24 mai : Dimanche des Médias, soutenons-les !

En période de crise,
les médias d’Église sont essentiels
pour informer, partager et valoriser :
plus que jamais,
ils ont besoin de notre soutien !

Voici la lettre que nous adresse Mgr Jean-Luc Hudsyn, évêque référent pour les Médias : 

Avec la crise sanitaire du coronavirus, nos vies ont été bousculées, comme nos évidences. Notre fragilité s’est affirmée dans bien des domaines.

Plus que jamais, en l’absence de célébrations liturgiques, le rôle des médias d’Église s’est révélé essentiel pour rester à vos côtés, contribuer au partage le plus large des informations, et aider à renforcer la quête de sens afin de découvrir le mystère de Dieu et de notre humanité.

Malgré des conditions de travail rendues difficiles par le confinement, les équipes ont poursuivi inlassablement leur mission pour être encore plus proches de vous et répondre au mieux à vos attentes.

Vous l’imaginez aisément : tout cela a un coût !

Dans l’Église universelle, le dimanche 24 mai sera le « Dimanche des Médias ».

Cette année, plus que jamais, votre soutien, en particulier financier, nous est indispensable !

La crise a entraîné une baisse des rentrées publicitaires du journal Dimanche ; rentrées qu’il nous faut compenser. Pour les radios RCF de Belgique, la mise en place du DAB+ et de la nouvelle radio 1RCF qui couvre l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a également un prix.

Le site CathoBel en collaboration avec les diocèses et la mise en place de l’application ThéoBel réclament aussi des moyens financiers.

Enfin, les retransmissions des messes en radio et en TV comme celle du 19 avril dernier sur la RTBF – qui fut si appréciée – et celle de ce dimanche 24 mai engagent des frais supplémentaires vu les professionnels et bénévoles que cela requiert.

Nous n’avons qu’un objectif : poursuivre et renforcer notre mission d’information, porter des regards chrétiens sur une actualité pour le moins chahutée, favoriser l’ouverture spirituelle de ce monde en mutation.

Merci donc de nous aider par votre don pour faire face aux défis qui sont les nôtres.

Chaque don, même modeste, a son importance !

D’avance, nous vous remercions pour votre soutien.

+ Mgr Jean-Luc Hudsyn,
Évêque référent pour les médias catholiques

Merci de faire un don sur le compte
BE05 7320 2908 3075
Dimanche des Médias CathoBel asbl
Chaussée de Bruxelles 67/2 à 1300 Wavre

Neuvaine à l’Esprit, avec toute l’Église !

Les Évêques de Belgique nous invitent à participer
à une neuvaine (= neuf jours de prière),
entre Ascension et Pentecôte,
avec le rosaire et les prières proposées par le pape François

Le pape François invite les fidèles à prier le rosaire (ou le chapelet) au mois de mai. Cette prière simple reprend les moments centraux de la vie de Jésus et de Marie. En ce temps de crise du coronavirus, nous prions spécialement pour ceux qui souffrent et pour ceux qui aident à soulager cette souffrance.

Les Évêques se joignent à l’appel du pape François et recommandent également les deux prières jointes par le Pape à son appel (voyez les deux prières : prière longue ici et prière courte ici).

Les derniers jours du temps de Pâques, entre l’Ascension et la Pentecôte, sont particulièrement propices pour demander la venue du Saint-Esprit, en union avec Marie, qui était présente au Cénacle avec les apôtres le jour de la Pentecôte. Elle, qui avait déjà été comblée de l’Esprit, notamment au jour de l’Annonciation, n’a pas eu peur de demander à le recevoir encore !

Il nous faut prier pour obtenir la lumière et la force de l’Esprit pour tous ceux qui aspirent à la guérison, à la solidarité et à la paix entre les peuples. Les évêques belges appellent donc les fidèles, pendant la neuvaine de Pentecôte, à être assidus à la prière personnelle ou en famille, comme les Onze autrefois avec la Mère de Jésus dans la chambre haute (ou Cénacle) (cf. Actes 1, 14).

Durant les neuf jours de préparation à la Pentecôte, la prière peut prendre différentes formes.

Le Renouveau charismatique catholique et la Commission nationale catholique pour l’œcuménisme offrent de précieuses suggestions.

CathoBel offrira également des pistes de prière et de réflexion. Voir en particulier cette page.

La Conférence des Évêques de Belgique
12 mai 2020

Le Sanctuaire de Banneux nous propose aussi une neuvaine,
que vous pouvez télécharger ici :
Neuvaine de la Pentecôte 2020

Illustration : mystère de la Pentecôte – plafond du chœur de l’église de Theux

Où et comment suivre la messe en ce jour de l’Ascension ?

Ce jeudi 21 mai, c’est la fête de l’Ascension : Jésus remonte au ciel nous préparer une place. Réjouissez-vous, nous dit-il avant de partir : Je remonte vers le Père et Je vais vous envoyer l’Esprit Saint. Allez dans le monde entier, faites connaître mon amour à toute la création !

Vous trouverez toutes les lectures du jour en cliquant ici.

Télévision (KTO et La Une)

  • Jeudi 21 mai
    • à 10h : messe depuis le sanctuaire de Lourdes (KTO)
    • à 11h : messe en Eurovision : solennité de l’Ascension depuis la cathédrale Saint-Laurent à Lugano (Suisse). Prédicateur: Mgr Valerio Lazzeri, évêque du diocèse de Lugano (La Une)
    • à 18h15 : messe avec les Fraternités monastiques depuis Paris (KTO)

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Lire la suite « Où et comment suivre la messe en ce jour de l’Ascension ? »

Clés pour lire l’évangile de Matthieu. 26. Envoi

Dans cette série hebdomadaire (parution le mercredi matin), nous voulons fournir, cette année, des clés pour ouvrir et apprécier l’évangile de Matthieu. Aujourd’hui, l’évangile du jeudi de l’Ascension, Mt 28, 16-20.

26. L’envoi

Allez ! De toutes les nations, faites des disciples. (Mt 28,19)

La mission consiste à « faire des disciples » parmi tous les peuples. Il y a par le fait même une tension dialectique au cœur même de l’acte missionnaire : il faut, d’une part, annoncer l’évangile à toutes les nations, mais il ne s’agit pas d’une simple proclamation, il faut arriver à « faire des disciples », c’est-à-dire, construire une relation très personnelle avec Jésus. L’évangélisation s’adresse à des individus pour qu’ils deviennent en communion de volonté avec Jésus et son Père.
« Apprenez-leur à observer tout ce que vous ai commandé » (28, 20). Enseigner est pour le missionnaire poursuivre la tâche même de Jésus, le seul véritable Maître.
« Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (28,19). Pour la Bible, le nom, c’est la personne elle-même. Baptiser « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » veut dire que le baptême met en relation vitale avec Dieu, source de mon être et de ma vie. Le baptême fait le disciple et donc un frère, une mère, une sœur de Jésus.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

« Au début de l’Église, on baptisait « au nom de Jésus ». L’expression « au nom de » manifeste qu’un lien personnel est établi entre celui qui invoque et celui qui est invoqué. Le baptisé, dans le cas présent, devient la propriété de celui au nom duquel il est baptisé. La formule trinitaire encore utilisée dans les rites du baptême reflète une prise de conscience plus vive du mystère de Dieu révélé en Jésus-Christ. » (ACEBAC, Les Évangiles, 1983) Être baptisé, c’est entrer dans la communion qui fait la Trinité.

Abbé Marcel Villers

HISTOIRE DES MISSIONS. 7. Adaptation aux cultures (XVIIe s.)

7. La mission, rencontre des cultures (XVIIe s.)

La deuxième stratégie des missionnaires fut celle de l’adaptation. La rencontre et les échanges entre groupes sociaux et cultures différentes entraînent inévitablement métissage et changements culturels : on s’adapte à l’autre. Cela vaut dans les deux sens : le missionnaire, issu du monde latin et européen, va adapter son discours et son action au contexte social comme à la langue des populations. L’accommodation à la religion et à la culture de ces peuples va conduire à certaines formes de cohabitation ou de « baptême » des rites, fêtes et croyances locales au risque du syncrétisme. On adopte dans la liturgie certains gestes et rites significatifs de la culture locale. Et surtout, on apprend et utilise les langues indigènes. On traduit la Bible et le catéchisme. Parmi les premiers missionnaires du Mexique, Pierre de Gand, (Idegem 1480-Mexico 1572), frère franciscain flamand, étudie la langue des Aztèques et compose un catéchisme illustré sous forme de dessins coloriés.

Les Jésuites furent les plus audacieux dans la mise en œuvre de cette stratégie de l’adaptation. N. Standaert a mis en évidence quatre lignes de force de l’action missionnaire menée par les Jésuites au XVIIe siècle : « la politique d’accommodation ou d’adaptation, l’évangélisation à partir d’en haut, la propagation des sciences et techniques occidentales, l’ouverture et la tolérance à l’égard des autres cultures. » (Le Face-à-face des Dieux, Piconrue, 2007, p. 111)

François Xavier inaugura cette nouvelle forme d’action missionnaire par son approche sympathique et admirative de la culture du Japon où il passa trois ans (1549-1551). Roberto de Nobili (1577-1656), jésuite italien, vécut en Inde en adoptant l’habit et les coutumes des moines hindous. Matteo Ricci (1552-1610), jésuite italien, est le représentant le plus connu de cette méthode de l’adaptation qu’il pratiqua en Chine. Adoptant l’habit des lettrés, maîtrisant la langue et la littérature classique chinoises, il présente le christianisme dans les catégories mentales chinoises. Il est présent à la cour de l’empereur où il se distingue par sa science et sa maîtrise des techniques de l’horlogerie, de la cartographie et de l’astronomie. Le plus remarquable, c’est son argumentation rationnelle et non dogmatique, pour persuader les Chinois de la vérité du christianisme. Il approcha ainsi la forme ultime de la rencontre des cultures : le dialogue.

Abbé Marcel Villers