Histoire des missions : 12 La querelle des rites

12. La crise de l’approche culturelle ou la querelle des rites chinois (XVIIe-XVIIIe s.) 

Les missionnaires jésuites s’illustrèrent par la volonté de faire naître un christianisme adapté aux situations locales. Ainsi, en Chine, Matteo Ricci (1552-1610) élabora une méthode d’adaptation culturelle du langage chrétien en s’inspirant de l’humanisme de Confucius. Deux questions principales guidaient cette démarche : comment traduire Dieu en chinois ; les rites qui honoraient Confucius et les ancêtres étaient-ils d’ordre purement civil et donc non religieux ? Ces deux problématiques, le langage et les rites, constituent l’enjeu essentiel de la démarche missionnaire. Comment traduire dans le langage et les rites d’une autre culture le juste sens de la foi chrétienne exprimé dans les mots et les gestes de la culture européenne ?

Les jésuites firent choix de noms divins empruntés aux classiques chinois et autorisèrent les chrétiens à participer à certains rites considérés comme familiaux et sociaux. Les autres missionnaires considérèrent que cette position revenait à tolérer l’idolâtrie et portèrent la querelle, dite des rites, en Europe où elle suscita, pendant plus d’un siècle, un vaste débat philosophique tout autant que théologique sur nature et grâce, humanisme et salut. En 1742, Benoît XIV condamna les rites chinois. Ce n’est qu’en 1939 que Pie XII leva l’interdiction.

Cette célèbre querelle « représente un cas typique de la tension propre à tout essai d’inculturation : si l’annonce de l’Évangile ne peut se faire entendre qu’en devenant un fait de culture, en-deçà de quelles limites l’incarnation culturelle doit-elle se tenir pour ne point compromettre l’intégrité du message chrétien. » (Étienne DUCORNET)

Abbé Marcel Villers

Clés pour lire l’évangile de Matthieu : 48. le denier

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier l’évangile de Matthieu dont nous suivons la lecture liturgique. Aujourd’hui : Mt 22, 15-21 du 29e dimanche ordinaire.

48. Le denier de César

« Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » (Mt 22,20)

Jésus est à Jérusalem, on cherche à le piéger, le prendre en faute. La Passion se profile. « Est-il permis de payer l’impôt à César ? » (22,17) Si Jésus répond oui, il se coupe des masses qui ne supportent pas l’oppression des Romains ; s’il répond non, alors il fournit lui-même le motif pour le dénoncer auprès de l’autorité occupante. Le piège est dans le oui ou non. Jésus le déjoue en introduisant un troisième terme : Dieu.

« Rendez à César ce qui est à César », autrement dit la monnaie de sa pièce, rendez-lui son argent. Réponse ambigüe : payer l’impôt ou se débarrasser de toute monnaie romaine ?

« Rendez à Dieu ce qui est à Dieu », c’est-à-dire tout et surtout le culte qui lui est dû car il est le seul digne d’être adoré. Voilà qui sonnait juste aux destinataires de l’évangile de Matthieu qui connaissaient la persécution parce qu’ils refusaient de rendre un culte à César.

Une pièce d’un denier

« Montrez-moi la monnaie de l’impôt. Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. » (22, 19) « A l’époque de Jésus, l’unité monétaire de base était le denier d’argent. Pour les besoins quotidiens, on se servait de pièces de cuivre, dont le sesterce qui valait un quart du denier. L’impôt le plus impopulaire était celui sur la personne ou capitation (tributum capitis). Il représentait environ un jour de salaire d’ouvrier : un denier romain par tête. « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » (22, 20) De nombreux deniers frappés par les empereurs Auguste et Tibère portaient leur effigie. Comme l’une des pièces frappées par Tibère était particulièrement répandue à l’époque, il est possible qu’elle ait été identique à celle montrée à Jésus. » (A. MILLARD, Trésors des temps évangéliques, 1990)

Abbé Marcel Villers

Horaire et intentions des messes du 16 au 22 octobre 2020

Samedi 17 octobre :

  • à 17h30 à Theux : messes fondées Boniver et Denoël ;
  • à 17h30 à Juslenville : liturgie de la Parole, pour les époux Libin-Bocken.

Dimanche 18 octobre :

  • à 10h à Theux : messe pour Micheline Meyers, épouse de Léon Gillet, et les familles Gillet-Snyczerck, Meyers-Bellery, Gillet-Brian, Brian-Trillet, Gillet-Laurent, Snyczerck-Sobjack ; pour les familles Rogister-Gavage ;
  • à 11h15 à Polleur : messe fondée pour les familles Leclercq, Magis, Marck, Raxhon, Warlet et Willems, Joseph et Arthur Gotta, Gilbert et Malou.

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Clocher de l’église d’Oneux : avant – après…

Le clocher de l’église Saint-Georges d’Oneux, décoiffé par la tempête Ciara en février dernier, a aujourd’hui retrouvé ses attributs et son lustre, grâce à l’intervention de la société « Art et Voltige » de Francorchamps (entreprise de Michael Leveau, dont le grand-père habitait Oneux).

Les frais ont été couverts par l’assurance (ouf !) et par le budget extraordinaire de la Fabrique d’église.

Merci et bravo aux artisans de cette « renaissance » !

Pierre Cornet

Titi Botteldooren a rejoint le paradis…

Témoignage de Jean-Claude Vincent,
ami de Titi et José

Une Dame de grande valeur nous a quittés, elle nous laisse tristes et émus.

Le 14 septembre, Mathilde (Titi) Botteldooren-Delfosse, âgée de 89 ans, s’est éteinte doucement, sereinement. Ses sourires et chaleureux bonjours ont marqué son entourage. Son époux José (longtemps impliqué dans la vie de notre Unité pastorale de Theux) s’est dévoué sans compter et a tout mis en œuvre, semaine après semaine, animé d’un amour profond, pour soulager ses douleurs et l’accompagner au mieux dans sa fin de vie. Elle gardait encore le sourire, elle lui disait sa joie d’avoir vécu, heureuse.

C’était une grande Dame, estimée par tous ceux qui l’ont côtoyée. Dans son métier d’institutrice, elle était « une main de fer dans un gant de velours ». Bon nombre d’anciens collègues et élèves lui vouent une grande estime et garderont en mémoire l’image d’une institutrice exerçant son métier avec passion, gentillesse, humour, et dans lequel elle prônait le sens de l’effort. Elle était une enseignante respectée, dévouée, toujours positive et à l’écoute.

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