Second enseignement du Père Jean-Marc de Terwangne
lors de la Journée de récollection à Oneux
le samedi 6 août 2016
Chant :
C’est toi Seigneur notre joie, c’est toi Seigneur qui nous rassembles
C’est toi Seigneur qui nous unis dans ton amour.
Seigneur, nous te bénissons. C’est toi qui nous rassembles. C’est toi qui es appelé à être notre joie, en ayant les deux pieds sur terre …
Qu’est-ce que la miséricorde ?
J’ai cette foi que mon péché n’est plus ce qui m’empêche d’avancer. Je reconnais qu’il y a la faute, l’offense en moi, et je demande à être purifié. Le Seigneur n’attend que cela : nous purifier de nos fautes, mais nous devons le demander. Si je connais mon péché, c’est parce que j’ai accueilli la lumière de l’amour de Dieu. Le péché est un manquement à une relation d’amour. Le pécheur qui se reconnaît comme tel est éclairé de la lumière de Dieu. De même que nous ne voyons pas les imperfections des vitres lavées tant que les rayons de soleil ne les éclairent pas, c’est à la lumière de Dieu, que nous nous découvrons pécheur quand nous acceptons de nous laisser éclairer (et mettre au jour) par cette lumière. Si le Seigneur vient mettre en lumière, ce n’est jamais pour nous écraser ! A la Samaritaine, au bord du puits[1], il demande d’aller chercher son mari. Jésus touche la blessure de sa vie. Il contribue donc à la mise au jour de cette blessure (et de son péché). Elle répond : « Je n’ai pas de mari« . C’est là qu’elle avait besoin d’être touchée et guérie. Par sa réponse, « Tu en as eu cinq et l’homme que tu as n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.« , Jésus lui révèle qu’il la connait. Affronter cette réalité de sa vie à la lumière du Christ, sera le point de départ de sa libération profonde et de sa remise en route sur le chemin de la vie. Elle a pu accueillir cela. Quand je franchis la porte de la miséricorde, je n’ai rien à cacher à Dieu. C’est lui, qui me révèle ce qui n’est pas ajusté à son projet d’alliance avec Lui et les autres. Le pécheur est franc avec le Seigneur. La porte de la miséricorde ne se fermera jamais !
La vérité – quelques références bibliques
Première Épitre aux Corinthiens, chapitre 13, 6 : La charité trouve sa joie dans la vérité.
Cette porte de la miséricorde est une porte qui fait en sorte que, amour et vérité puissent se rencontrer. Les deux sont nécessaires. Le Seigneur nous connait. Il sonde les cœurs et les reins pour remettre sur un chemin de vie. Il vient s’incarner dans tout moi-même et dans le monde pour le tirer vers le haut.
Évangile de Saint Jean, chapitre 16, 13 : lorsque viendra l’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité tout entière.
Nous avons reçu l’Esprit de vérité le jour de notre baptême. Demandons au Seigneur d’activer cet Esprit de vérité en nous ! Il n’y a qu’une cordée dans l’humanité. Si le premier de cordée chute, tous seront marqués. Le premier de cordée est Adam. Jésus est le nouvel Adam. Si un premier de cordée nous a tirés vers le bas, le Seigneur est là pour nous tirer vers le haut.
Parcourons le psaume 50, prévu pour le vendredi dans la Liturgie des heures. C’est la prière de l’Église, la prière de tout chrétien. Lire la suite « La miséricorde de Dieu : une porte ouverte sur une vie nouvelle (2) »
