Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu!

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Dimanche des Rameaux
Année A – Mt 26-27, dimanche 13 avril 2014, Theux

Marie-Madeleine et l’autre Marie étaient assises en face du tombeau. 

Comme elles, nous voici avec un inconsolable « pourquoi ? ». Comme elles, nous venons de parcourir le chemin de croix de Jésus, sa passion et sa mort. Comme elles, nous pourrions en rester à la désolation.

Mais le récit que nous venons d’entendre se veut une Bonne Nouvelle, celle de notre salut.

Trois grands cris sont poussés au Calvaire : celui de Jésus sur la croix ; celui de la création soudain bouleversée ; celui du centurion.

Ces trois cris sont autant de clés pour saisir la dimension rédemptrice de la mort de Jésus. Le cri de Jésus, à l’heure où s’achève sa vie terrestre, n’est pas un cri de désespoir ni de terreur. C’est un cri de confiance du Fils à l’adresse de son Père. Par deux fois, Jésus crie d’une voix forte. La première fois, un appel au secours : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

La seconde fois dans un grand cri, il rendit l’esprit. Rendre, c’est-à-dire, remettre en toute confiance sa vie, son sort entre les mains de Dieu, son Père.

Ce grand cri, poussé à deux reprises, est tout à la fois l’écho affligé de toutes les souffrances humaines concentrées en sa personne par Jésus et, à la fois, le cri de victoire du Fils de Dieu qui remet toute sa vie, toute son oeuvre de salut dans les mains du Père.

Et voilà qu’aussitôt se donne à voir le résultat, l’effet de la victoire de Jésus. C’est toute la création qui s’ébranle et fait entendre sa clameur, son cri.

La terre trembla.
Les rochers se fendirent.
Les tombeaux s’ouvrirent.
De nombreux saints ressuscitèrent et entrèrent dans la ville.

Une vie d’au-delà envahit la terre, un monde nouveau est déjà là. Car le monde que nous connaissons, par suite du péché, porte la marque, la blessure de tant de haine et de destruction. Il doit être sauvé, lui aussi. Toute la création gémit en travail d’enfantement, en attente de sa part de rédemption.

La terre peut trembler, les rochers se fendre, les tombeaux s’ouvrir : ils annoncent des cieux nouveaux et une terre nouvelle.

Le cri du centurion vient alors conclure et donner la signification ultime de l’événement : Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu.

C’est le cri d’un païen en qui tout homme peut se retrouver. C’est le cri d’un témoin en qui tout chrétien peut se reconnaître. De sa bouche jaillit la plus belle profession de foi. Une profession de foi proclamée face à un homme mort en croix.

Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu.

Que s’est-il passé dans l’âme de ce païen ? Il a suivi Jésus sur le chemin qui mène au Calvaire. Il a vu comment il a librement étendu ses bras sur la croix. Il a croisé son regard. Il a vu la nuit tomber soudain en plein midi.

Alors, il a crié à la face du monde : Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu.

Ce centurion sans nom porte tous nos noms. Nous aussi aujourd’hui, comme lui, nous regardons le crucifié.

Que ce cri d’un païen devenu le premier chrétien, soit le nôtre en ce jour !

Abbé Marcel Villers

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