Horaire et intentions des messes du 3 au 8 janvier 2026

Samedi 3 janvier* à 17h30 à Juslenville : Adal.

Dimanche 4 janvier*:

  • à 10h à Theux : messes fondées St-Alexandre ; pour Nicole Lepièce ; pour Giovanni Ciancaleoni, Angela et toute leur famille au ciel et sur la terre ; pour les défunts du mois écoulé et leurs familles ;
  • à 11h15 à Jehanster : messe pour Paul Boniver et son fils Jean-Pierre, ainsi que pour la famille d’Edgard et Janine Grosjean-Ledent.

Mardi 6 janvier à 9h à Oneux : messe pour les Fondations Saint-Georges.

Mercredi 7 janvier à 9h (Laudes à 8h45) à Becco : messe à une intention particulière.

 

La solidarité, c’est bon pour le cœur !

*Collecte des 3-4 janvier 2026 (Épiphanie) : Jeunes Églises d’Afrique

Cette collecte est faite en faveur des jeunes Églises d’Afrique, plus particulièrement celles du Congo, du Rwanda et du Burundi, pays où l’Église joue un rôle décisif dans des situations critiques. Ces nations comptent sur nous et leurs chrétiens nous manifestent volontiers leur foi. Leur joie de vivre nous paie en retour. Leur témoignage nous encourage à aider les églises de leur pays. Merci d’avance pour votre générosité !

Semence d’Espérance de janvier-février 2026 vous attend !

Cette Sainte Famille, d’un artiste togolais anonyme, nous accompagnera durant les deux premiers mois de l’année 2026 : le commentaire nous en est offert par Marie-Pierre Polis, que nous remercions !

Découvrez le numéro (original, et, espérons, unique, car il ne contient d’informations que pour l’UP de Theux) que nous a concocté l’équipe de rédaction en vous rendant sur cette page.

Sainte et heureuse année 2026 !

CLÉS POUR LIRE MATTHIEU : 6. JÉSUS LE NAZARÉEN

Clés pour lire l’évangile de Matthieu

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Matthieu. Cette semaine : Mt 2, 13-15.19-23 du  dimanche de la Sainte Famille.

Jésus le Nazaréen
Joseph prit l’enfant et sa mère et se retira en Égypte.
De retour, il vint habiter Nazareth. (Mt 2, 14. 23)

« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr » (2, 13). La haine d’Hérode oblige à fuir. Le destin de Jésus se lit dès ses premiers jours, il connaîtra la souffrance, la persécution et sera tué, nouveau massacre de l’Innocent.
Mais « d’Égypte, j’ai appelé mon fils » (2, 15). Comme les Hébreux, persécutés par Pharaon, Jésus sortit d’Égypte et entra dans le pays d’Israël (2, 21). Il vint habiter Nazareth en Galilée « pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen » (2, 25).
Deux noms nouveaux scandent cette anticipation de la destinée de Jésus. Il est « mon fils » dit Dieu et le Nazaréen sera son appellation la plus fréquente.

Pour que soit accomplie la parole du Seigneur
Cette formule, suivie d’une citation de l’Ancien Testament, revient une douzaine de fois dans l’évangile de Matthieu. « Il s’adresse à des gens nourris de la Bible, qui voient en elle la Parole de Dieu : ils croiront en Jésus comme Messie si sa vie et son œuvre correspondent à ce que dit la Bible. Par ces citations, Matthieu confirme la nécessité du rapport entre Jésus et l’Ancien Testament, mais il invite à renverser ce rapport : ce n’est pas la Bible qui dit ce que doit être le Christ ; c’est la foi en Jésus comme Christ qui dit comment lire la Bible. Jésus accomplit, donne un sens plein, inattendu, aux prophéties bibliques. Celui qui croit en Jésus croit aussi que, dans l’Ancien Testament, Dieu ne parle que du Christ à venir. » (Claude TASSIN, L’Évangile de Matthieu, 1991)

Abbé Marcel Villers

Voici le signe qui vous est donné : un enfant – Homélie de Noël 2025

Homélie pour la messe du jour de Noël 2025 à Theux

inspirée par l’homélie du pape François à Bethléem 25/05/2014

Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous.

Pour le croire, un signe nous est donné par les anges dans la nuit : Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.

 La première image de lui-même que Dieu a voulu donner aux hommes, c’est celle d’un bébé dans une mangeoire.

« Oui, les enfants sont un signe. Signe d’espérance, signe de vie, mais aussi, comme disait le pape François, signe « diagnostic » pour comprendre l’état de santé de notre société. Quand les enfants sont accueillis, aimés, défendus, protégés, le monde est plus humain. »

En ce temps de Noël, les Anges nous répètent : Voici le signe qui vous est donné, cherchez l’enfant…

L’enfant, les enfants, qu’en avons-nous fait, qu’en faisons-nous ?

Nous pensons tous que l’enfant est devenu roi dans notre société.

Roi à l’école, où il est au centre de toutes les attentions.

Roi dans la rue, où les marques rivalisent de combines séductrices pour l’inciter à acheter, consommer, réclamer, exiger.

Roi surtout dans la famille, Petit Prince d’un couple parental qui l’a longuement attendu, ardemment espéré, pieusement rêvé et qui veut son bonheur à tout prix.

Enfant-roi ou tyran ? Enfant choyé ou gâté ?

Avec Noël, c’est bien l’enfant que nous mettons au centre, celui de la crèche, celui des cadeaux.

L’enfant, les enfants, qu’en avons-nous fait, qu’en faisons-nous ?

Le sort de l’enfant dans notre société est un signe.

« Un signe « diagnostic », disait le pape François, pour comprendre l’état de santé d’une société. Quand les enfants sont accueillis, aimés, défendus, protégés, la société est meilleure, le monde est plus humain. »

Que penser alors de cette chute de la natalité dans la plupart des pays européens ? Les jeunes ménages hésitent à avoir des enfants. « Un enfant coûte cher, dérange les habitudes, bouleverse les plans de carrière, bref introduit du désordre dans un monde obsédé par l’optimisation et le bien-être. Mais c’est précisément ce désordre qui sauve ! L’enfant nous arrache à notre égocentrisme pour nous faire pénétrer l’amour absolu. » (LLB)

Devenir parent, c’est faire un saut dans le vide comme saint Joseph. Car l’avenir est incertain et même sombre pour beaucoup de jeunes.

L’enfant est signe de vie et d’espérance. L’enfant est l’avenir de l’homme comme le titre un livre récent*.

Dans notre monde qui a développé les technologies les plus sophistiquées, il y a encore de nombreux enfants qui sont abandonnés, rejetés. De nombreux enfants sont exploités, maltraités, réfugiés, parfois noyés dans les mers, spécialement dans les eaux de la Méditerranée ou tués sous les bombes à Gaza et en Ukraine. De tout cela, nous avons honte aujourd’hui devant Dieu, ce Dieu qui s’est fait Enfant.

« Voici le signe qui nous est donné : vous trouverez un enfant… Peut-être cet enfant pleure-t-il ! Il pleure parce qu’il a faim, parce qu’il a froid, parce qu’il veut rester dans les bras. Aujourd’hui également, les enfants pleurent, ils pleurent beaucoup, et leurs pleurs nous interpellent. »

Ce soir, ces jours-ci, prenons le temps de contempler la crèche en nous demandant : qui sommes-nous devant l’Enfant Jésus ? Qui sommes-nous devant les enfants d’aujourd’hui ?

« Sommes-nous, comme Marie et Joseph, qui accueillent Jésus et en prennent soin avec amour ? Ou bien sommes-nous comme Hérode, qui veut l’éliminer ? Sommes-nous comme les bergers, qui vont en hâte l’adorer ? »

Voici le signe qui nous est donné : un enfant. Puisse-t-il nous guider tout au long de l’année nouvelle !

Et surtout, souvenez-vous : Il n’y avait pas de place pour lui dans la salle commune. En trouvera-t-il une dans notre cœur, notre vie ?

Abbé Marcel Villers

*Aziliz Le Corre, L’Enfant est l’avenir de l’homme, Albin Michel, 2024