Retour pas seulement à la messe mais à l’Eucharistie

Dans sa réflexion du 31 mai, notre Curé annonçait la publication d’un article d’un moine de Ligugé dans lequel il propose de « passer de la messe à l’Eucharistie ».

Voici ce texte. Il suscite très opportunément notre réflexion à l’heure où nos églises vont rouvrir leurs portes … Bonne lecture !

De la fabrique du sacré à la révolution eucharistique

Quelques propos sur le retour à la messe

Frère François Cassingena-Trévedy

C’est décidément chose étrange comme la messe, dans l’histoire religieuse de notre pays, a pu faire l’enjeu de débats et le fait encore, même depuis que l’immense majorité de nos concitoyens a cessé de s’y rendre, au point que l’on peut se demander, parfois, si toute cette chamaillerie épisodique n’entre point parmi les indicateurs de notre identité française. Que l’on songe à la fameuse boutade d’Henri IV converti par diplomatie au catholicisme, dans la perspective de son sacre de 1593 : « Paris vaut bien une messe », ou encore, en plein affrontement de la République et de l’Église à l’aube du siècle dernier, aux non moins fameuses « fiches » du Général André qui portaient éventuellement, sur les cadres de l’Armée, l’indication suivante : « va à la messe ». Alors que la normalisation d’une forme ordinaire et d’une forme extraordinaire du même rite romain (2007) n’a pas encore tout à fait aplani la courbe d’une opposition névralgique entre la « nouvelle messe » (1969) et la « messe de toujours » (?) qui connut chez nous son pic entre 1976 et 1988, la messe s’est trouvée tout récemment au cœur des revendications d’un puissant « lobby » catholique, au spectre complexe, auprès des autorités civiles, injustement soupçonnées de compromissions avec un antichristianisme souterrain et invétéré. Parce qu’elle a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps, et suscité de nombreuses prises de parole, il m’est venu à l’idée, ou plutôt il me tient à cœur de toucher quelques mots de la messe ou, plus exactement (car la nuance est considérable entre les deux termes), de l’Eucharistie. Ce faisant, j’espère, toujours attentif à tenir mon engagement, rendre quelque service, non seulement à la communauté catholique, mais au monde qui l’entoure et qui doit la considérer parfois, avouons-le, avec une certaine perplexité. Assurément, la messe, passablement estompée du paysage sociologique français et désertée par une masse toujours plus considérable de baptisés officiels, a fait ces jours-ci beaucoup de réclame. Lire la suite « Retour pas seulement à la messe mais à l’Eucharistie »

Notre Curé nous parle – 4 avril 2020

En abordant notre Fenêtre par le sud (les Hauteurs)…

Un matin de cette semaine, en abordant notre Fenêtre par le sud (les Hauteurs), j’ai apprécié la lumière de l’aube qui pointait sur l’ensemble de la cuvette. Une pensée pour vous tous, et puis je me suis dit que, dans la vie, j’ai sans doute assisté à plus de couchers qu’à de levers de soleil. L’aube garde ainsi pour moi une part de mystère et de nouveauté.

Mystère et nouveauté, n’est-ce pas ce que le Christ nous prépare pour le matin de Pâques ? Mystère de vie et de lumière, nouveauté dans la communion avec notre Père, le Créateur et l’ensemble de ses œuvres. Dans une de ses homélies de cette semaine, commentant l’évangile de Jean 8, le pape François rappelait qu’être chrétien ne tient pas à une carte d’identité ou un statut social mais au fait d’être disciple.

Le disciple est celui qui demeure dans la Parole, qui se laisse conduire par l’Esprit, l’Hôte très doux de nos cœurs.

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L’Église, signe de salut parmi les hommes

Nous sommes à l’entrée de la Semaine Sainte en ce dimanche des Rameaux un peu particulier…

L’Écriture va nous faire passer du bain de foule lors de l’entrée de Jésus à Jérusalem à la même foule qui le conspue jusqu’au pied de la croix.

Ceci nous amène à méditer sur le sens d’être un peuple, celui de Dieu. L’Office divin nous proposait cette semaine un extrait du Concile Vatican II sur l’Église.

Je le propose à votre lecture et à votre réflexion.

Jean-Marc,
votre Curé

L’Église,
signe de salut parmi les hommes

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Notre Curé nous parle – 28 mars 2020

Pour maintenir notre Fenêtre entrouverte

sur la réalité et l’avenir…

… je poursuis mon tapotage hebdomadaire.

Avec un ton léger, avec le beau temps, je pourrai même dire que nous pouvons viser à ouvrir largement la Fenêtre…

Si la Belgique est le pays du surréalisme, ses citoyens ont toujours fait preuve de résilience et de courage devant les épreuves. A l’heure où s’annonce une prolongation sans doute trop courte mais concrète du confinement, je commence par faire place à l’humour et la dérision. Avez-vous vu en vidéo au journal TV ce couple dont l’homme trace un sillon au motoculteur et où la femme plante… des rouleaux de papier toilette ?

L’humour est un art difficile en soi particulièrement en période d’incertitude, de pression et surtout de morts possibles autour de nous.  La séquence précitée dénonce à sa manière tous les comportements insensés, égoïstes dont nous n’avons que faire alors qu’il s’agit de se serrer les coudes.

Comment ne pas aller plus loin et crier haro sur des actes violents et indignes ? Tousser sur un policier, houspiller une caissière ou encore menacer ou exclure des soignants de son entourage… par exemple. Vraiment là, il n’y a pas de quoi rire.

Notre paroisse s’est associée volontiers au mouvement de soutien au monde des soignants et des acteurs de première ligne. Les cloches de la plupart de nos églises et chapelles rejoignent la salve des applaudissements de 20h. Merci à ces héros du quotidien. Et il y en a chez nous par leur travail, par leur service (St-Vincent-de-Paul a encore assumé ce mercredi). Pensons à les soutenir et à exprimer notre reconnaissance. Un bonjour ou un merci appuyé, un message explicite oral ou écrit en plus de la simple politesse et du respect de règles de prévention. La charité va nécessairement au-delà des habitudes et des convenances, dans le sens de la vie et de la solidarité.

Pour nous, disciples du Christ, nous ne sommes pas seuls pour avancer dans le juste chemin. La patience, la bienveillance et d’autres vertus nous sont bien offertes par l’Esprit-Saint, ce sont les fruits que nous pouvons offrir à nos prochains (cf. Paul aux Corinthiens). Ne l’oublions pas : l’amour est toujours concret.

Une vertu que je voudrais évoquer ici est la prudence. En voulant bien faire, sans mesure, nous pouvons nous tromper et tromper. Non, au contraire, de certains messages, les boissons chaudes et l’alcool ne protègent pas du virus. Un journaliste commentait avec ironie : Oui, vous pouvez boire jusqu’à être ivre mort mais le Covid-19 lui sera toujours bien vivant ! Non, il n’y a pas que les aînés ou les seuls déficients cardio-respiratoires ou les diabétiques qui peuvent être atteints gravement. Les statistiques ne sont que des chiffres. Non, le fait de munir tout le monde de masques n’est pas la panacée pour lever le confinement. Il n’y a qu’à voir la gestion de l’épidémie en Chine.

Donc attention à nos conseils et à nos sources d’information.

D’autres fruits de l’Esprit, la sagesse et l’humilité, sont disponibles. Pourquoi ne pas reconnaître que lorsqu’on ne sait pas, on ne sait pas ? Chacun a ses compétences propres. Acceptons que le bien commun passe par la bonne place attribuée à la bonne personne…

J’ai commencé par une note positive et je veux relever avec réalisme et prudence, que la crise révèle que notre pays a du potentiel dans son système de santé, dans la recherche, dans l’ingénierie (bravo pour la conception rapide et la production d’un type de respirateur de dépannage), la logistique,… N’est-ce pas une chance, voire un trésor ? Rendons en grâce à Dieu et méfions-nous des polémiques, de la saturation en nouvelles stressantes ou défaitistes. Cela n’avance à rien et mène à l’impasse du désespoir, le péché originel par excellence.

Enfin, je vous invite à lever les yeux vers le ciel. Pas de traînées blanches le jour ni de feux clignotants la nuit. Un bleu d’azur à midi, un scintillement d’étoiles à minuit. Bref ce que nos grands-parents et nos ancêtres ont connu toute leur vie. Puisse cette expérience d’émerveillement et de contemplation nourrir aujourd’hui notre espérance et demain nous aider à choisir résolument la sobriété bienheureuse. Peut-être que ce carême historique pourrait se transformer en conversion, en virage en vue du Royaume de justice et de justesse.

Ah ! si vous aviez la foi grosse comme un grain de moutarde… dit Jésus. Nous connaissons la suite.

À bientôt !

Jean Marc,
votre curé

P.S. Au moment où j’écris, l’abbé François-Xavier Jacques doit être sur le retour dans un avion de la Défense et lors de cette publication, il devrait commencer sans doute, une quarantaine légale chez lui. Bienvenue et bonne adaptation à lui.

Réflexion sur les lectures du dimanche 22 mars 2020

Ce texte, venant de Fondacio, nous a été transmis par M. le Curé, que nous remercions !

 

Chers tous,

Ce matin en regardant la messe de 11h, retransmise sur France 2 dans le cadre des programmes du Jour du Seigneur, j’étais avec mon fils Alexandre… et nous nous sentions bien seuls… jusqu’au moment où j’ai pensé à vous tous. Je vous ai pris, avec nous, dans la prière… et tout fut illuminé !

Je vous entraîne, si vous êtes d’accord, dans une petite réflexion sur les lectures de ce dimanche… et plus loin vous aurez une proposition de prière… Bien à vous…

Le thème de ce dimanche était : renaître à la lumière de Dieu.

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