Une assistante paroissiale, qu’est-ce c’est ?

Que sont les « AP » ou « assistant(e)s paroissial(e)s » ?
Quel est leur travail, leur mission, leur rôle ?
Comment se forment-t-ils ?
Comment sont-ils nommés ?

Isabelle Lamblotte-Rahier, notre co-paroissienne de Theux, répond aux questions de l’abbé Thomas Sabbadini, vicaire dans l’Unité pastorale Magnificat Verviers-Sud, ainsi qu’aux questions des auditeurs / spectateurs de l’émission Live papote.

Elle nous explique aussi comment elle, épouse et maman de trois grandes filles, vit et équilibre sa double vie professionnelle avec sa vie de foi et sa vie familiale.

Vous aimez découvrir des témoins de la foi d’aujourd’hui ? Abonnez-vous à la chaîne de Thomas ou branchez-vous sur YouTube le mardi soir pour profiter de ses rencontres !

Prochaine émission : le mardi 14 juillet à 21h

Bravo et merci à Isabelle et Thomas !

Clés pour lire l’évangile de Matthieu : 34. Le semeur

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier l’évangile de Matthieu dont nous suivons la lecture liturgique. Aujourd’hui : Mt 13, 1-23 du 15e dimanche ordinaire.

34. Le semeur

     D’autres sont tombés dans la bonne terre et ont donné du fruit. (13,8)

Le semeur ne calcule pas. Certes, du grain se perd au bord du chemin, dans les pierres ou les ronces. Mais qu’importe ! Il sème, sûr que le grain donnera du fruit. Son travail, c’est de semer. Pour le reste, il fait confiance. La moisson, c’est l’affaire de Dieu.
Lui seul est capable de toucher les cœurs. Pour nous, il s’agit simplement de semer. Le semeur ne passe pas son temps à chasser les oiseaux qui mangent les grains, ni à enlever les pierres et les ronces. Il sème avec détermination. Une foi tranquille l’habite. Il est certain de la récolte en dépit de tous les échecs et revers. 

L’occasion de la parabole du semeur

Par cette parabole, Jésus répond aux doutes de ses contemporains sur le succès de sa prédication. « Le regard se porte sur ses propres échecs, ses prédications infructueuses, l’opposition exacerbée qu’il rencontre, les défections croissantes. N’était-ce pas un démenti à ce qu’il prétendait être venu faire ? Regardez le paysan, dit Jésus, il pourrait se décourager devant la perte de sa semence, et pourtant il ne se laisse pas déconcerter, car il a ferme espoir qu’une belle récolte lui sera donnée. O gens de peu de foi ! » (J. JEREMIAS, Les paraboles de Jésus, 1962)

Abbé Marcel Villers

Clés pour lire l’évangile de Matthieu : 33. Le Père et le Fils

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier l’évangile de Matthieu dont nous suivons la lecture liturgique.
Aujourd’hui : Mt 11, 25-30 du 14e dimanche ordinaire.

33. Le Père et le Fils

Que nous révèle de Dieu le Fils, à travers son agir et ses paroles ?
Au moins trois traits. D’abord que Dieu est Père, qu’il se soucie de chacun de nous parce qu’il nous aime comme ses enfants.
Ensuite, que Dieu est « doux et humble de cœur » (11, 29), qu’il ne cherche donc pas à s’imposer, à dominer.
Enfin que Dieu est compassion : « vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, je vous procurerai le repos. » (11, 28)
Et Jésus de conclure : « prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples. » (11, 29)

Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger.

« Dans le judaïsme, l’image du joug s’appliquait à diverses réalités : on parlait du joug de la Loi, des commandements, ou du Royaume des cieux, tout ce que l’homme s’impose avec joie pour répondre aux exigences de Dieu. Si les pharisiens estimaient que le joug de la Loi n’avait rien d’un fardeau et d’un esclavage, Matthieu juge pourtant que leur enseignement pèse lourd, « ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens. (23,4) » (Claude TASSIN, L’Évangile de Matthieu, 1991).

Les 613 commandements formulés par les rabbins, les détails dans lesquels on les explicitait sans fin, constituaient « un joug que ni nos pères, ni nous-mêmes n’avons été capables de porter », disait Pierre (Ac 15, 10). Jésus libère de ce poids de la Loi ; le joug de Jésus est léger et facile à porter.

Abbé Marcel Villers

Clés pour lire l’évangile de Matthieu : 32. A cause de moi

Dans cette série hebdomadaire (parution le mercredi matin), nous voulons fournir, cette année, des clés pour ouvrir et apprécier l’évangile de Matthieu. Nous poursuivons la lecture liturgique de Matthieu. Aujourd’hui : Mt 10, 37-42 du 13e dimanche ordinaire.

32. A cause de moi

Qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. (Mt 10,39)

« Qui aime son père ou sa mère, son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. » (10,37) Voilà la condition que pose Jésus à qui veut être son disciple. Et il ajoute qu’il faut en plus prendre sa croix (10,38). A entendre de telles conditions, on comprend facilement qu’il perd sa vie celui qui devient disciple de Jésus. Mais c’est bien ce que Jésus demande : perdre sa vie à cause de lui plutôt que de la garder pour soi. On ne peut être plus radical.

Il faut choisir. Il ne s’agit pas ici de choisir des valeurs, ou un mode de vie, ou une religion, mais une personne : Jésus. C’est bien là ce qui caractérise le christianisme : avant d’être une morale, une doctrine, un culte, il est d’abord un attachement, un lien amoureux à une personne bien précise : Jésus de Nazareth. Être chrétien, c’est être avec Jésus. Nul n’a choisi son père ou sa mère. Jésus, lui, doit être choisi. Au principe de la vie du chrétien, il y a une décision personnelle, un choix de vie. Ce que nous appelons la foi.

Choisir entre deux maisons

Choisir Jésus implique un déchirement et une division au sein même de la famille. Le païen converti à la foi chrétienne devra refuser de s’associer au culte des ancêtres, à la vénération des dieux familiaux. De même, le citoyen romain se verra contraint de renoncer aux sacrifices publics et civiques, particulièrement au culte de l’empereur, qui s’imposent à tout citoyen reconnu par Rome. Enfin, le chrétien d’origine juive renoncera à participer à tout sacrifice offert au temple de Jérusalem. Il est évident que ces choix radicaux ne sont pas sans conséquences sur les relations au sein de la maison familiale comme de la vie en société.

Abbé Marcel Villers

Clés pour lire l’évangile de Matthieu : 31. Les cheveux

Dans cette série hebdomadaire (parution le mercredi matin), nous voulons fournir, cette année, des clés pour ouvrir et apprécier l’évangile de Matthieu. Nous reprenons aujourd’hui la lecture liturgique de Matthieu. Aujourd’hui : Mt 10, 26-33 du 12e dimanche ordinaire.

31. Vos cheveux sont comptés

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme. (Mt 10,28)

Jésus sait que les hommes ont peur et il les invite au courage le plus décisif, celui d’affronter la mort. Sa parole est claire, il fait entrevoir la persécution et la mort à ceux qui feront retentir sur les toits les éclats de l’Évangile. « Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière » (10,27).

« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui » (10,32) Il annonce ainsi que, pour ces hommes, lui-même se dressera et témoignera devant le Père des Cieux. Ce Père qui compte tendrement les cheveux de ses enfants. « Soyez donc sans crainte » (10,31).

Les persécutions des chrétiens

« Dans notre esprit, l’expression évoque spontanément les chrétiens jetés aux lions. En fait, il y a eu plus de chrétiens martyrs et persécutés au XXe siècle que dans les dix-neuf siècles précédents. À l’heure actuelle, pas moins de 327 millions de chrétiens vivent dans des pays affectés par des persécutions religieuses. Il y a différents types de persécutions. Cela commence par l’intolérance, qui se traduit par des moqueries, des commentaires hostiles dans les médias, etc. Vient ensuite la discrimination qui traite les chrétiens autrement que les autres citoyens. Enfin, il y a la persécution proprement dite : les chrétiens sont arrêtés, détenus, envoyés dans des camps de travail, torturés et même exécutés. Ce qui s’est passé en Irak en 2014, de la part de l’État islamique, constitue un génocide envers les chrétiens, mais aussi envers les Yézidis. » (Conférence des évêques catholiques du Canada, 4 novembre 2019)

Abbé Marcel Villers