Grâce et paix pour l’an 2026 !

Que le Seigneur te bénisse et te garde !

Qu’Il fasse pour toi rayonner son visage !

Que le Seigneur te découvre sa face,

Te prenne en grâce et t’apporte sa paix !

(extrait de la première lecture de ce jour, du Livre des Nombres, 6, 24-26)

En ce premier jour de l’an -« an de grâce », disait-on jadis-, que chaque visiteur de ce site accueille ces voeux de paix et de grâce avec le coeur d’un enfant qui s’émerveille des cadeaux qu’il reçoit !

En ce jour, qui est aussi la Journée internationale de la paix, écoutons notre pape Léon XIV (vous trouverez son message en cliquant ici) qui nous demande de prier pour une paix désarmée et désarmante : paix dans notre coeur, dans nos familles, là où nous habitons et travaillons, dans nos paroisses et diocèses, dans notre pays et dans le monde.

Enfin, l’Église fête aujourd’hui sainte Marie, mère de Dieu, celle qui retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur (Lc 2,19). Marie, à la fois, nous enseigne à prier et nous demande de prier, lors de toutes ses apparitions : oui, prions La de nous enseigner à vivre en frères et soeurs, enfants d’un Père qui nous aime tant !

Sainte, paisible et
heureuse année de grâce 2026 !

P.S. Pour rappel, la Marche pour la Paix, organisée par la communauté Sant’Egidio, a lieu ce jeudi 1er janvier à Liège : voyez cet article pour connaître les détails.

Voici le signe qui vous est donné : un enfant – Homélie de Noël 2025

Homélie pour la messe du jour de Noël 2025 à Theux

inspirée par l’homélie du pape François à Bethléem 25/05/2014

Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous.

Pour le croire, un signe nous est donné par les anges dans la nuit : Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.

 La première image de lui-même que Dieu a voulu donner aux hommes, c’est celle d’un bébé dans une mangeoire.

« Oui, les enfants sont un signe. Signe d’espérance, signe de vie, mais aussi, comme disait le pape François, signe « diagnostic » pour comprendre l’état de santé de notre société. Quand les enfants sont accueillis, aimés, défendus, protégés, le monde est plus humain. »

En ce temps de Noël, les Anges nous répètent : Voici le signe qui vous est donné, cherchez l’enfant…

L’enfant, les enfants, qu’en avons-nous fait, qu’en faisons-nous ?

Nous pensons tous que l’enfant est devenu roi dans notre société.

Roi à l’école, où il est au centre de toutes les attentions.

Roi dans la rue, où les marques rivalisent de combines séductrices pour l’inciter à acheter, consommer, réclamer, exiger.

Roi surtout dans la famille, Petit Prince d’un couple parental qui l’a longuement attendu, ardemment espéré, pieusement rêvé et qui veut son bonheur à tout prix.

Enfant-roi ou tyran ? Enfant choyé ou gâté ?

Avec Noël, c’est bien l’enfant que nous mettons au centre, celui de la crèche, celui des cadeaux.

L’enfant, les enfants, qu’en avons-nous fait, qu’en faisons-nous ?

Le sort de l’enfant dans notre société est un signe.

« Un signe « diagnostic », disait le pape François, pour comprendre l’état de santé d’une société. Quand les enfants sont accueillis, aimés, défendus, protégés, la société est meilleure, le monde est plus humain. »

Que penser alors de cette chute de la natalité dans la plupart des pays européens ? Les jeunes ménages hésitent à avoir des enfants. « Un enfant coûte cher, dérange les habitudes, bouleverse les plans de carrière, bref introduit du désordre dans un monde obsédé par l’optimisation et le bien-être. Mais c’est précisément ce désordre qui sauve ! L’enfant nous arrache à notre égocentrisme pour nous faire pénétrer l’amour absolu. » (LLB)

Devenir parent, c’est faire un saut dans le vide comme saint Joseph. Car l’avenir est incertain et même sombre pour beaucoup de jeunes.

L’enfant est signe de vie et d’espérance. L’enfant est l’avenir de l’homme comme le titre un livre récent*.

Dans notre monde qui a développé les technologies les plus sophistiquées, il y a encore de nombreux enfants qui sont abandonnés, rejetés. De nombreux enfants sont exploités, maltraités, réfugiés, parfois noyés dans les mers, spécialement dans les eaux de la Méditerranée ou tués sous les bombes à Gaza et en Ukraine. De tout cela, nous avons honte aujourd’hui devant Dieu, ce Dieu qui s’est fait Enfant.

« Voici le signe qui nous est donné : vous trouverez un enfant… Peut-être cet enfant pleure-t-il ! Il pleure parce qu’il a faim, parce qu’il a froid, parce qu’il veut rester dans les bras. Aujourd’hui également, les enfants pleurent, ils pleurent beaucoup, et leurs pleurs nous interpellent. »

Ce soir, ces jours-ci, prenons le temps de contempler la crèche en nous demandant : qui sommes-nous devant l’Enfant Jésus ? Qui sommes-nous devant les enfants d’aujourd’hui ?

« Sommes-nous, comme Marie et Joseph, qui accueillent Jésus et en prennent soin avec amour ? Ou bien sommes-nous comme Hérode, qui veut l’éliminer ? Sommes-nous comme les bergers, qui vont en hâte l’adorer ? »

Voici le signe qui nous est donné : un enfant. Puisse-t-il nous guider tout au long de l’année nouvelle !

Et surtout, souvenez-vous : Il n’y avait pas de place pour lui dans la salle commune. En trouvera-t-il une dans notre cœur, notre vie ?

Abbé Marcel Villers

*Aziliz Le Corre, L’Enfant est l’avenir de l’homme, Albin Michel, 2024

Lève-toi, il est temps – 4ème dimanche de l’Avent 2025

L’enfant vient de l’Esprit Saint !

(Matthieu 1, 20)

 

 

Tu lui donneras le nom de Jésus,
c’est-à-dire :
« le Seigneur sauve ».

(Mt 1,21)

 

 

« La révélation de Dieu à Moïse est claire : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte. J’ai entendu son cri devant ses oppresseurs ; oui, je connais ses angoisses. Je suis descendu pour le délivrer » (Ex 3, 7-8.10). La prédilection de Dieu pour les pauvres et le désir d’écouter leur cri trouve en Jésus de Nazareth sa pleine réalisation. Dans son incarnation, il « s’est dépouillé prenant la condition d’esclave ; devenant semblable aux hommes » (Ph 2, 7). De notre foi au Christ qui s’est fait pauvre, et toujours proche des pauvres et des exclus, découle la préoccupation pour le développement intégral des plus abandonnés de la société. La charité envers les nécessiteux est une expression concrète de la foi dans le Verbe incarné. »

Léon XIV, Dilexi te, 4/10/2025

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Ô Emmanuel,

Roi qui portes la loi nouvelle,

Espérance des nations

et Sauveur de tous les peuples,

toi notre Dieu, ne tarde plus,

viens, Seigneur, viens nous sauver !

Antienne de l’Avent

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P.S. L’illustration, intitulée Jésus au terme de l’Alliance, est de l’artiste Sieger Köder et date de 2014.

Lève-toi, il est temps – 3ème dimanche de l’Avent 2025

Le Seigneur protège l’étranger !

(Psaume 145, 9)

 

 

Ne gémissez pas les uns
contre les autres…

Le Juge est à notre porte.

(Jc 5, 9)

 

 

« L’expérience de la migration accompagne l’histoire du Peuple de Dieu. Abraham part sans savoir où il va ; Moïse guide le peuple en pèlerinage à travers le désert ; Marie et Joseph fuient en Égypte avec l’Enfant… l’Église a toujours reconnu dans les migrants une présence vivante du Seigneur qui, au jour du jugement, dira à ceux qui seront à sa droite : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25, 35). Le migrant, le réfugié, n’est pas seulement un problème à affronter, mais un frère et une sœur à accueillir, à respecter et à aimer, une occasion que la Providence nous offre pour contribuer à la construction d’une société plus juste, une démocratie plus accomplie, un pays plus solidaire, un monde plus fraternel et une communauté chrétienne plus ouverte, selon l’Évangile. Là où le monde voit des menaces, l’Église voit des fils ; là où l’on construit des murs, elle construit des ponts. Elle sait que dans tout migrant rejeté, le Christ lui-même frappe à la porte de la communauté. »

Léon XIV, Dilexi te, 4/10/2025

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Ô Jésus, Toi qui as marché sur les routes poussiéreuses,
exilé dès Ta naissance,
je Te cherche au cœur des migrants et réfugiés.

Toi, l’Hôte divin, ouvre-leur une terre d’espérance.
Dans l’errance de leur exil, sois leur étoile,
leur pain, leur maison éternelle.

Ô Marie, Mère des exilés,
toi qui as fui en Égypte avec ton Enfant,
enveloppe les réfugiés de ton manteau.

Ô Jésus,
que chaque larme d’exil devienne une perle dans ton royaume,
chaque prière un pont vers Ta paix,
jusqu’à ce que les migrants reposent en Toi.
Amen
.

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P.S. L’illustration est signée He Qi (XXIème siècle) et s’intitule La fuite en Égypte.