Fratelli tutti : Un chemin de conversion (2/2)

La première partie de cet article se trouve ici

3. Conversion 

Se convertir, c’est choisir et s’engager dans la voie du Christ, celle de la fraternité universelle. L’amour nous met en tension vers la communion universelle. Personne ne mûrit ni n’atteint sa plénitude en s’isolant. De par sa propre dynamique, l’amour exige une ouverture croissante, une plus grande capacité à accueillir les autres, dans une aventure sans fin qui oriente toutes les périphéries vers un sens réel d’appartenance mutuelle. Jésus nous disait : Tous vous êtes des frères (Mt 23, 8).

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Fratelli tutti : Un chemin de conversion (1/2)

Le pape François vient de publier une lettre encyclique Fratelli tutti qui nous engage sur le chemin de la fraternité universelle. Tous les êtres humains sont liés entre eux, au-delà de toutes frontières de langue, de religion, de pays.

Je livre cette encyclique sociale comme une modeste contribution à la réflexion pour que, face aux manières diverses et actuelles d’éliminer ou d’ignorer les autres, nous soyons capables de réagir par un nouveau rêve de fraternité et d’amitié sociale qui ne se cantonne pas aux mots (Fratelli tutti, n°6).

Cette vision de la fraternité est enracinée dans l’Évangile. Elle révèle la dimension universelle de cet humanisme que porte le christianisme : tous les hommes sont frères.

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La chronique de notre Curé du 16 août 2020

« Femme, grande est ta foi… »

Avec la fête du 15 août, les habitants de la Fenêtre de Theux se trouvent, comme tous les Belges, à la moitié de l’effort consenti pour permettre une rentrée « sécure » en septembre. Au seuil de cette semaine, nous sortons aussi petit à petit d’un épisode de canicule qui nous rappelle qu’il n’y a pas qu’un minuscule être vivant qui vient bousculer notre mode de vie. Si d’autres pandémies sont incertaines à l’avenir, le réchauffement climatique est lui, bel et bien enclenché.

Dans son édito de départ en vacances, le nouveau directeur de rédaction de la Vie, Aymeric Christensen (un jeune qui percera…) écrit : « Quand la marée du virus refluera, laissant derrière elle blessures humaines et drames, il appartiendra à chacun de prendre sa part à l’indispensable reconstruction. Celle-ci n’aura sans doute pas la forme d’un chantier grandiose et spectaculaire. Rebâtir, c’est rénover tout ce qui peut l’être, là où la facilité nous souffle d’abandonner l’ancien, l’abîmé, forcément moins désirable. Sur le plan humain, la reconstruction commence de la façon la plus pauvre, la plus humble qui soit : panser les plaies, être attentifs aux plus fragiles, que nous avons si souvent laissés de côté dans l’ancien monde. Soigner et réparer sont les premiers actes qui témoignent d’une espérance concrète. » Lire la suite « La chronique de notre Curé du 16 août 2020 »

La chronique de notre Curé du 9 août 2020

Seigneur, sauve-moi !

Ce mardi 4 août au matin, sur le rebord de notre Fenêtre, à Oneux, la messe était célébrée en la mémoire du Curé d’Ars. Le soir même, une formidable explosion ravageait le port et la ville de Beyrouth au Liban… Cela m’a fait repenser à une coïncidence historique très marquante. Le premier novembre 1755, Lisbonne était détruite par un formidable tremblement de terre : les fidèles écrasés en masse dans les églises, des familles entières broyées dans leur maison ou noyées par la mer. Les secousses, les crevasses, le tsunami, un incendie de 5 jours : terrible… Bilan : plus de 60.000 morts. À l’époque, nul n’était habitué à assister aux catastrophes en direct ; pourtant cet événement eut un impact jusque dans la pensée des Lumières. Voltaire, entre autres, dézingua les théodicées positives, les philosophies incluant l’existence de Dieu. Fini Leibniz et « son meilleur des mondes possibles ». Dans un premier temps, il se tourna encore vers la possibilité de la Révélation avant de finir par délaisser la foi au salut. Est-ce que son pessimisme ne vibre pas encore dans nos réflexions actuelles sur le mal ? Le lit de l’athéisme ou de l’agnosticisme d’aujourd’hui ne s’ouvre-t-il pas encore pour border des croyants fragiles ou indécis ? Lire la suite « La chronique de notre Curé du 9 août 2020 »

La chronique de notre Curé – 2 août 2020

En ce début août, en la Fenêtre de Theux, nous nous retrouvons sans aucun cas de covid déclaré sur la quinzaine. C’est très bien ! Nos efforts paient et il s’agit de s’en féliciter. Comme tous les Belges, nous avons été contraints de restreindre notre bulle sociale pour le mois qui s’offre à nous. Je dis bien qui « s’offre » comme un cadeau. Cadeau parce qu’il y aura, sans doute, un tas de choses belles et bonnes à accueillir. Cadeau parce que la prévention sanitaire, elle-même, nous offre l’occasion, pas seulement nous impose, de prendre soin des autres et de soi. Ainsi se laver consciencieusement les mains au départ et au retour de la messe (ou des courses) nous conduit à une action citoyenne nécessaire mais aussi à un acte d’authentique charité. Se laver les mains une minute est suffisamment long pour penser à ceux que je vais ou que j’ai rencontrés. Se laver les mains ne vaut-il pas, alors, un temps de prière et d’oraison ? Se laver les mains, en les circonstances actuelles, dans l’Esprit, nous invite au respect du premier commandement : celui de l’amour. « Celui qui dit « Je le connais » et qui ne garde pas ses commandements, n’a pas la vérité en lui » (1Jn 2,3). Venir à l’église sans y porter son masque ou se désinfecter les mains à l’entrée, par négligence ou par choix éhonté, est non seulement incivique mais un péché… Comment puis-je clamer que j’aime Dieu et mes frères, si au travers d’un simple geste, par action ou par omission, je mets en danger la santé des autres ? Lire la suite « La chronique de notre Curé – 2 août 2020 »