Horaire et intentions des messes du 5 au 11 décembre 2025

Samedi 6 décembre à 17h30 à Juslenville : Adal.

Dimanche 7 décembre à 10h à Theux : messe fondée Boniver ; pour les défunts du mois écoulé et leurs familles ainsi que pour Nicole Lepièce.

Mardi 9 décembre à 9h à Oneux : messe aux intentions des paroissiens et de leurs familles.

Mercredi 10 décembre à 9h (Laudes à 8h45) à Becco : messe pour l’abbé André Deblon, ancien curé de la paroisse, à l’occasion du 20ème anniversaire de son décès.

HOMÉLIE DES DIMANCHES D’AVENT Theux 2025

Premier dimanche d’Avent 2025

Est-ce que nous savons attendre ? Et si oui, qu’attendons-nous ?
Que tout continue comme maintenant ou que les choses changent ?
Attendre le Seigneur, c’est veiller, donc agir et non dormir ; c’est faire venir le Royaume dont il a annoncé la venue.

Lève-toi, il est temps. L’heure est venue de sortir de notre torpeur, écrit saint Paul, de notre train-train habituel. Mettons-nous en marche sur les chemins de la justice où le Seigneur nous précède.
Il est le Prince de la Paix ;
le libérateur des captifs ;
l’étranger venu frapper à notre porte ;
l’enfant de Dieu que tous nous sommes.

Ce sont les quatre thèmes que nous méditerons en ce temps d’Avent, autant de réalités de notre aujourd’hui : la guerre, les otages, les migrants rejetés, les enfants abusés ou refusés.

Veillez. Tenez-vous prêts, nous dit l’évangile.
Sortez de votre sommeil, proclame Saint Paul.
Quant au prophète Isaïe, il incite à miser sur la paix : De leurs épées, ils forgeront des socs de charrue, on ne s’entrainera plus pour la guerre.

Cet enjeu est plus actuel que jamais. En 2024, on a dénombré 61 conflits dans le monde, dont 18 guerres : Ukraine, Gaza, Soudan, Congo, etc.

Pouvons-nous rester passifs ?
Non. Lève-toi, il est temps. Ce sera notre mot d’ordre pour ce temps de l’Avent. Mais vous me direz : que voulez-vous que j’y fasse ? comment puis-je, moi seul, changer les choses ?

Cette résignation, ce constat d’impuissance, nous le partageons aisément.  Mais ce n’est pas une fatalité comme le démontre par son action Ella Mindja, jeune catholique congolaise, originaire du Sud-Kivu, pour qui «la guerre est une réalité qui l’accompagne depuis l’enfance».

Depuis près de trente ans, des groupes armés s’affrontent dans l’Est du Congo. Et les femmes paient le prix le plus lourd. Elles sont violées, déplacées, réduites au silence. Mais, dans ce chaos, elles ne sont pas que des victimes. Elles sont surtout et souvent des actrices essentielles de survie. Ce double héritage – la douleur et la résistance – a forgé la vocation d’Ella Mindja : faire du droit une arme pacifique. Elle a choisi les études de droit et est devenue avocate militante. Des villages de Bukavu aux tribunes de l’ONU, Mindja a porté la voix des femmes congolaises, elles qui refusent la résignation.

Pour elle, la paix ne se décrète pas; elle se construit avec celles qui ont survécu. La paix véritable naît de la vie quotidienne, de la survie, de la solidarité. En ce sens, la femme congolaise est la première diplomate de la paix. Car les femmes continuent de croire à la possibilité d’un lendemain. Elles sont veuves, mères, orphelines, mais debout.

Aux jeunes filles congolaises qui grandissent dans la peur, Mindja adresse ce message: «La volonté de Dieu ne nous conduit jamais là où sa grâce ne peut nous soutenir. Vous avez déjà montré une force extraordinaire. C’est à vous maintenant de bâtir, pierre après pierre, le pays que nous voulons». La paix n’est pas un rêve abstrait, mais un travail quotidien, une conversion du regard et des structures;

Et nous, alors ? Que pouvons-nous faire ?. Là où nous sommes, devenir des instruments de paix comme le propose la prière de saint François d’Assise.

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix !
Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a discorde, que je mette l’union.
Là où il y a désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Abbé Marcel Villers

Lève-toi, il est temps – Premier dimanche de l’Avent 2025

Que la paix règne dans tes murs !

(Psaume 121, 7)

 

 

De leurs épées,
ils forgeront des socs de charrue,
et de leurs lances, des faucilles.

On ne lèvera plus l’épée
nation contre nation,
on ne s’entraînera plus à la guerre
.
 (Isaïe, 2, 4)

 

 

 

 

« Range ton épée » est une parole adressée aux puissants de ce monde, à ceux qui dirigent le destin des peuples : ayez l’audace du désarmement !

La paix naît de la communion, et non de la dissuasion. Du dialogue, et non de l’ultimatum. C’est une audace, celle de déposer son arme – le désarmement, précisément – qui est plus que jamais exigée des puissants d’aujourd’hui. Aucune idée, aucune foi, aucune politique ne nous autorise à tuer.

Courage, allez de l’avant. Le Seigneur crée et répand la paix à travers ses amis qui l’ont dans leur cœur, qui deviennent à leur tour des pacificateurs, des instruments de sa paix. »

Léon XIV, Veillée pour la paix, 11-10-2025

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Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix !

Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.

Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.

Là où il y a discorde, que je mette l’union.

Là où il y a désespoir, que je mette l’espérance.

Là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

François d’Assise

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P.S. L’illustration est une reproduction d’un tableau de Breughel l’Ancien, La chute des anges rebelles, daté de 1562.

SOURCES : 162 A LA VIERGE DE LA PAIX

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement. En ce temps de l’Avent, c’est le Prince de la Paix que nous attendons.

Vierge de la Paix

« Prie avec nous, Femme fidèle, sein sacré pour le Verbe.
Apprends-nous à écouter le cri des pauvres et de la mère Terre,
attentifs aux appels de l’Esprit dans le secret du cœur,
dans la vie de nos frères, dans les événements de l’histoire,
dans les gémissements et les réjouissances de la création.
Sainte Marie, mère des vivants,
femme forte, affligée, fidèle,
Vierge épouse près de la Croix
où l’amour se consomme et où jaillit la vie,
sois le guide de notre engagement dans le service.

Apprends-nous à nous arrêter avec toi près des croix innombrables
où ton Fils est encore crucifié,
où la vie est le plus menacée ;
à vivre et à témoigner de l’amour chrétien
en accueillant en chaque homme un frère ;
à renoncer à l’égoïsme aveugle
pour suivre le Christ, véritable lumière de l’homme.

Vierge de la paix, porte de l’espérance certaine,
accueille la prière de tes enfants ! »

Léon XIV, Veillée de prière pour la paix, 11/10/2025