La Faim – Mai-juin 2025

Chaque mois, au long de l’année liturgique, nous vous proposons une reproduction d’une œuvre d’art qui invite à la méditation, à la prière et enrichit le sens de la liturgie célébrée durant la période.

Cette image est affichée à l’église de Theux dans la chapelle du Saint-Sacrement.

Abbé Marcel Villers

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Le pain qui satisfait nos besoins quotidiens, c’est d’abord la nourriture qui restaure nos forces.

Mais cela ne suffit pas à calmer notre faim. C’est que créé par Dieu et pour Dieu, ce dont l’homme a faim et qui peut le faire vivre en vérité, c’est d’éternité, d’absolu.

Jésus est le pain véritable, le pain essentiel, celui qui donne la vie, celui qui comble la faim de l’homme. « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »

Le tableau de Nicolas Poussin (1594-1665), peintre français du XVIIᵉ siècle, intitulé L’Institution de l’Eucharistie fait partie de la série des Sept Sacrements peinte entre 1636 et 1642.

Le Christ, debout, donne la communion aux apôtres. La main droite levée bénit le calice posé sur l’autel derrière le Christ. En présentant le pain et en consacrant la coupe, le Christ institue le sacrement de l’eucharistie. La scène est éclairée par une unique lampe à huile antique à deux flammes. Cet éclairage renforce le ton dramatique de la scène et accentue le mystère de l’eucharistie ; il s’agit aussi de la dernière nuit du Christ.

Ne me retiens pas – Avril-mai 2025

Chaque mois, au long de l’année liturgique, nous vous proposons une reproduction d’une œuvre d’art qui invite à la méditation, à la prière et enrichit le sens de la liturgie célébrée durant la période.

Cette image est affichée à l’église de Theux dans la chapelle du Saint-Sacrement.

Abbé Marcel Villers

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La tentation de retenir Dieu, de mettre la main dessus est constante.
Mais si le Christ est ressuscité, il n’appartient plus à ce monde.

« Il n’est pas ici », disent les anges aux femmes venues au tombeau.

Le Ressuscité appartient au monde de Dieu.
Il échappe à nos prises.
Il ne s’impose pas, mais il ne se laisse pas posséder, ni retenir en ce monde.

Ne me retiens pas.

Cette œuvre de Nicolas Poussin (1594-1665), peintre français du XVIIᵉ siècle, est datée de 1657. On y voit un homme vêtu d’une simple tunique, tenant une bêche sur laquelle il appuie sa jambe droite. Ce jardinier figure le Christ ressuscité apparaissant à Marie-Madeleine. Elle lui ouvre les bras, mais de la main gauche, le Christ fait un geste de doux refus : « ne me retiens pas » (Jn 20,17). L’arrière-plan présente un affleurement rocheux et l’entrée (sur la droite) d’un tombeau, renforçant le cadre biblique de la résurrection. Un ciel serein avec de doux nuages ajoute à l’atmosphère tranquille mais émotionnellement intense de la scène.

La substitution, prix de notre salut – Avril 2025

Chaque mois, au long de l’année liturgique, nous vous proposons une reproduction d’une œuvre d’art qui invite à la méditation, à la prière et enrichit le sens de la liturgie célébrée durant la période.

Cette image est affichée à l’église de Theux dans la chapelle du Saint-Sacrement.

Abbé Marcel Villers

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Pour Jésus, faire renaître cette femme par-delà la mort, celle de son péché et celle qu’on veut lui infliger, c’est prendre le risque de subir lui-même le châtiment prévu : la lapidation. En pardonnant, il accepte de prendre sur lui le supplice destiné à cette femme. Il consent à sa propre mort pour qu’elle vive, pour que nous vivions. Cette résurrection de la femme nous prépare à entrer dans la Grande Semaine, celle de la Passion et de la Mort de Jésus. « C’est pour nous et notre salut qu’il souffrit sa Passion. » Tel est le prix du pardon, le prix du salut !

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Ce tableau a été peint en 1653 par Nicolas Poussin (1594-1665), peintre français du XVIIᵉ siècle, pour le grand jardinier de Louis XIV, André Le Nôtre. A l’arrière-plan, au centre de la scène, on remarque la femme à l’enfant, figurant la Loi nouvelle et vivante : « vous aimerez votre prochain comme vous-même ». Cette jeune femme est le contrepoint parfait des Pharisiens accusateurs. Elle procède bien sûr du type de la Vierge à l’Enfant mais aussi de l’allégorie de la Charité. La femme adultère aux pieds du Christ attend la mort pour prix de son péché. Le Christ la montre aux Pharisiens, parmi lesquels les uns s’inclinent pour lire la sentence écrite à terre, les autres murmurent entre eux, d’autres s’éloignent confus et irrités.

Tu es Pierre – Février 2025

Chaque mois, au long de l’année liturgique, nous vous proposons une reproduction d’une œuvre d’art qui invite à la méditation, à la prière et enrichit le sens de la liturgie célébrée durant la période.

Cette image est affichée à l’église de Theux dans la chapelle du Saint-Sacrement.

Abbé Marcel Villers

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« Pour toi, qui suis-je ? »

« Tu es le Messie, le Christ, le Fils du Dieu Vivant. »
La réponse de Pierre est celle de toute l’Église et définit la foi chrétienne.

L’Église, c’est l’assemblée des croyants qui reconnaissent en Jésus
« le Messie et le Fils du Dieu Vivant ».

« Ce n’est pas la chair et le sang qui peuvent nous révéler cela. »

Notre foi, celle de l’Église, se fonde sur la foi de Pierre, cette foi dont Jésus affirme :
« sur cette pierre je bâtirai mon Église ».

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Nicolas Poussin (1594-1665) réalise une série de tableaux intitulée Les Sept Sacrements, peinte à Rome et en partie à Paris entre 1636 et 1642. Sur le tableau ci-dessus, intitulé L’Ordre, le Christ, habillé de pourpre, donne les clefs du Royaume à Pierre, entouré des apôtres. Les clefs sont de deux couleurs, or et argent, symbolisant le pouvoir spirituel et temporel des papes. Les apôtres représentent une galerie de figures dont le dernier membre à droite est Judas, qui en sera bientôt exclu. Poussin place la scène dans un décor champêtre et fait correspondre à chaque apôtre un arbre. Le dernier arbre, celui de Juda, est mort.