Assomption 2021 (2) : messe à Juslenville

Marie,
Nous voici devant toi avec nos joies,
nos désirs d’aimer et d’être aimés.

Nous voici avec le poids des jours,
avec nos misères,
nos violences et nos guerres.

Mais l’amour est plus fort que tout :
nous croyons qu’il existe encore,
car l’amour vient de Dieu.

Nous t’en prions :
que nos maisons soient habitées
de simples gestes
de fraternité et de bonté,
de confiance,
de bienveillance et de générosité !

Que les familles et les nations
s’ouvrent au partage,
au pardon et à la réconciliation !

Marie, intercède pour la famille humaine,
soutiens les efforts de ceux qui travaillent
pour la justice et la paix.

Accorde-nous la grâce d’être fidèle à l’Évangile
et de porter du fruit qui demeure.

Amen !

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Assomption 2021 : Le soleil de la résurrection

Au cœur de l’été, nous célébrons aussi le mystère pascal, celui concernant notre destinée personnelle.

La Vierge Marie, fille de notre race, est fêtée le 15 août aussi bien dans les Églises orthodoxes que catholiques. En Orient, les Orthodoxes parlent de Dormition de la Vierge Marie, les Catholiques parlent d’Assomption. Mais il s’agit de la même foi en la victoire du Christ sur la mort.

Dans son tableau peint à Florence en 1314 (voir l’ensemble ci-dessus), Giotto (1266/67 – 1337), au sommet de son art, s’inspire des sources byzantines puisées dans les apocryphes. Selon ces écrits, un ange annonce à Marie sa mort, paisible comme un endormissement, d’où vient le terme Dormition. Pour y assister, les apôtres, en mission dans le monde, sont amenés par des anges. Au moment de l’endormissement, l’âme de Marie quitte son corps.

À cet instant, le Christ apparaît. Il prend dans ses bras l’âme de Marie, représentée par un bébé, et l’amène dans le Royaume de Dieu. Ensuite, les apôtres célèbrent les obsèques de Marie, puis les anges emmènent le corps de Marie au Paradis où son corps retrouve son âme.

Abbé Marcel Villers

P.S. 1 Pour les horaires des messes de l’Assomption, cliquez ici

P.S. 2 Ce texte expliquant l’illustration du peintre Giotto fait partie d’une série de 12 commentaires que l’abbé Villers rédige, tout au long de cette année : la reproduction de chaque tableau est successivement présentée dans l’église de Theux. Ces reproductions et textes peuvent ensuite être mis à disposition d’autres églises. Pour en savoir plus, prenez contact avec l’abbé Villers par courriel.

Assomption 2021 : Marie, apprends-nous à aimer !

Vous souhaitez participer à la vie paroissiale
pour cette fête de l’Assomption,
dimanche 15 août ?

Soyez les bienvenus !

Voici nos propositions :

  • lundi 9 août
    • à 20h : répétition des chants pour la messe du 15 août (à Juslenville) au Cercle Saint-Augustin à Juslenville (tout près de l’église du même nom)
  • samedi 14 août
    • à 17h30 : départ de l’église de Becco pour le pèlerinage à pied vers Banneux (prévoir chaussures et vêtements de marche en fonction du temps !)
    • à 20h : messe de l’Assomption à la chapelle Saint-François au sanctuaire de Banneux
  • dimanche 15 août
    • à 10h : messe solennelle de l’Assomption à l’église Saint-Augustin à Juslenville (attention, pas de messe à Theux ce jour-là !)

Pour voir des photos de 2020 : 

 

 

 

P.S. Merci à Jean-François Kieffer pour ses jolis dessins : la Visitation en entête, l’Assomption ci-contre.

 

Comme chaque année, la collecte du 15 août sera consacrée à Caritas Secours.

Les inondations n’ont fait que renforcer cruellement le besoin d’aide de tant de nos concitoyens…

Merci pour votre générosité, soit lors de la collecte, soit par un virement sur le compte de Caritas Secours Liège au n° BE04 2400 8007 6231 avec la communication: 15/08/21.

Infos
: Régine Kerzmann – 0486 26 23 21 et www.caritassecoursliege.be.

ART ET FOI. Nativité de saint Jean-Baptiste 24 juin

SAINT JEAN-BAPTISTE

Prophète, précurseur et martyr. Sa naissance (seule avec celle de Jésus et Marie) est fêtée le 24 juin, solstice d’été (Noël d’été), six mois avant celle de Jésus, solstice d’hiver.
Son martyre ou sa décollation est fêté le 29 août, date de la dédicace, au VIe s., de la basilique qui lui est consacrée à Sébaste, près de Naplouse, en Palestine.

Description du panneau

Vêtu de poils de chameau, signe d’ascèse, il désigne, en Jésus, l’Agneau de Dieu qui tient la croix ornée de l’étendard de la victoire pascale. C’est lui, par sa mort et sa résurrection, qui est la clé du livre des Écritures ou Ancien Testament dont Jean est le dernier prophète. Il tient un bâton ou un roseau (allusion à Mt 11,7) terminé par la croix à laquelle il participe par son martyre.
Jean est le fils de Zacharie et d’Élisabeth, cousine de Marie selon saint Luc. Sa naissance miraculeuse est annoncée par l’ange Gabriel qui le désigne comme le précurseur « devant préparer au Seigneur un peuple capable de l’accueillir. » (Lc 1, 17) Jean est le témoin par excellence qui annonce la venue du Messie et désigne, à ses disciples, Jésus comme l’Agneau de Dieu. (Jn 1,19-37) C’était au désert où Jean vit comme un ascète, peut-être initié à cette discipline dans les communautés juives du désert, comme celle de Qumrân.
Au bord du Jourdain, Jean pratique un rite nouveau d’ablution (Mt 3,13-17) : le baptisé ne se plonge pas seulement lui-même dans l’eau, mais reçoit l’eau et le pardon des mains d’un maître, dont il se reconnaît ainsi le disciple et qui agit au nom de Dieu. (Missel de l’Assemblée chrétienne, Bruges, 1964)

Pour la tradition chrétienne, Jean est le dernier prophète (Mt 11, 9-10), celui qui annonce la réalisation des temps messianiques tant prédits par l’Ancien Testament dont il achève le cycle. Cela explique l’effacement de Jean au profit de Jésus à qui il cède ses disciples. Précurseur, prophète, ascète, baptiste, Jean est aussi martyr. Pour avoir reproché à Hérode son immoralité, il est exécuté par décapitation et sa tête offerte à la fille d’Hérodiade. (Mc 6, 14-29)
Au IVe s., on mentionne un tombeau de saint Jean-Baptiste à Sébaste, en Cisjordanie actuelle et un autre, notamment, avec la relique de sa tête dans la Grande mosquée des Omeyyades de Damas construite, à partir de 705, sur une basilique byzantine dédiée à Jean-Baptiste.
Les feux de la saint Jean peuvent être une survivance des fêtes païennes du solstice d’été, mais s’accordent bien avec cette sentence de Jésus : « Jean était une lampe qui brûle et qui luit. » (Jn 5,35)

Jean-Baptiste appartient à deux cycles, celui de l’Incarnation et celui de la Passion. Au plafond de la nef de l’église, il occupe la première place de l’ensemble du programme iconographique de la Rédemption : son martyre annonce, en effet, celui de Jésus.

Abbé Marcel Villers
Illustration : panneau de l’église Theux 1630