Pour animer la vive flamme de l’Espérance ! – Retraite à Banneux

Retraite de l’Avent
prêchée par
Sœur Marie-Emmanuel Van Den Broek
auteur de Osons l’Espérance, ancienne prieure à Banneux

du vendredi 28 (18h30) au dimanche 30 (15h) novembre 2025

En pratique : 

Prieuré Regina Pacis, des Frères de Saint-Jean à Banneux
GPS : Rue de l‘Esplanade 39, parking D
Inscription : hotellerie.banneux@stjean.com

SOURCES : 161 DONNER, C’EST RECEVOIR

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement.

Donner, c’est recevoir

Commentant la rencontre de Jésus avec le jeune homme riche et le « trésor dans le ciel » réservé à ceux qui donnent leurs biens aux pauvres (Mt 19, 21), saint Augustin met dans la bouche du Seigneur les paroles suivantes :

« J’ai reçu la terre, je donnerai le ciel ;

J’ai reçu des biens temporels, je rendrai des biens éternels ;

J’ai reçu du pain, je donnerai la vie ;

J’ai reçu l’hospitalité, mais je donnerai une maison ;

On m’a visité quand j’étais malade, mais je donnerai la santé ;

On est venu me voir en prison, mais je donnerai la liberté.

Le pain que vous avez donné à mes pauvres a été consommé ;

Le pain que je donnerai vous rassasiera, sans jamais s’épuiser.

 

Le Très-Haut ne se laisse pas vaincre en générosité

Envers ceux qui le servent dans les plus démunis :

Plus grand est l’amour pour les pauvres,

Plus grande est la récompense de Dieu. »

Saint Augustin, Sermons sur les psaumes.

AUGUSTIN D’HIPPONE (354-430), converti au christianisme par saint Ambroise de Milan, retourne en Afrique du Nord et y devient prêtre, puis évêque. Il a composé une œuvre immense de théologien comme de prédicateur. Il eut une influence prépondérante dans la pensée chrétienne occidentale.

CLÉS POUR LIRE LUC : SOUVIENS-TOI DE MOI !

Clés pour lire l’évangile de Luc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile. Cette semaine, Lc 23, 35-43 du 34e dimanche ordinaire, fête du Christ Roi.

Souviens-toi de moi !
Avec moi, tu seras dans le Paradis. (Lc 23, 43)

Aujourd’hui, comme il y a vingt siècles, face à Jésus crucifié, on peut distinguer quatre attitudes. « Le peuple restait là à observer » (23, 35). Stupéfait ou résigné, il regarde, sans rien dire. « Les chefs ricanaient : il en a sauvé d’autres, qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Elu » (23, 35). Ses prétentions sont dérisoires et son Royaume, un rêve. Restent moqueries et ricanements. « L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : Sauve-toi toi-même et nous aussi ! » (23, 39). Injure ou plutôt cri de désespoir, de révolte de tous les écrasés de l’histoire.

Vient le bon larron : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume » (23, 42). Aucune résignation, aucune révolte. Il accepte son sort, ne demande pas de miracle, mais simplement, il prie Jésus : « Souviens-toi de moi » (23, 42). Témoignage de confiance, expression de la foi qui s’en remet à Jésus, même dans l’obscurité.

Le sommet de ce récit est la promesse de Jésus : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis » (23, 43). Être avec Jésus, voilà ce qui fait le chrétien, le disciple.

Le Paradis
« Ce mot vient du vieux-perse, pairi-daéza, parc (en hébreu, pardès). Les LXX (traduction de la Bible en grec) désignent par ce mot le jardin de délices où Dieu avait placé le premier homme. Il est appelé jardin d’Éden et situé à la source des eaux du monde entier. Cette localisation du jardin n’a pas pour objet de situer géographiquement l’Éden mais de donner une description hyperbolique du jardin merveilleux. A la fin des temps, le paradis est restauré. Dans le Nouveau Testament, cette félicité est accordée dès maintenant, dans la communion avec le Christ. Dans Lc 23, 43, le paradis est le lieu de séjour provisoire des justes où ils vivent avec le Christ. Selon Mc 13, 27 et 2 Co 12, 2, le paradis est au ciel. » (André CHOURAQUI, Dictionnaire de la Bible et des religions du livre, 1985)

   Abbé Marcel Villers

ART ET FOI : SAINT ETIENNE

ART ET FOI. PLAFOND DE L’ÉGLISE DE THEUX.

Nous vous proposons la découverte des panneaux, datant de 1630, ornant le plafond de la nef de l’église de Theux. 66 médaillons figurent un(e) saint(e), dont plusieurs de Marie, des scènes de la Passion du Christ, de sa gloire, etc. Deux fois par mois, le mardi, un de ces médaillons sera présenté.

ÉTIENNE (1er siècle)

Premier martyr ou « protomartyr », un des sept premiers diacres (Ac 6-7).
Fêté le 26 décembre.
Protecteur des diacres, des maçons, de tailleurs de pierres et paveurs.

Attributs
Revêtu de la dalmatique, vêtement liturgique du diacre, portant la tonsure monacale, il tient un sac avec les pierres de sa lapidation et le livre des Évangiles qu’il prêcha et enseigna. La dalmatique est à l’origine une blouse en laine de Dalmatie, une tunique à manches. Ce vêtement, en forme de croix avec des manches courtes, devînt propre aux diacres dans leur fonction liturgique à partir du IVe s.

« Le livre des Actes des Apôtres (6,1-6) nous livre les circonstances de l’élection d’Étienne parmi les « Sept ». Une certaine tension régnait entre chrétiens d’origine juive et chrétiens de souche païenne, et chaque communauté risquait de se replier sur elle-même. Conscients de leur rôle essentiel d’unificateurs, les apôtres se déchargèrent sur les diacres de certaines tâches d’organisation et de prédication. L’origine grecque des « Sept » pouvait équilibrer en partie l’autorité des « anciens » (ou presbytres), de souche juive.

Loin de limiter son activité aux seuls services caritatifs, Étienne prit ses responsabilités sur le plan de la prédication et de l’évangélisation. Ainsi lui doit-on un discours (Ac 7) qui constitue le premier essai chrétien de relecture des textes de l’Ancien Testament en fonction de l’avènement du Seigneur Jésus et qui a dû servir de charte aux premiers évangélisateurs.

Premier diacre, premier apologiste, Étienne est enfin le premier martyr de l’Église : sa fougue combattive ne pouvait être tolérée par ceux qu’il attaquait jusque dans les synagogues. Il paya de sa mort ses prétendus blasphèmes. » (Missel de l’Assemblée chrétienne, Bruges, 1964, p.1732)

Après un procès devant le Sanhédrin, Étienne fut conduit hors de la ville de Jérusalem et lapidé sous les yeux d’un certain Saul. Le récit du martyre d’Étienne (Ac 7, 54-60) est rédigé de manière à rappeler la passion du Christ, car c’est le Christ qui continue à souffrir dans ses martyrs.

Voilà qui explique la place occupée par le médaillon de saint Étienne au plafond de l’église : sur la même ligne horizontale que le Christ en croix qui est ainsi encadré et prolongé par les deux diacres martyrs : Étienne et Laurent.

Abbé Marcel Villers