Horaire et intentions des messes du 7 au 13 août 2020

Samedi 8 août :

  • à 16h à Desnié : messe fondée H. G. Job et famille ; pour Paul Lemaire et les familles Delhaye et Martin, Arlette Delville et les familles Martin, Mersch et Lemarchand ; pour la famille Romagnoli Octave, Bruno, Elisabeth et Vincent ; pour Joseph Léonard, ses parents et beaux-parents ainsi que pour Jean et Léontine Lorneau ; pour les défunts des familles Monville, Compère, Decheneux, Beaupain ; pour les âmes du Purgatoire ;
  • à 17h30 à Juslenville : liturgie de la Parole.

Dimanche 9 août à 10h à Theux : messes fondées Denoël et Boniver ; pour les défunts de la famille André-Dehard.

Mardi 11 août à 9h à Oneux : messe pour les Fondations St-Georges ; messe fondée Demarteau et famille.

Mercredi 12 août à 9h à Becco : messe fondée Lefin-Roger ; pour Alexis Houbeau-Fassin ; à une intention particulière.

La chronique de notre Curé – 2 août 2020

En ce début août, en la Fenêtre de Theux, nous nous retrouvons sans aucun cas de covid déclaré sur la quinzaine. C’est très bien ! Nos efforts paient et il s’agit de s’en féliciter. Comme tous les Belges, nous avons été contraints de restreindre notre bulle sociale pour le mois qui s’offre à nous. Je dis bien qui « s’offre » comme un cadeau. Cadeau parce qu’il y aura, sans doute, un tas de choses belles et bonnes à accueillir. Cadeau parce que la prévention sanitaire, elle-même, nous offre l’occasion, pas seulement nous impose, de prendre soin des autres et de soi. Ainsi se laver consciencieusement les mains au départ et au retour de la messe (ou des courses) nous conduit à une action citoyenne nécessaire mais aussi à un acte d’authentique charité. Se laver les mains une minute est suffisamment long pour penser à ceux que je vais ou que j’ai rencontrés. Se laver les mains ne vaut-il pas, alors, un temps de prière et d’oraison ? Se laver les mains, en les circonstances actuelles, dans l’Esprit, nous invite au respect du premier commandement : celui de l’amour. « Celui qui dit « Je le connais » et qui ne garde pas ses commandements, n’a pas la vérité en lui » (1Jn 2,3). Venir à l’église sans y porter son masque ou se désinfecter les mains à l’entrée, par négligence ou par choix éhonté, est non seulement incivique mais un péché… Comment puis-je clamer que j’aime Dieu et mes frères, si au travers d’un simple geste, par action ou par omission, je mets en danger la santé des autres ? Lire la suite « La chronique de notre Curé – 2 août 2020 »

Clés pour lire l’évangile de Matthieu : 37. Les pains

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier l’évangile de Matthieu dont nous suivons la lecture liturgique. Aujourd’hui : Mt 14, 13-21 du 18e dimanche ordinaire.

37. Les pains rompus

Donnez-leur vous-mêmes à manger. (Mt 14, 16)

Le soir venu, devant une foule immense, rassemblée dans un lieu désert, les disciples ne voient qu’une solution : « Renvoie-les, qu’ils aillent s’acheter de la nourriture ! » (14, 15) Que faire d’autre pour combler la faim de tant de gens ? Mais Jésus refuse : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. » (14, 16)
Alors, Jésus offre une nourriture qui rassasie toute cette foule et qui surpasse ses besoins : « On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. » (14, 20)
Et qui distribue cette nourriture exceptionnelle ? Les disciples réalisant ainsi l’ordre de Jésus : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » (14, 16)
Quelle est cette nourriture qu’on ne peut acheter, qui rassasie au-delà de toutes les attentes, qui comble la faim des hommes ? Nous la reconnaissons aux gestes de Jésus. « Il prit les pains, et levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction, rompit les pains et les donna aux disciples. » (14, 19)
L’eucharistie est cette nourriture que l’Église est chargée de donner aux foules humaines.  

La portée sociale de l’eucharistie

En nourrissant l’immense foule des hommes, Jésus nous révèle la puissance de l’eucharistie et sa finalité : la communion, réaliser une humanité conviviale. La multiplication des pains met en lumière la portée sociale et universelle de l’eucharistie, le projet de société et de civilisation qu’elle effectue comme en miniature. Le repas eucharistique est l’anticipation de l’objectif ultime de Jésus et de sa Joyeuse Nouvelle : réaliser le banquet du Royaume de Dieu, réunir toute l’humanité autour d’une même table. Comme le dit une prière eucharistique : « Toi qui nous rassembles autour de la table de ton Christ, daigne rassembler un jour les hommes de tout pays et de toute langue, de toute race et de toute culture, au banquet de ton Royaume ; alors nous pourrons célébrer l’unité enfin accomplie. »

Abbé Marcel Villers

Horaire et intentions des messes du 1er au 6 août 2020

Samedi 1er août à 17h30 à Juslenville : messe pour Jean Beauve (de la part de la Chorale) ; pour les époux Libin-Bocken ; pour les défunts des familles Maréchal et Hoyoux.

Dimanche 2 août :

  • à 10h à Theux : messe pour les personnes décédées depuis le début de la période de confinement ; pour la famille Tiquet-Jacob ; pour Maurice Corne et famille ;
  • à 11h15 à Jehanster (et non pas Fays) : messe pour Joseph et Arthur Gotta, Gilbert et Malou ; pour Henriette Bollette-Mercenier et sa petite-fille Catherine.

Mardi 4 août à 9h à Oneux : messe pour les Fondations St-Georges ; messe fondée Denoël.

Mercredi 5 août à 9h à Becco : messe à une intention particulière ; pour Yvonne Dumont et sa famille.

Notre Curé nous parle – 26 juillet 2020

Un trésor caché

Dans notre bonne vieille Fenêtre de Theux, la semaine dernière, a retenti comme un cri : « Cela repart » ! Cette semaine, nous sommes loin d’être dans le top 20 des communes les plus touchées avec 8 ou 9 cas de Covid détectés contre 50 ou 60 ailleurs. N’empêche, la réalité se rappelle à nous au creux du climat d’insouciance que procurent l’été et les vacances.

«  En ce temps-là, nous dit l’Évangile de Matthieu (13, 44-52), Jésus disait à la foule ces paraboles : Le Royaume de Dieu est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a et il achète ce champ… ». Il y a quelques dimanches que Jésus nous emmène aux champs : celui du semeur, celui du bon grain et de l’ivraie. Mais n’est-ce pas le même ? Pourquoi cette insistance si ce n’est pour nous conduire à un trésor ? Trésor caché et à trouver, par hasard ou par chance (visage masqué de la Providence). Trésor que Jésus compare au Royaume de Dieu. Trésor qui pourrait nous surprendre… Si Jésus a pris la parole en ce temps-là, c’est aujourd’hui qu’il s’adresse à nous. Nous qui sommes plongés dans cette pandémie qui connaît un discret mais certain rebond. Le psycho-analyste et formateur en communication non-violente Vincent Houba constate que, depuis notre naissance, notre société fait tout pour séparer le couple vie-mort. Toutefois, « cette peur qui rôde dans le sillage du virus nous invite à une lumineuse plongée intérieure : où en suis-je avec l’intégration de ma propre mortalité ? Ce début de fin d’un monde que nous vivons à l’échelle planétaire ricoche sur la fin du monde qui ricoche sur la fin de mon monde qui ricoche sur la fin de ma propre vie. Par conséquent, tant que je n’ai pas intégré cette mortalité physique, je ne suis pas pleinement incarné et je ne peux pas pleinement participer à l’accompagnement de la vie dans ce monde en mutation. C’est un profond chemin vers soi qui s’invite à nous avant de faire quoi que ce soit d’adéquat pour le monde ». Cette analyse n’est pour moi qu’une paraphrase de ce que Jésus nous déclare. Tout a une fin. C’est d’ailleurs pourquoi il nous sort la parabole du filet jeté à la mer. Si le monde a une fin, j’en ai une aussi. Ma mortalité me donne un cadre pour accueillir l’essentiel : la vie. Vincent Houba dit : « Dans les lois universelles, c’est le cadre qui permet le surgissement du vivant, c’est le fini qui crée l’infini, c’est la frustration qui crée la liberté. Tout ceci est bien difficile à comprendre pour nos esprits à l’étroit dans une conscience ordinaire mais tellement simple à vivre pour notre élan vital quand il peut rayonner à l’infini dans l’étroitesse de notre incarnation ». Pour nous, disciples du Christ, cela devrait être d’autant plus simple que la vie est Quelqu’un : Jésus lui-même. Il est l’origine et la fin de notre élan. Soit dit en passant, quel merveilleux hasard (?) que le français utilise le même mot « fin » pour désigner à la fois un terminus comme la mort et un objectif, un sens ou une direction. Il utilise aussi la même consonance pour la « faim » qui renvoie à ce qui nous est nécessaire pour  vivre… Lire la suite « Notre Curé nous parle – 26 juillet 2020 »