Rester jeûne

Quand le carême se fait humour, le jeûne passe beaucoup mieux 😉 !

 

https://youtu.be/m9ZFWvmNgKE

Unité pastorale "Paliseul Saint-Joseph"

L’homme ne vit pas seulement de pain.

Évangile selon saint Luc, chapitre 4, verset 4

Le jeûne interroge. Et c’était déjà le cas au temps de Jésus.
Dans ce court film de fiction, Sophie nous communique sa joie et son énergie pour nous encourager à oser l’expérience du jeûne.
Nous vous invitons à partager cette vidéo et surtout à nous donner votre expérience, vos questions : laissez-nous un commentaire ou posez-nous vos questions en direct sur Facebook le mardi 12 mars à 17h30.
Bon film et, si vous le voulez, bon jeûne !

Pour en savoir plus : https://journal.retraitedanslaville.org

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La dernière Cène, à la lumière de Léonard de Vinci – Carême 2019

Wikimedia CC0

Sous le titre La Dernière Cène à la lumière de Léonard de Vinci, Mgr Jean-Pierre Delville propose une lettre nouvelle pastorale adressée à tous les diocésains. Elle fait le lien entre l’actualité de l’Église catholique, l’œuvre et la pensée du peintre italien et le message de la Semaine sainte.

Le contenu du document s’inspire des textes bibliques de la Dernière Cène de Jésus avec ses disciples, mis en scène par Léonard de Vinci dans son œuvre universellement connue. Le peintre montre que la trahison bouscule le groupe des disciples, écrit l’évêque de Liège. Cela me fait penser à la situation actuelle de l’Église et du monde. Cela éclaire mon aujourd’hui et cela me donne une espérance pour demain.

En mettant l’accent sur la trahison de Judas, Mgr Delville parle aussi des trahisons dont certains membres de l’Église se sont rendu coupables, en salissant l’image de cette Église : Beaucoup de gens, à juste titre, se sont scandalisés de ces abus, ont relevé la traîtrise de certains ministres de l’Église et ont critiqué celle-ci. (…) Beaucoup de chrétiens se sont aussi sentis questionnés dans leur foi et dans leur appartenance ecclésiale. L’Église est-elle pour autant en fin de vie et condamnée à l’extinction ?

Mgr Delville répond à cette question par la négative en indiquant le chemin qui va du Jeudi saint au Dimanche de la Résurrection…

Le document PDF est téléchargeable en français (cliquez ici) et en allemand (cliquez ici).


En version papier, la lettre pastorale sera disponible à la librairie Siloë (Rue des Prémontrés 40 à 4000 Liège). Les commandes groupées peuvent être faites aussi par téléphone au 04/223.20.55 ou par email info@siloe-liege.be.

Les coûts sont les suivants :
De 1 à 20 exemplaires : 1,50 € pièce. Plus de 20 exemplaires : 1,20 € pièce.


Illustration : Wikimedia CC0

Aller plus profond

Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre.
Combien de chrétiens, combien de pasteurs, combien de missionnaires arrivent au même constat ! Après avoir dépensé tant d’énergie et donné tout leur temps, combien d’entre nous se disent : « Nous avons tant peiné et sans succès. »

Dans notre Église, notre paroisse, que d’efforts, que d’engagements, des prêtres bien sûr, mais surtout des fidèles, qui s’investissent énormément, que ce soit dans la liturgie, je pense aux chorales, à l’accompagnement des personnes en deuil et à la célébration des funérailles, aux baptêmes, à la catéchèse des enfants et de plus en plus de leurs parents.
Et pourtant…

La foi semble en disparition, l’Église, nos assemblées en tout cas, vieillissent. Alors, après nous, quelle relève ? Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre. Nombreux sont celles et ceux qui succombent au découragement et se replient sur eux-mêmes ou vont voir ailleurs.

Avancez au large, et jetez les filets. Voilà ce que Jésus nous répond aujourd’hui. Mais à quoi cela peut-il servir ? N’avons-nous pas peiné toute la nuit sans rien prendre ? Voilà que Jésus demande d’aller au large qu’on peut aussi traduire par « aller plus profond. »

À nous qui sommes, en ces temps d’amenuisement, tentés de nous tourner et retourner sur nos problèmes – comment maintenir notre communauté en vie, notre assemblée du dimanche– Jésus commande d’aller au large, c’est-à-dire prendre distance, sortir.

Aller au large, c’est aussi et peut-être surtout aller « plus profond ». Autrement dit, notre vision –souvent amère ou découragée de la situation de l’Église, de la foi- est trop superficielle. Il y faut un autre regard, aller « plus profond » et donc approfondir les choses, en commençant par notre foi. La première évangélisation à organiser, c’est la nôtre.
Allez au large, allez plus profond.

Pierre fait confiance à Jésus, il le croit sur parole. Sur ton ordre – sur ta parole – je vais jeter les filets. Et c’est de nuit, dans l’obscurité, sans avoir un quelconque indice que Jésus a raison. Croire sur parole, espérer contre toute espérance à courte vue, voilà ce que Jésus nous demande, à nous aussi. Et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. Voilà ce qui nous est promis si notre foi rejoint la confiance de Pierre.

Hier, c’était l’Église qui, comme une mère, portait les fidèles ; aujourd’hui, c’est le grand renversement : c’est aux chrétiens de porter leur mère, l’Église, et d’inventer son avenir dans nos villes et villages. Sans ces hommes et ces femmes qui s’engagent à votre service et au service de l’Église, on ne peut donner cher de l’avenir de nos paroisses. On sait qu’en-deçà d’un certain nombre de personnes, il n’y a plus les ressources suffisantes pour faire vivre une paroisse, et même célébrer dignement une messe.

De plus, c’est une autre figure de l’Église qui se dessine quand les fidèles laïcs ne sont plus de simples collaborateurs du clergé, mais coresponsables de l’être et de l’agir de l’Église. Non plus être portés par le curé, les prêtres, mais prendre soi-même en charge la triple mission des chrétiens : rendre proche l’Évangile parmi nos concitoyens ; assurer la présence de l’Église dans l’espace social par l’annonce, la célébration et le service ; veiller à la communion avec les autres communautés et paroisses de notre commune.

Aujourd’hui, face à cette mission, cette lourde responsabilité, écoutons ce que le Seigneur nous dit, comme à Simon, comme à Isaïe, comme à saint Paul, il nous dit : Soyez sans crainte ! N’ayez pas peur ! Avancez au large, et jetez les filets.

Sans oublier que ce ne sont pas « nos barques et nos filets », nos œuvres seules qui prennent les hommes, mais la foi et la Parole du Maître. Alors laissant tout, leur passé et leur présent, ils le suivirent vers demain, l’avenir.

Abbé Marcel Villers
Homélie pour le 5° dimanche ordinaire de l’année C (Lc 5,1-11)
Theux, le 10 février 2019

 

Photo du lac de Tibériade (https://elwinra.wordpress.com/2014/04/03/le-lac-de-tiberiade-le-lac-de-kinneret-mer-de-galilee/)

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