SOURCES : 89. IMAGE DE DIEU

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité.  Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement.  Chaque jeudi, vous est proposé un texte à lire, méditer, prier.

Abbé Marcel Villers

IMAGE DE DIEU

Les Pères grecs de l’Église n’ont cessé de célébrer la grandeur irréductible de l’homme, ce « sans fond » de l’homme qui est le lieu de Dieu. L’homme est l’image de Dieu parce qu’il échappe à toute définition, comme Dieu lui-même. (O. Clément)

« L’image n’est véritablement l’image que dans la mesure où elle possède tous les attributs de son modèle […].
La caractéristique de la divinité, c’est d’être insaisissable,
cela aussi, l’image doit l’exprimer.
Si l’essence de l’image pouvait être comprise
alors que son modèle échappe à toute saisie,
cette différence annulerait le fait même de l’image.

Mais nous n’arrivons pas à définir
la nature de notre dimension spirituelle,
à l’image justement de notre Créateur […]
c’est donc que nous portons l’empreinte
de l’insaisissable divinité par le mystère qui est en nous. »

Grégoire de Nysse, De la création de l’homme, 11.

_________________________________________________________________

GRÉGOIRE DE NYSSE (335-394), avec son frère, Basile le grand, et leur ami commun Grégoire de Nazianze, sont dénommés les « trois grands Cappadociens » en raison de leur importance exceptionnelle pour la théologie et pour l’Église. Tous les trois ont renoncé à une carrière profane brillante pour suivre le Christ de manière radicale en s’adonnant à une vie ascétique et solitaire. Mais tous les trois furent appelés à l’épiscopat en raison de leur haute naissance et de leur formation solide. Grégoire est nommé par son frère Basile évêque de Nysse, petite ville entre Césarée et Ancyre.

CLÉS POUR LIRE MARC : 30. PASSONS SUR L’AUTRE RIVE

Clés pour lire l’évangile de Marc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Marc. Cette semaine : Mc 4,35-41 du 12e dimanche du temps ordinaire.

Passons de l’autre côté
Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? (Mc 4,40)

La mer, c’est la grande épreuve que doit connaître le disciple pour « passer sur l’autre rive » (4,35), celle qu’habite son maître, Jésus.  « Réveillé » (ressuscité), il est vainqueur de la peur et de la mort qu’il domine comme le vent et la mer : « Silence, tais-toi. » (4,39)

C’est « au bord de la mer » que Jésus appelle des pêcheurs à venir derrière lui (1,16) qui se retire « vers la mer » (3,7) en prévision d’une traversée pour laquelle il demande « qu’une barque soit en permanence près de lui » (3,9). Puis, c’est « au bord de la mer » que Jésus enseigne (4,1). Ensuite, après avoir été appelés et enseignés, les disciples connaissent l’épreuve qui les initie à l’existence christique. C’est la traversée de la mer où Jésus les emmène : « Passons de l’autre côté » (4,35).

Sur la mer, les disciples font face au monstre effrayant et déchaîné, monstre dévorant qui « remplit la barque » (4,37). C’est la grande épreuve du disciple : la peur ou la foi dans celui qui a vaincu la mer.  (Jean-Claude REICHERT, Catéchèse pour temps de ruptures, 2002, 112-114)

La mer
La mer est issue de l’abîme primordial (les eaux de Gn 1). Dieu en a fixé les bornes et l’a peuplée de la faune qui y pullule et qui comporte les géants cétacés d’où sortent les monstres marins que la Bible présente comme symboles des forces du mal. En langage biblique, la mer est avant tout un symbole de l’élément hostile à la vie. La mer, dont les dimensions échappent à l’entendement, est en elle-même effrayante par l’instabilité, les bouillonnements incessants, les redoutables tempêtes. Dieu certes en est le maître, il contrôle et utilise cette agitation à ses fins. Mais la mer reste l’inquiétant milieu d’où monteront les bêtes de la fin des temps (Dn 7 ; Ap 13 et 21). Cette mer mal famée disparaîtra du monde nouveau et la remplacera un océan solide et immobile, sans gouffres ni tempêtes.  (A-M. GERARD, Dictionnaire de la Bible, 1989)

Abbé Marcel Villers

Ciréfasol et le festival « AMIGRANTS ? » sur 1RCF

Dans un précédent article, nous vous avons présenté

le festival AMIGRANTS ?

organisé par l’asbl Ciréfasol en ce mois de juin 2024 au Centre culturel de Spa.

La troisième et dernière séance du festival aura lieu le

lundi 24 juin à 19h30

et vous fera découvrir le film Io capitano.

Le 12 juin, Jean-Louis Dumoulin (bien connu dans notre UP !) et Jacqueline Barzin ont présenté, au micro d’Anne-Elisabeth à la radio 1RCF, l’asbl et le festival dans l’émission Près de chez vous, Verviers-Ardennes. Pour écouter cette émission, cliquez sur le lien ci-dessous :

Horaire et intentions des messes du 21 au 27 juin 2024

Dimanche 23 juin : fête de saint Jean-Baptiste, patron de notre l’UP

  • 8h15 : Rendez-vous à la chapelle du château de Franchimont pour la prière des laudes
  • 8h45 : Marche vers l’église de Theux et pause café
  • 10h : Messe à l’église de Theux pour pour les familles Becker-Fraiture-Dispas, Donéa-Fafchamps, Vilain, Gilson-Sougnez, Wintgens Maria, Dreze-Lange-Kemmers, Dessaucy-Wuidar
  • 11h15 : Verre de l’amitié à la Maison des Paroisses
  • 12h : Repas (il n’est malheureusement plus possible de s’inscrire !)

Mercredi 26 juin à 9h à Becco : messe pour Paul Lemaire et les familles Delhaye et Martin, Arlette Delville et les familles Martin, Mersch et Lemarchand.

Jeudi 27 juin à 16h à Theux, Home franchimontois : messe aux intentions des résidents et de leurs familles.

♠♠♠♠♠

 

Collecte pour les projets du pape François

La collecte pour les projets du pape François, les 22 et 23 juin 2024, est destinée à soutenir le Pape dans ses différentes initiatives pastorales. Nous connaissons les préoccupations du pape François pour l’écologie, pour la justice sociale, pour les populations victimes de guerres, de pandémie ou de cataclysmes, pour la réforme de l’Église, pour le souci du témoignage et de la mission des chrétiens. Ces projets demandent un investissement matériel et financier. C’est pourquoi chaque église locale coopère et au soutien des initiatives du Pape par une contribution annuelle. Cette collecte est connue aussi sous le nom de « Denier de saint Pierre ».

Merci d’avance pour votre générosité en faveur des projets du pape François !