Les médias et le numérique : conférences ces 10, 11 et 12 mai

En cette année 2021, le dimanche des médias aura lieu le 16 mai : à cette occasion, CathoBel (le site de l’Église catholique en Belgique francophone) nous invite à participer à 3 vidéoconférences qui auront lieu

lundi 10, mardi 11 et mercredi 12 mai à 20h

pour approfondir la question « des médias et le numérique » avec de grands invités :

  • Emmanuel Tourpe, philosophe et professionnel des médias, qui sera accueilli par Clotilde Nyssens, présidente de la radio RCF Bruxelles, pour parler de La révolution numérique ;
  • Christophe Herinckx, théologien et journaliste, qu’Angélique Tasiaux, journaliste à CathoBel, interrogera sur Les médias et l’annonce de la foi ;
  • l’abbé Thomas Sabbadini, prêtre dans le diocèse de Liège (que nous connaissons bien dans la région !) et le père Tommy Scholtes sj, porte-parole de la Conférence épiscopale, qui répondront aux questions d’Anne Périer, responsable de la Communication du vicariat de Bruxelles, sur Les chrétiens et les réseaux sociaux.

Les conférences seront diffusées en direct sur les pages Facebook et YouTube de CathoBel et en podcast sur les antennes d’RCF.

Pour en savoir plus et vous inscrire à l’une ou l’autre de ces conférences sans aucun doute passionnantes, rendez-vous sur la page

www.dimanchedesmedias.be

Prier à la maison… oui, mais pas tout seul !

Année bouleversante ? Comment (re-)démarrer autrement ? Dans le tourbillon de notre vie peut naître l’envie de ralentir, le besoin de se poser et la nécessité de se ressourcer. C’est pourquoi nous vous proposons une SEPAC, qui aura lieu du dimanche 16 au samedi 22 mai 2021.

Cette semaine coïncide avec la neuvaine de la Pentecôte, de l’appel à l’Esprit Saint, qui peut renouveler en nous toute chose et nous inspirer. C’est un moment spécial, privilégié pour l’Église.

La SEPAC, ou Semaine de Prière Accompagnée, c’est une semaine où, au cœur de la vie, sans quitter ses activités quotidiennes, on prend un moment de recul, un peu de calme pour prier la Parole et découvrir davantage la présence de Dieu qui se dévoile dans sa vie. 

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ART ET FOI : Mois de mai, mois de Marie

LA VIERGE SERVANTE

Marie, la mère de Jésus, est un personnage souvent cité (16 fois) dans les évangiles ; elle intervient surtout dans les « Évangiles de l’enfance » (Mt 1-2 ; Lc 1-2). Elle est, en effet, au cœur du mystère de l’Incarnation.

Description du panneau

Marie est debout, la tête inclinée sur l’épaule droite, les yeux tournés vers le bas. Les deux mains sont croisées sur la poitrine. Elle porte une robe rouge et un manteau bleu qui couvre tout le corps.

Au premier abord, cette image de Marie ne représente aucune scène évoquée par les évangiles ou les dogmes. Néanmoins, certaines caractéristiques de cette peinture peuvent conduire à identifier le message que voulait transmettre l’artiste de 1871, car ce panneau, œuvre de Helbig (1821-1906), fut ajouté alors, au plafond de l’église de Theux, pour remplacer un autre détérioré.
Les attitudes prêtées ici au personnage de Marie sont significatives. Marie a la tête inclinée et les yeux baissés ; cette attitude exprime l’humilité, un des traits classiques de la Vierge Marie. Cette humilité va de pair avec une acceptation ou soumission à la volonté divine qui est indiquée, depuis le XIVe s., par les deux mains croisées sur la poitrine. « Les mains croisées sur la poitrine sont un schéma iconographique équivalent symbolique de l’assentiment respectueux face à une situation ; ce geste peut ainsi exprimer la soumission intime et profonde du personnage à une autorité de nature spécifiquement spirituelle et divine qui, au moment où elle se révèle, est acceptée comme une puissance absolue. En effet, les mains sont croisées au niveau du cœur, ce qui implique une lecture essentiellement liée à des valeurs transcendantes et mystiques ; ce geste souligne que, pour la personne, c’est la sphère sentimentale et affective qui domine. Dans la peinture sacrée, on la retrouve fréquemment chez les personnages féminins, telle la Vierge. Ainsi, en croisant ses mains sur sa poitrine, la Vierge témoigne de sa soumission à Dieu et de son profond respect au Tout-puissant. » (Eva LANDO, Les expressions du corps. Parcours de visite, in www.museefesch.com)
La couleur des vêtements portés par Marie est assez lisible. A partir du XIIe siècle, on revêt la Vierge d’un manteau ou d’une robe de couleur bleue. Car le bleu c’est le ciel, le monde du divin. Ici, elle porte aussi une robe rouge. Le bleu et le rouge signifient la dialectique du céleste et du terrestre que suppose le mystère de l’incarnation.

Abbé Marcel Villers
Illustration : plafond de l’église de Theux 1871
Copyright KIK-IRPA Bruxelles

Clés pour lire l’évangile de Jean : 27. Je suis la vigne

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Jean. Alleluia ! Il est ressuscité ! Il est la vigne et nous les sarments, attachons-nous solidement à lui :  Jn 15,1-17.

27. Je suis la vigne

Moi, je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron. Moi, je suis la vigne et vous êtes les sarments. (Jn 15, 1.5)

Nous ne formons qu’un seul être avec le Christ : nous sommes unis à lui comme la branche est liée au tronc. Ce mystère de communion est le cœur de la foi chrétienne. Être chrétien, ce n’est pas appartenir à une institution ou une organisation, c’est appartenir à Jésus. C’est une question de relation, une question d’amour entre lui et moi. D’où la consigne de Jésus : « Demeurez en moi comme moi en vous. » (15,5)

« Tout sarment qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève. Tout sarment qui donne du fruit, il le taille pour qu’il en porte davantage. » (15,2) Quel fruit est attendu ? Le même que celui que Jésus produit : son amour qui se donne sur la Croix. Corps livré et sang versé, tels sont les fruits de notre communion avec le Christ et nos frères. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (15, 13)

Amis de Jésus
« Je ne vous appelle plus serviteurs, mais mes amis » (15, 15). De serviteurs, les disciples sont devenus amis. Jésus leur a fait partager ce qu’il a de plus cher, la connaissance du Père dans sa totalité. Grâce à lui, ils sont comme lui aimés du Père. Cette proximité avec Dieu a été de tout temps le rêve des hommes. Dans l’Ancien Testament, quelques amis de Dieu, comme Abraham, ont rencontré Dieu comme une personne proche. Moïse aussi a vécu cette expérience mystique, lui « à qui Yahvé parlait face à face comme un homme parle à son ami » (Ex 33,11). Ce qui n’était que le privilège de quelques-uns est donné par Jésus à tous ceux qui acceptent de devenir ses disciples. En vérité, cet amour ne saurait être le résultat de la seule décision du croyant : c’est Jésus qui choisit ses amis. C’est un don gratuit dont l’homme n’a pas à s’enorgueillir. » (Alain MARCHADOUR, L’Évangile de Jean, 1992).

Abbé Marcel Villers