Clé pour lire l’évangile de Marc : 10. Un roi d’humilité

Clé pour lire l’évangile de Marc

Dans cette série hebdomadaire (parution le mercredi), nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile du dimanche, cette fois celui du dimanche des Rameaux : Mc 11,1-10

10. Un roi d’humilité

Ils amenèrent le petit âne à Jésus et il s’assit dessus (Mc 11,7)
Hosanna ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père (11,9-10)

Ces deux versets disent bien toute l’ambiguïté de la situation qui va conduire Jésus sur la croix. Nous sommes au seuil de la grande semaine, Jésus entre à Jérusalem, mais à quel titre ?

Jésus se présente sur un ânon, en référence à la conception d’un messie humble et pauvre : Pousse des cris de joie, Jérusalem ! Voici ton roi qui vient vers toi : il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, un âne tout jeune (Za 9,9-10).

La foule, elle, acclame Jésus : Hosanna !, terme hébreu (hosha`na) qui signifie Sauve donc ! Cette exclamation n’est pas un cri de louange, mais un appel au secours. Sauver son peuple, écrasé sous le joug de Rome, était attendu d’un « messie » issu du grand roi David.

Jésus se présente comme un roi, mais d’humilité et de paix. La foule voit en lui un roi envoyé par le ciel pour sauver son peuple. Deux visions du Règne sont ainsi en contradiction : celui, politico-militaire de David ; celui, spirituel, de Dieu dont Jésus annonce la venue.

L’âne

L’âne sert de monture ou de bête de charge dans tous les pays méditerranéens, ainsi que d’appoint pour les tâches agricoles. Il peut vivre de quarante à cinquante ans. Dans la Bible, l’âne est cité plus d’une centaine de fois. Il est un bien précieux et un des signes extérieurs de richesse pour le paysan ou le commerçant. Quant à monter un âne, c’est un signe d’humilité et même d’humiliation ; ainsi un pharaon se flatte d’avoir renvoyé les rois vaincus montés sur des ânes. L’âne est l’animal de transport qui s’oppose au cheval, monture du guerrier, et au char, véhicule des rois (André Chouraqui, L’univers de la Bible, tome I, Paris, 1982, p.355).

Abbé Marcel Villers

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