Horaire et intentions des messes du 28 décembre 2019 au 1er janvier 2020

Samedi 28 décembre à 16h à Theux, Sainte-Joséphine : messe pour les résidents et leurs familles.

Dimanche 29 décembre à 10h à Theux : messe pour les Fondations Saint-Georges.

Mardi 31 décembre à 10h30 à Theux, Sainte-Joséphine : temps d’adoration et de prière.

Si vous cherchez une messe le 31 décembre, vous pourrez la trouver :

Si vous cherchez une messe le 1er janvier 2020, vous pourrez la trouver :

Si vous souhaitez d’autres horaires, faites un petit tour sur le site Église Info, en indiquant où vous cherchez une célébration.

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Très heureuse année 2020
à tous les visiteurs de notre site !

Nous vous souhaitons une année fervente et joyeuse, à la suite du pape François, qui, dans son homélie de la nuit de Noël, nous disait :

En Jésus, Dieu s’est fait Enfant,
pour se laisser embrasser par nous.

Posons le regard sur l’Enfant et
laissons-nous envelopper de sa tendresse.

Avant d’aller à la recherche de Dieu,
laissons-nous chercher par Lui.

Illustrations : Jean-François Kieffer pour le dessin (nous en profitons pour le remercier chaleureusement, car nous utilisons son dessin chaque semaine !) – Pour l’enfant Jésus de la crèche de La Reid © AEN.

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde !

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde,
Qu’il fasse pour vous rayonner son visage,
Que le Seigneur vous découvre sa face,
Qu’il vous prenne en grâce et vous apporte la paix…

tout au long de cette année 2019 !

(Livre des Nombres, 6, 24-26)

Et, comme les bergers de l’évangile de ce jour,

glorifions et louons Dieu 
pour tout ce que nous avons entendu et vu, 
selon ce qui nous a été annoncé

durant toute l’année écoulée !

P.S. Merci à Jean-François Kieffer pour son joli dessin !

Si le grain de blé ne meurt… – Homélie pour les funérailles de Léon Houbeau

Léon, avec son frère Joseph, était agriculteur, et je crois qu’il l’était aussi dans l’âme ! La nature et la terre, ça se respecte : à vouloir trop l’exploiter et la maîtriser, on voit les dégâts que cela fait. Elle dépend peut-être un peu de notre travail, mais nous dépendons aussi beaucoup d’elle : le climat trop humide ou trop sec nous rappelle à l’ordre !

Autrement dit, cette nature peut être aussi un maître de vie, avec ses rythmes, ses saisons… Il nous faut nous mettre à son écoute et apprendre à marcher avec elle, à son rythme, en devenir partenaire et complice. Elle nous pousse à devenir attentifs, à s’oublier un peu soi-même pour tenir compte d’elle et, par ricochet, des autres. Elle nous oblige à la patience : ce n’est pas en tirant sur la jeune tige qu’elle poussera plus vite.

Léon a dû aussi bien comprendre que le grain de blé doit passer par la nuit et le froid de la terre, être enfoui longtemps avant d’émerger et de donner du fruit, croissance dont on n’a pas la maîtrise. Finalement, petit à petit, ont dû se forger en lui un tas de valeurs, si proches de l’Évangile : Jésus, d’ailleurs, était fils d’un petit village, et beaucoup de ses histoires s’inspirent de la nature qu’il voyait.

En ce sens, sans doute sans le savoir, Léon a été aussi ‘serviteur de Jésus’ et s’est mis à sa suite. C’est pourquoi, vaut pour lui cette parole de Jésus : Là où je suis, là aussi sera mon serviteur, et si quelqu’un me sert, mon Père le récompensera, et il donnera du fruit, mystérieusement mais réellement.

C’est peut-être, en faisant vivre ces valeurs au contact de la nature, mais aussi de l’Évangile, que pourra, lentement, comme la graine qui germe, se réaliser ce rêve de Dieu : d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle, où la « mer » du Mal diminue, pour donner place à une Jérusalem nouvelle, belle comme une fiancée (cf Ap) ; où Dieu sera au milieu des humains pour être notre Père et nous, ses enfants : c’est le rêve, l’utopie de Dieu ; c’est aussi notre désir. Déjà mystérieusement, nous y collaborons, chacun comme un grain de blé enfoui en terre. Mais à beaucoup de grains de blé, on peut espérer une réelle moisson.

Que l’exemple de Léon nous rappelle que nous avons chacun notre place et notre rôle, aussi petit soit-il, mais important pour un monde finalement plus juste et fraternel.

Merci, Léon, pour votre témoignage de vie, dans une si grande discrétion.

Soyez dans la paix de Dieu, et veillez sur ceux que vous continuez d’aimer !

Père Norbert Maréchal

P.S. La célébration des funéraille a eu lieu à Becco, le 20 août 2018 ; les lectures choisies pour la célébration étaient : Ap 21 et Jn 12,24-26
P.S. 2 : Merci à Jean-François Kieffer pour le dessin du Semeur (1000 images d’évangile)

Huit clés pour que vos enfants vous obéissent : pour des vacances sereines !

Les enfants doivent obéir
et les parents doivent faire preuve d’autorité.
Si les parents ne font pas figure d’autorité,
les enfants n’obéiront pas.

« L’absence d’autorité parentale, c’est-à-dire l’absence de règles, de limites et de consignes déconcerte les enfants. Ils souffrent car ils ne savent pas quel chemin suivre. Quand l’enfant sait exactement ce que l’on attend de lui, il connaît les limites et les règles auxquelles il doit se conformer. Quand on exige quelque chose de lui avec affection, il se sent en sécurité et a des repères, c’est alors que l’autorité est bien exercée » Maria Bilbao.

En exerçant notre autorité, nous enseignons des valeurs à nos enfants, nous les aidons à mûrir, nous leur donnons les bases sur lesquelles ils construiront leur vie. Si nous sommes comme des voiliers qui vont où le vent nous mène, les enfants prennent le contrôle.

Depuis le berceau, les enfants manipulent leurs parents de manière inconsciente. S’ils demandent quelque chose avec insistance, ils l’obtiennent. Dans ce cas, il s’agit de répondre au besoin de manger, de changer la couche, de soulager une douleur. A mesure que les enfants grandissent, les manipulations réelles commencent, pour ensuite se transformer en abus et même en agression, en fonction de la qualité et de la quantité des concepts autorisés. L’autorité dans l’éducation des enfants doit commencer dès les premiers jours de la vie et durer jusqu’à ce qu’ils quittent le foyer pour former leur propre famille.

Lire la suite « Huit clés pour que vos enfants vous obéissent : pour des vacances sereines ! »

Rien ne peut détruire l’amour de Dieu pour les humains !

Homélie de l’abbé Marcel Villers
pour le 4ème dimanche de carême, Année B (Jn 3,14-21).
Theux, le 11 mars 2018

Quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres.

Dans notre propre histoire et celle de l’humanité, il en est bien ainsi : les ténèbres l’emportent sur la lumière, la mort sur la vie.

Alors que le peuple d’Israël multiplie les infidélités et profane la maison du Seigneur, Dieu sans attendre et sans se lasser lui envoie des messagers, révélant ainsi son inlassable bonté. Mais Israël préfère les ténèbres : il méprise les paroles de Dieu, se moque des prophètes. Les ténèbres recouvrent le pays, incendié, détruit par Babylone.

La destruction du Temple par les Babyloniens est un véritable séisme pour la foi d’Israël : Dieu est vaincu et éliminé avec sa demeure, lieu de sa présence parmi les hommes. Son peuple est réduit en esclavage, dispersé. Où donc est Dieu ?

Lorsque Jésus paraît, il passe en faisant le bien, guérissant les malades et relevant les morts. Il annonce la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, du pardon pour tous.

Mais les hommes préfèrent les ténèbres et clouent l’amour sur la croix.
La croix signe l’échec de l’amour et le triomphe de la haine.
Où donc est Dieu ? Pourquoi n’est-il pas intervenu ?

Quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres.

Et pourtant.

Au regard de la foi, la croix du Christ révèle l’amour fou de Dieu pour ce monde tel qu’il est : Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. Ce n’est pas pour juger ce monde de ténèbres et de haine que Dieu a envoyé son Fils, mais pour le sauver.

Jamais Dieu n’est vaincu par la haine, le mal. Rien ne peut détruire l’amour de Dieu pour les humains. Rien ne peut séparer Dieu des hommes.

Même le rejet de son Fils.
Même la destruction de son lieu, le Temple.

Au contraire, chaque catastrophe, chaque signe et sacrement de sa présence détruits -comme Jésus, comme le Temple- chaque fois, c’est une occasion d’un rebond et d’un approfondissement de la foi et de la conception de Dieu.

C’est ce que nous apprend l’histoire d’Israël. Ce peuple qui avait rejeté les appels de Dieu et de ses envoyés, Dieu le disperse et, de ce dramatique exil, naît la délocalisation de Dieu. Dieu n’est pas assigné à un lieu et les sacrifices spirituels se substituent à ceux matériels et sanglants du Temple.

L’exil et la dispersion d’Israël vont provoquer une crise de la foi, qui va cependant déboucher sur une vue plus universelle de Dieu et de son amour, non seulement pour Israël, mais pour toute l’humanité appelée au salut.

La révolution chrétienne ira jusqu’au bout de cette perspective universaliste et spirituelle.

Le vrai Temple, c’est la personne humaine, « temple de l’Esprit saint », dira saint Paul.

Et le sacrifice essentiel est celui du don de soi, à la suite de Jésus.
Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique.
En lui, tout est accompli. Il est le nouveau temple, le sacrifice définitif qui l’a mené à la croix, par amour.

Israël n’a pas reconstruit le Temple ; c’est la Parole de Dieu, sa Loi, qui est devenue le lieu de la présence divine. Le sacrifice est devenu celui de l’écoute et de l’obéissance à cette Loi de Dieu.

Pour nous chrétiens, plus besoin non plus de temple de pierre. Le lieu de la présence divine, le vrai temple, c’est notre existence quotidienne habitée par l’Esprit Saint. Reste à nous laisser saisir par le Christ, par le grand amour que Dieu nous porte et par la nécessité de lui chanter notre reconnaissance.

C’est bien ce que le carême nous invite à retrouver et ranimer.

Tout un programme, repris par Jean-Sébastien Bach dans une de ses cantates (Gelobet sei der Herr, mein Gott, BWV 129) :

Chante, prie et marche sur les chemins de Dieu,
Accomplis ta besogne en toute fidélité
Et fie-toi à la grâce abondante du ciel.
Car celui qui fait confiance à Dieu,
Dieu ne l’abandonne pas. »

Bel exercice et consolation de carême !

Abbé Marcel Villers

P.S. Merci à Jean-François Kieffer pour son dessin explicite !