Clés pour lire l’évangile de Luc 45. Réjouissez-vous !

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile. Cette semaine, Lc 15, 1-32 du 24e dimanche ordinaire.

45. Réjouissez-vous !

           Il y a plus de joie pour un seul pécheur qui se convertit. (Lc 15, 7)

Cet homme ne peut être du côté de Dieu, car Dieu est du côté des purs ; Dieu est saint, c’est-à-dire séparé et il ne peut être mélangé aux pécheurs. La réponse de Jésus consiste à opposer une autre image de Dieu. Le Dieu de Jésus, c’est celui qui laisse là le troupeau des 99 brebis pour aller chercher la seule, l’unique qui s’est perdue. Le Dieu de Jésus, c’est celui qui fouille la maison de fond en comble pour retrouver la pièce d’argent égarée. Le Dieu de Jésus, c’est celui qui se jette au cou de son fils revenant de ses égarements

Bref, le Dieu de Jésus, c’est un Dieu qui se compromet, un Dieu qui a choisi son camp. « Je ne suis pas venu pour les bien-portants mais pour les pécheurs. » Alors le berger appelle les amis et les voisins, la femme appelle les copines, le père son fils aîné pour se réjouir et faire la fête, « car ton frère était perdu et il est retrouvé. »

Le veau gras et le chevreau

En Palestine, les bovins constituaient une véritable richesse. Ils avaient de nombreuses fonctions : les travaux des champs, le transport, la nourriture (lait, viande) ; ils étaient aussi les victimes de choix pour les sacrifices au temple. L’animal le plus courant était cependant le mouton ou la chèvre dont le troupeau était une sorte de « compte en banque ». On se chauffait avec la laine, on buvait le lait. Dans les circonstances ordinaires, on ne tuait qu’un chevreau ou un agneau. Un mouton sur la table supposait un degré plus élevé dans la joie. Tuer le veau qu’on engraissait pour les grandes occasions était exceptionnel. C’est pourquoi, en français, l’expression « tuer le veau gras » équivaut à : « faire une fête (presque) au-dessus de ses moyens, fêter le retour de quelqu’un ».

Abbé Marcel Villers

Horaire et intentions des messes du 13 au 18 septembre 2019

Vendredi 13 septembre à 20h à Becco : veillée de prière (si vous souhaitez y participer, merci de prendre contact au 0475 27 88 28).

Samedi 14 septembre :

  • à 16h à Theux, Sainte-Joséphine : messe pour les époux Hubert et Pauline Rosseler-Hoge et leur fils Gilbert ;
  • à 16h à Desnié, fête de saint Lambert, patron de la paroisse : messe fondée Alexandre Gonay-Jaspar ; pour Alain Jamar et tous ceux qu’il a aimés ;
  • à 17h30 à Juslenville : liturgie de la parole, pour les paroissiens.

Dimanche 15 septembre :

  • à 10h à Theux : messe pour Maurice Corne et famille, Baltus Broers, Hubert Broers-Vanherf, Julien Archambeau-Burton et les défunts de la famille ; pour Pierre Bertrand et Jeremy ;
  • à 11h15 à Oneux : messe pour les fondations Saint-Georges ;
  • à 11h15 à Hodbomont : messe en l’honneur de la fête de la Sainte Croix.

Mardi 17 septembre à 10h30 à Theux, Sainte-Joséphine : temps d’adoration et de prière.

Mercredi 18 septembre à 9h à Becco : messe à une intention particulière ; pour Léon Houbeau et les familles Houbeau, Englebert, Schwontzen, Mawoit.

Un projet pastoral : ouvrir notre église

Journées du patrimoine. Theux 7-8/09/2019

En ce week-end des Journées du Patrimoine, il est utile de nous intéresser à cette église que nous connaissons bien et qui est un des atouts de Theux en matière de patrimoine et donc de tourisme.

C’est surtout une bonne occasion de réfléchir sur le présent et l’avenir de nos églises. Sur ce sujet, les évêques de Belgique viennent de publier une note importante* que je voudrais vous partager.

Depuis des siècles, ici à Theux depuis plus de 1200 ans, les chrétiens ont construit une église dans chaque ville, chaque village de notre pays. Le paysage de nos cités et de nos campagnes est ponctué par les tours et les clochers des églises et chapelles.

Aujourd’hui, nous devons bien constater que ce réseau de bâtiments d’église se révèle surdimensionné. L’habit hérité du passé est devenu trop large ; il ne correspond plus à la situation réelle de l’Église dans notre société. Certaines églises sont encore bien fréquentées et visitées aujourd’hui. Mais pas toutes, loin de là. D’où la question qui se pose de plus en plus : comment envisager l’avenir de nos églises ?

Pour pouvoir répondre, il faut au préalable se demander quelle est la signification du bâtiment-église ou comment voulons-nous être présents comme chrétiens dans la société ?

« Les églises sont d’abord et avant tout destinées au culte. La communauté des croyants s’y réunit pour la célébration de la liturgie. Mais le bâtiment d’église est aussi le lieu où l’on peut être seul, un lieu de prière personnelle, de silence. S’il ne servait que pour les célébrations, il pourrait rester fermé en dehors de ces heures. Mais ce serait en perdre une signification profonde. Les églises sont des lieux d’accueil dont les portes sont ouvertes. On y entre et on en sort comme on veut. Il ne faut pas de carte de membre. Ce sont des lieux ouverts pour tous, croyants ou non. Des lieux publics, uniques en leur genre. » Ils expriment que l’on ne vit pas seulement de pain.

De plus, « certaines de nos églises font partie de notre patrimoine culturel et historique. Elles contiennent de véritables trésors artistiques. Le bâtiment d’église nous relie aussi aux générations antérieures, à notre histoire et à notre passé. Ici aussi, on constate que le bâtiment est beaucoup plus important que ce qui est strictement nécessaire au culte. »

Bref, le bâtiment d’église est destiné à un cercle plus large que celui de la communauté des croyants. Nos églises sont des lieux ouverts, accessibles à tous. Elles reflètent ainsi la manière dont les chrétiens veulent être présents dans la société. Non pas comme un groupe isolé de personnes aux vues similaires qui se réunissent en un lieu à part.

Comme leur église, les chrétiens sont situés, présents au cœur d’un milieu de vie : la commune, le village, le quartier. Comme leur église, les chrétiens se veulent visibles et accessibles à tous.

C’est d’ailleurs pourquoi à côté des fabriques d’églises, les pouvoirs publics et, en fin de compte, la société financent en grande partie l’entretien et la restauration des églises. Voilà qui nous oblige à faire preuve de responsabilité civile et de loyauté, d’autant que nous ne disposons plus de moyens suffisants. La conséquence coule de source : si nous voulons conserver une église, elle doit être ouverte et accessible.

« Les églises fermées toute la semaine ou seulement ouvertes pour les services liturgiques, n’émettent pas un bon signal. Des raisons de sécurité en sont souvent le motif. Mais ce n’est pas une raison suffisante pour garder l’église fermée. Il vaudrait la peine de mobiliser et de responsabiliser des personnes pour garder leur église ouverte pendant certaines heures de la journée. »

Une église ouverte ne relève pas d’une simple décision d’ordre pratique. Il ne s’agit pas non plus d’une affaire secondaire et purement technique. Il s’agit d’un véritable projet pastoral et même civique. Car il « fait comprendre à tous que l’Église est une maison ouverte et hospitalière où chacun est bienvenu. »

Abbé Marcel Villers

*Les passages entre guillemets sont extraits de : Les évêques de Belgique, « Le bâtiment d’église – Signification et avenir », 27/06/2019. Vous pouvez consulter l’intégralité de ce document sur le site CathoBel, à cette adresse.