SOURCES : 159. PRIÈRE D’ABANDON

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement. Nous vous proposons la lecture de quelques textes de Charles de Foucauld.

Prière d’abandon

Mon Père,
Je m’abandonne à toi,
fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
je te remercie.

Je suis prêt à tout,
j’accepte tout.
Pourvu que ta volonté
se fasse en moi,
en toutes tes créatures,
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je t’aime,
et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner,
de me remettre entre tes mains,
sans mesure,
avec une infinie confiance,
car tu es mon Père.

Charles de Foucauld, Méditations sur la Passion, Akbès, 1896.

CHARLES DE FOUCAULD (1858-1916), militaire français converti tardivement au catholicisme de son enfance, devient prêtre puis ermite au Sahara.

Où en est le dialogue islamo-chrétien 60 ans après Nostra Aetate, déclaration du concile Vatican II ?

Nostra Aetate*

déclaration (1965) du concile Vatican II, est un texte majeur qui redéfinit le rapport du christianisme et de l’Église catholique aux religions non-chrétiennes, et qui a, notamment, mis fin à des siècles d’incompréhension entre Juifs et chrétiens.

Conférence du
frère Jean-Jacques Pérennès, op

Jeudi 13 novembre à 20h

Le frère Pérennès, op, a été secrétaire général puis directeur de l’Institut dominicain d’études orientales (Idéo) au Caire ; et ancien directeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem. Ses travaux portent principalement sur le dialogue interreligieux, l’évolution politique et culturelle du monde arabe, ainsi que la situation des chrétiens d’Orient.

Pour en savoir un peu plus… cliquez sur le logo ci-dessous et écoutez l’interview du frère Pérennès par Christian Cannuyer, directeur de Solidarité-Orient et professeur émérite à l’Université de Lille, sur RCF

Informations pratiques : 

*Nostra Aetate = « À notre époque » : pour en savoir plus sur cette déclaration, je vous recommande la lecture de l’article paru sur Vatican News au sujet de son 60ème anniversaire.

SOURCES : 158. PAUVRETÉ

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement. Nous vous proposons la lecture de quelques textes de sainte Thérèse de Lisieux dont nous célébrons le centenaire de la canonisation.

Pauvreté

L’épreuve de Thérèse diffère de l’athéisme.
Elle se saisit activement de l’absence de Dieu dans le monde
et de son expérience qu’elle comprend comme un chemin vers Dieu
ou plutôt comme le chemin de Dieu vers elle.

Pour Thérèse, l’expérience de l’absence de Dieu
incarne ce que Jésus entendait par « pauvres en esprit ».

Elle écrit : « C’est aux pauvres, aux affamés
et à ceux qui sont dans le deuil
que Jésus a promis le royaume. »

L’âme privée de Dieu est paradoxalement remplie de Dieu,
parce que dans son désir de Dieu qui lui échappe,
elle est transformée en l’amour même.

Dans une lettre adressée à l’une de ses sœurs, elle écrit :
«  Ah ! Restons très loin de tout ce qui scintille,
aimons notre petitesse,
aimons ne rien ressentir,
alors nous serons pauvres en esprit,
et Jésus viendra nous chercher,
et quel que soit notre éloignement,
il nous transformera en flamme d’amour. »

Thérèse de Lisieux, Histoire d’une âme, 1897

SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT JÉSUS (1873-1897) entre au Carmel de Lisieux à quinze ans, le 9 avril 1888. Elle découvre peu à peu sa « petite voie » d’abandon et de confiance audacieuse. La petite Thérèse est Docteur de l’Eglise, patronne des missions et co-patronne de la France. Elle a été canonisée par Pie XI en 1925.

SOURCES : 157. CONFIANCE

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Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement. Nous vous proposons la lecture de quelques textes de sainte Thérèse de Lisieux dont nous célébrons le centenaire de la canonisation.

Confiance

L’expérience que Thérèse fait de l’absence de Dieu se transforme
en une expérience de Dieu
qui dépasse de loin le Dieu des contes de fées.
C’est un Dieu dont l’amour est si grand
que, de son point de vue humain limité,
il semble ne pas se distinguer de la nuit du néant.

Elle écrit :
« Votre amour m’a prévenue dès mon enfance,
il a grandi avec moi,
et maintenant c’est un abîme
dont je ne puis sonder la profondeur. »

Thérèse doit croire en l’abîme,
doit l’accueillir
comme étant l’infinité de l’amour de Dieu
et non comme l’absence annihilante de Dieu.

Elle doit faire cela contre tout évidence,
contre tout sentiment.
Elle doit s’abandonner
à l’amour d’un Dieu
qu’elle ne peut ni voir ni sentir.

« C’est l’abandon seul qui me guide,
je n’ai point d’autre boussole ! »

Thérèse de Lisieux, Histoire d’une âme, 1897

SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT JÉSUS (1873-1897) entre au Carmel de Lisieux à quinze ans, le 9 avril 1888. Elle découvre peu à peu sa « petite voie » d’abandon et de confiance audacieuse. La petite Thérèse est Docteur de l’Eglise, patronne des missions et co-patronne de la France. Elle a été canonisée par Pie XI en 1925.