Clés pour lire l’évangile de Marc : 22. Il est possédé

Clé pour lire l’évangile de Marc

Dans cette série hebdomadaire (parution le mercredi matin), nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Marc. Cette semaine : Mc 3,20-35 du 10e dimanche du temps ordinaire.

22. Il est possédé

Personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté (Mc 3,27)

Jésus imagine sa mission comme un combat contre Satan, l’adversaire par excellence. Ennemi de Dieu et ennemi des hommes dont il a fait ses « biens ». En effet, selon la parabole que raconte Jésus (3, 24-27), Satan est cet « homme fort » qui a fait des êtres humains sa propriété et qu’il retient dans sa maison. Jésus est venu pour vaincre cet « homme fort », Satan qui règne sur le monde.

C’est le règne de Dieu que Jésus proclame et fait advenir par ses actes. La guerre est totale entre les deux règnes, celui de Dieu et celui du prince de ce monde. L’enjeu est la libération des êtres humains que Satan considère comme « ses biens ».

Jésus se sait plus fort que « l’homme fort » et capable de le « ligoter » et « piller sa maison », libérant ainsi les humains de la domination de l’Adversaire. Voilà la Bonne Nouvelle, Dieu veut un homme libre devant lui et non un esclave. Jésus est venu pour mettre en œuvre ce projet de délivrance de tout ce qui nous entrave et que bien souvent nous avons recherché. Tous ces liens qui asservissent l’homme, la Bible les appelle : idoles ou démons.

Cette œuvre de libération, aujourd’hui comme hier, provoque paradoxalement le plus souvent méfiance, suspicion et même opposition. « Il a perdu la tête », dit-on de Jésus ; « il est possédé » ; il faut le ramener à la maison, pensent sa mère et ses frères.

Béelzéboul, Satan, les démons

Béelzéboul rend, en français, le terme hébreu Ba`al Zeboul, nom d’un dieu cananéen, appelé par dérision Ba`al Zeboub qu’on peut traduire par « le Seigneur des mouches » (2 R 1,2).

Satan vient de l’hébreu et signifie : adversaire, ennemi. A l’origine, ce terme désigne l’adversaire dans une guerre ou un procès. Il est traduit en grec par « diabolos » : diviseur, calomniateur. Satan est le provocateur qui incite les hommes au péché. Des influences iraniennes le font considérer comme un ange déchu et chef personnel de l’empire du mal. Il devient alors progressivement une puissance autonome et maléfique, à côté de laquelle surgissent les démons chargés de tourmenter l’homme.

Le mot « démon » est repris du grec et désigne un être doté de pouvoirs surhumains et donc apparentés à ceux des divinités. Considérés comme descendants d’anges déchus, ennemis de Dieu, ils sont fauteurs de maladies et de possession. (Dictionnaire illustré de la Bible, 1990)

Abbé Marcel Villers

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