure-Hubin ;
  • à 17h30 à Juslenville : liturgie de la Parole, pour les défunts des familles Maréchal et Houyoux ;
  • à 17h30 à Theux : messe pour Ronald Lewis et toute sa famille.

Dimanche 16 décembre

  • à 10h à Theux : messe pour Ninette Dropsy et famille ainsi que les familles Emonts-Schyns ;
  • à 11h15 à Polleur : messe en mémoire du décès de Mariette Rose-Lallemand ; pour Joseph et Arthur Gotta, Gilbert et Malou.

Mardi 18 décembre

  • à 14h30 à Theux, Sainte-Joséphine : messe de Noël pour les résidents et leurs familles ;
  • à 16h à Theux, Home Franchimontois : messe de Noël pour les résidents et leurs familles.

Mercredi 19 décembre à 9h à Becco : messe à une intention particulière ; pour les âmes du Purgatoire, pour les époux Houbeau-Englebert, Englebert-Foulon, Jeanine et Alexis.

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L’homme n’est pas au centre

Homélie de l’abbé Marcel Villers
pour le 2ème dimanche de l’Avent Année C (Lc 3,1-6) Theux, le 9 décembre 2018

Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.
Il faut sortir de nos espaces confinés, du cocon de nos plaisirs. Il faut se mettre en marche pour faire bouger les choses et préparer ainsi l’avènement du salut, salut de tout être vivant, hommes et bêtes, forêts et montagnes.
Comment ne pas évoquer ici la manifestation de dimanche dernier à Bruxelles : la plus grande marche pour le climat jamais organisée en Belgique. 75000 personnes ont traversé la ville, en famille le plus souvent, à pied et à vélo. Ce cortège est une protestation, un cri, un appel pour sauver la terre.

La nature dans toute la variété de ses êtres, les peuples de la terre, l’être humain, tous gémissent dans les douleurs et crie devant la défiguration et la destruction de la création, écrit le pape François. Il faut se mettre en marche, retrouver le dynamisme du mouvement, nous arracher à nos assises, nos retranchements, nos tours d’ivoire. Pour le grand large, celui du désert, des montagnes et des collines, des ravins et des routes.

A la suite d’Isaïe, Jean-Baptiste voit l’avenir, le salut qui vient comme une procession splendide à travers le désert. Le Seigneur Dieu marche à la tête de son peuple qui sort d’exil pour rentrer au pays. Dans le désert par où passe la route, une voix appelle à préparer une chaussée royale. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis.
Le Seigneur vient et toute la nature se réjouit. Car tout être vivant verra le salut de Dieu, écrit saint Luc.

Voilà qui donne une dimension cosmique au salut, à la fête de Noël et à ce temps de préparation qu’est l’Avent. Mais n’allons pas imaginer que seul Dieu a du pain sur la planche. Il ne nous sauvera pas sans nous. A nous donc de reprendre la question et d’y répondre.
« Pourquoi passons-nous en ce monde, pourquoi venons-nous à cette vie, pourquoi travaillons-nous, pourquoi cette terre a-t-elle besoin de nous ? » (Laudato si’,160) C’est à ce niveau que se situe la crise écologique. Elle a sa racine en l’être humain, en chacun de nous.

Il s’agit d’aller au-delà des symptômes jusqu’aux causes profondes de cette dégradation de notre maison commune. La cause principale est humaine, à savoir la démesure de l’être humain qui se place au centre du monde et qui use de tout à son seul profit. (Laudato si’, 116) « Tout ce qui ne sert pas ses intérêts personnels est privé d’importance, écrit le pape. C’est la même logique du “utilise et jette”, qui engendre tant de déchets. » (Laudato si’, 122-123)

Il faut remettre l’homme à sa juste place dans l’univers, celle voulue par Dieu. « A l’homme incombe la responsabilité de cultiver et protéger le jardin du monde (Gn 2,15) en sachant que la fin ultime des autres créatures, ce n’est pas nous. Elles avancent toutes, avec nous et par nous, jusqu’au terme commun qui est Dieu. (Laudato si’, 83) L’homme n’est pas le « patron » de l’univers. Nous sommes immergés au sein d’une communion universelle : « créés par le même Père, nous et tous les êtres de l’univers, sommes unis par des liens invisibles, et formons une sorte de famille universelle. » (Laudato si’, 89), de fraternité cosmique dirait saint François d’Assise.

« Il y a nécessité de se repentir, écrit le pape. Nous sommes appelés à reconnaître notre contribution – petite ou grande – à la défiguration et à la destruction de la création.» (Laudato si’,8« La crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure. » (Laudato si’, 217)

Abbé M. Villers

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Avec Spa, prions pour l’abbé Floribert qui a disparu…

Communiqué de notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville,
publié sur le site du diocèse de Liège,
ce jeudi 6 décembre 2018

L’unité pastorale Notre-Dame des Sources de Spa s’inquiète du sort de son curé, l’abbé Floribert Kaleng Kakez, qui n’est pas revenu d’un séjour au Congo. Il y a quelques jours déjà, Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, s’est adressé aux paroissiens spadois pour les informer des derniers résultats de l’enquête et pour les inviter à prier pour l’abbé Floribert.

Voici le texte de la lettre que Mgr Delville a adressé à l’UP et datée du 23 novembre 2018.

Chers Paroissiens de l’Unité pastorale Notre-Dame des Sources de Spa,

Vous avez appris, comme moi, que l’abbé Floribert Kaleng Kakez, curé de Spa, n’est pas revenu en Belgique le 5 septembre 2018, date prévue pour son retour de vacances en provenance de la République démocratique du Congo. Je me suis alors renseigné auprès des personnes qui le connaissent pour savoir si elles avaient des nouvelles à son sujet : mais personne n’avait reçu d’information. Le 13 septembre, nous avons commencé à nous inquiéter, tout en sachant que Floribert était habitué de revenir en retard de ses séjours en RDC. Le 20 septembre, personne n’avait encore reçu d’informations, ni par téléphone, ni par e-mail. On s’est inquiété fortement. Le 2 octobre, j’ai écrit un mail personnel à l’abbé Floribert, demandant des nouvelles de sa part et exprimant mon inquiétude ; mais je n’ai reçu aucune réponse. J’ai commencé une enquête auprès de l’ASBL Kabamb qui s’occupe de son village natal, Kabamb, au Katanga ; j’ai ensuite demandé à des prêtres katangais de se renseigner. La seule information recueillie est que l’abbé Floribert avait présidé une messe publique début septembre à Kolwezi. Le 7 octobre, j’ai appris par l’abbé Jacques Nawej, de Lubumbashi, que Floribert se trouvait la veille à Lubumbashi, en partance pour la Belgique via la Zambie, et qu’il avait promis de me parler à son retour. Depuis lors, aucune trace de Floribert n’est apparue, ni aucun signe de son retour.

Le 19 octobre, j’ai nommé doyen d’Ardenne, l’abbé Vital Nlandu, comme administrateur provisoire, avec comme adjoints l’abbé Jean-Marc de Terwangne, Mme Marie-Paule Forthomme et M. Henri Wuidar. Je les remercie chacun d’avoir pallié généreusement à l’absence de l’abbé Floribert, d’avoir maintenu l’activité religieuse de l’Unité pastorale de Spa et d’avoir accepté l’administration provisoire de l’UP.

Le 22 octobre 2018, j’ai décidé d’avertir l’ambassade de Belgique à Kinshasa concernant la disparition de l’abbé Floribert. Le 24 octobre, j’ai envoyé à l’abbé Floribert un e-mail avec toutes ces informations, mais il n’a envoyé aucune réponse. Le 20 novembre, sur ma demande, l’abbé Vital Nlandu a fait à la police de Spa une déclaration de disparition de l’abbé Floribert. Le 22 novembre, l’ambassade de Belgique en RDC m’a écrit qu’elle n’avait trouvé aucune trace de l’abbé Floribert. C’est pourquoi, ce 23 novembre, j’ai signifié par e-mail à l’abbé Floribert qu’il était déchargé de sa mission de curé de Spa à partir du 31 décembre prochain et qu’un curé ou un administrateur serait nommé à sa place.

J’espère que la Police, avec les moyens dont elle dispose, pourra nous fournir des renseignements supplémentaires et saura retrouver la trace de l’abbé Floribert. Je vous invite à prier pour lui, quelles que soient les circonstances de sa disparition, et je vous remercie de la patience avec laquelle vous avez supporté cette situation, qui me tracasse énormément, mais qui tracasse aussi le conseil épiscopal du diocèse, les prêtres et les connaissances de l’abbé Floribert. Je vous invite à fournir au doyen l’abbé Vital Nlandu toute information permettant de retrouver la trace de l’abbé Floribert Kaleng Kakez.

+ Jean-Pierre Delville,
Liège, le 23 novembre 2018

P.S. La Meuse Verviers a publié un article à ce sujet, mercredi dernier, le 5 décembre.

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