CLÉS POUR LIRE MATTHIEU : 8. AU SORTIR DU FLEUVE

Clés pour lire l’évangile de Matthieu

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Matthieu. Cette semaine : Mt 3, 13-17 de la fête du Baptême du Seigneur.

Au sortir du fleuve, une révélation
Il vint pour être baptisé par Jean qui voulait l’en empêcher.
(Mt 3, 13-14)

Il y a deux baptêmes. Le baptême d’eau, c’est l’immersion : se noyer, se plonger dans l’eau, se laver de tout son passé, de son péché. L’ablution est une pratique universelle. Le Musulman ne fait pas la prière sans pratiquer les ablutions, sans s’être purifié. De grands bassins encadrent les temples hindous où on se lave avant d’entrer au sanctuaire. C’est aussi le pourquoi des bénitiers à l’entrée de nos églises. Le baptême de l’eau dispose les cœurs au repentir. Mais Jésus a-t-il besoin d’être purifié, de se repentir ?

Il y a un autre baptême, non plus un rite de purification, mais l’expression d’une nouvelle naissance. Celle qui fait accéder au monde de l’Esprit, au monde de la foi où nous sont révélées notre véritable identité et notre vocation. « Des cieux, une voix disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. » (3, 17)

Jean, Jésus et le baptême
Quand Jésus s’approche de lui pour se faire baptiser, « Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi ! » (3, 14). Et Jésus de répondre : « Laisse faire car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » (3, 15) « Ce dialogue reflète la difficulté qu’éprouvaient les chrétiens du temps de Matthieu à concilier leur foi en un Christ saint et sans péché avec le baptême qu’avait reçu Jésus, selon une tradition très ancienne. On y apprend aussi quelque chose du long conflit qui opposa les disciples de Jean et ceux de Jésus. La justification donnée par Jésus : « accomplir toute justice » signifie que le plan de Dieu va s’accomplir par l’association de Jésus avec les pécheurs, alors que Jean annonçait leur extermination. » (ACEBAC, Les Évangiles, 1983)

Abbé Marcel Villers

Horaire et intentions des messes du 9 au 15 janvier 2026

Samedi 10 janvier à 16h à Desnié : messe pour Henri Leclercq, époux de Simone Schmitz ; pour les époux Leclercq-Rouxheid et Katty ; pour Bertha Schmitz et Albert Vandeberg ; pour Raymond Schmitz, époux de Jeannine Hac ; pour Marcel Schmitz et Annette Dumez et pour Edouard Detaille ; pour les époux Formatin-Charlier et Alice ; pour les époux Lepièce-Meys et leurs enfants Pierre et Nicole ; pour Simone et Jules Gavray ; pour Paul Lemaire et les familles Delhaye et Martin, Arlette Delville et les familles Martin, Merscht et Lemarchand ; pour Michel Mathieu et sa famille au ciel et sur la terre ; pour Giovanni Ciancaleoni et pour André Defossé.

Samedi 10 janvier à 17h30 à Juslenville : messe pour Marie-Claire Dumoulin-Locht et les familles Dumoulin, Locht et Verjus.

Dimanche 11 janvier à 10h à Theux : messe fondée Boniver.

Mardi 13 janvier :

  • à 9h à Oneux : messe aux intentions des paroissiens et de leurs familles ;
  • à 11h15 à Theux, Maison Sainte-Joséphine : messe aux intentions des résidents et de leurs familles.

Mercredi 14 janvier à 9h (Laudes à 8h45) à Becco : messe fondée Debrat, Mambaye.

ÉPIPHANIE 2026 THEUX HOMÉLIE

Épiphanie Theux 2026

En ce début d’année, nos regards se tournent vers l’avenir, ce temps qui s’ouvre devant nous, cette année de plus. Qu’allons-nous en faire ?
La liturgie nous présente des voyageurs comme modèles, des hommes en route vers je ne sais quel avenir, car ils marchent à l’étoile.
Et nous, quelle étoile nous met en route ? Qu’espérons-nous de cette année nouvelle, autrement dit du temps qui passe ?
Qu’y a-t-il au bout du temps ? Nous savons que tout a une fin, que notre vie aussi a un terme. Alors, qu’espérons-nous, qu’attendons-nous de ce temps qui nous est donné ?

Nous avons vu son étoile.
Les mages d’Orient sont des savants, des chercheurs scientifiques dirait-on aujourd’hui. Que cherchent-ils ? Découvrir les secrets de la nature, en particulier du ciel et des astres qui commandent le déroulement du temps.
Mais en quoi ces découvertes astronomiques peuvent-elles les combler ? Après avoir résolu un problème, un autre se présentera. Bref, au final, qu’est-ce qu‘ils cherchent ?
Ces recherches en cachent une autre plus fondamentale. Celle du sens, de la signification de la création, de l’être humain, de notre vie. Pourquoi vivre ? Où nous conduit notre existence ?

Tout homme est un chercheur, par définition. L’être humain n’est pas un être achevé, complet, satisfait de soi et de son existence. Au contraire, nous sommes des insatisfaits par nature. Sinon pourquoi cette agitation qui nous caractérise, ce besoin irrépressible de nous dépenser, cette quête incessante de je ne sais quoi qui pourrait nous combler.

Un astre, toujours, se lève au cœur de tout homme, source de ses rêves d’une vie pleine, juste et vraie. Cette étoile brille en notre cœur et nous met en route. Elle nous attire, nous met en chemin vers Celui dont nous sommes issus et vers qui nous allons. C’est lui la plénitude que nous cherchons.
Le plus souvent, nous cherchons à l’extérieur, hors de nous-mêmes, ce qui est à découvrir au plus profond, au cœur de notre être.
L’étable de Bethléem où les mages découvrent l’enfant Jésus, c’est à l’intérieur, au plus profond, dans le lieu du cœur, qu’elle se trouve. La route des mages n’est pas géographique mais intérieure. C’est une découverte aujourd’hui de nombreux humains, des jeunes en particulier.

15 000 jeunes chrétiens européens se sont réunis à Paris cette semaine autour des Frères de Taizé. Ces milliers de jeunes se rassemblent avant tout parce qu’ils sont mus de l’intérieur, par cette étoile qui les met en route. L’intériorité, c’est l’autre nom de cette géographie de la foi vécue comme un chemin de silence et de paix profonde à laquelle ils aspirent. Taizé leur offre à la fois le temps long du silence et celui de la rencontre pour écouter le Christ  dans les profondeurs. On est si facilement influencé par les bruits et brouillages du moment. Il faut couper le son.
Comme les jeunes, comme les mages, mettons-nous en route sur les chemins intérieurs. Avançons, guidés par l’étoile de notre désir.
Alors nous pourrons découvrir la vraie demeure de Jésus, la maison où il est en vérité, celle de notre cœur.
Bonne route au long de cette année nouvelle !

Abbé Marcel Villers

                     Arcabas, Adoration des Mages, 2001

Grâce et paix pour l’an 2026 !

Que le Seigneur te bénisse et te garde !

Qu’Il fasse pour toi rayonner son visage !

Que le Seigneur te découvre sa face,

Te prenne en grâce et t’apporte sa paix !

(extrait de la première lecture de ce jour, du Livre des Nombres, 6, 24-26)

En ce premier jour de l’an -« an de grâce », disait-on jadis-, que chaque visiteur de ce site accueille ces voeux de paix et de grâce avec le coeur d’un enfant qui s’émerveille des cadeaux qu’il reçoit !

En ce jour, qui est aussi la Journée internationale de la paix, écoutons notre pape Léon XIV (vous trouverez son message en cliquant ici) qui nous demande de prier pour une paix désarmée et désarmante : paix dans notre coeur, dans nos familles, là où nous habitons et travaillons, dans nos paroisses et diocèses, dans notre pays et dans le monde.

Enfin, l’Église fête aujourd’hui sainte Marie, mère de Dieu, celle qui retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur (Lc 2,19). Marie, à la fois, nous enseigne à prier et nous demande de prier, lors de toutes ses apparitions : oui, prions La de nous enseigner à vivre en frères et soeurs, enfants d’un Père qui nous aime tant !

Sainte, paisible et
heureuse année de grâce 2026 !

P.S. Pour rappel, la Marche pour la Paix, organisée par la communauté Sant’Egidio, a lieu ce jeudi 1er janvier à Liège : voyez cet article pour connaître les détails.