ART ET FOI : 12. SAINTE MARIE-MADELEINE

ART ET FOI. PLAFOND DE L’ÉGLISE DE THEUX.

Nous vous proposons la découverte des panneaux, datant de 1630, ornant le plafond de la nef de l’église de Theux. 66 médaillons figurent un(e) saint(e), dont plusieurs de Marie, des scènes de la Passion du Christ, de sa gloire, etc. Deux fois par mois, le mardi, un de ces médaillons sera présenté.

MARIE-MADELEINE

Marie la Magdaléenne, d’où Magdeleine, est un personnage des évangiles.

Patronne des parfumeurs, des gantiers (les gants des dames étaient parfumés), des coiffeurs, des filles repenties.

Fêtée le 22 juillet.

Description du panneau
Dénudée, avec les cheveux longs et dénoués de la pécheresse repentante, méditant devant une tête de mort et un crucifix. Elle essuya avec ses cheveux les pieds de Jésus après les avoir oints du parfum contenu dans le flacon posé devant elle. Elle annonçait ainsi la mort et l’ensevelissement de Jésus.

« Jésus apparut d’abord à Marie de Magdala dont il avait chassé sept démons » (Mc 16,9). Cette pécheresse pardonnée s’était attachée à Jésus et faisait partie du groupe de femmes qui accompagnaient et soutenaient financièrement Jésus et ses disciples (Lc 8,2). Elle se trouva près de la croix avec trois autres femmes dont Marie, la mère de Jésus (Jn 19,25). Quand le corps de Jésus fut mis au tombeau, elle resta « assise en face du sépulcre » (Mt 27,61). Elle se présente, le matin de Pâques, « avec des huiles parfumées pour embaumer Jésus » (Mc 16,1). C’est à elle que Jésus apparaît dans le jardin (Jn 20, 11-18 ; 16,9) et à qui il confie la première annonce pascale (Jn 20,17-18 ; Mc 16, 10 ; Lc 24, 9-10 ; Mt 28, 9-10), ce qui fait de Marie-Madeleine l’apôtre des Apôtres.

A ce personnage, la tradition a assimilé la pécheresse anonyme qui baigne de ses larmes les pieds de Jésus et les parfume (Lc 7, 36-50 ; Mt 26, 6-13 ; Mc 14, 3-9). De même, on l’identifia à Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare, « qui avait oint de parfum le Seigneur et lui avait essuyé les pieds avec ses cheveux » (Jn11,1-2). La réunion de ces trois personnages en un seul est dû à un trait commun : le parfum.

La dévotion à Marie-Madeleine ne prit racine en Occident qu’au Xe s., ce dont témoigne la basilique de Vézelay (1050) qui prétendait posséder le corps de la sainte. La légende dorée (XIIIe s.) en fit celle qui évangélisa la Provence. Les Provençaux fondèrent trois pèlerinages : à Saint-Maximin où se trouvait le sarcophage de la sainte ; à la Sainte-Baume où elle aurait fait pénitence dans un grotte ; en Camargue, où depuis le XIIe s., sont honorées les Trois « Saintes-Maries de la Mer ».

Dans l’iconographie, deux types apparaissent : la myrrophore dont le vase de parfum de grand prix est le principal attribut ; la pénitente que le pardon de Jésus a fait passer de la prostitution à une vie nouvelle et qui exhorte à la repentance : « memento mori ». La courtisane myrrophore et son vase de parfum est majoritairement représentée jusqu’au Concile de Trente. Après la Contre-Réforme, c’est la pénitente qui l’emporte.

Abbé Marcel Villers

Horaire et intentions des messes du 27 juin au 4 juillet 2025

Samedi 28 juin à 17h30 à Juslenville : messe aux intentions des paroissiens et de leurs familles.

Dimanche 29 juin à 10h à Theux : messe pour les défunts de la famille Klenkenberg.

Mardi 1er juillet à 9h à Oneux : messe pour les Fondations Saint-Georges.

Mercredi 2 juillet à 9h (Laudes à 8h45) à Becco : messe à une intention particulière.

Vendredi 4 juillet à 15h au Belvédère : messe aux intentions des résidents et de leurs familles.

SOURCES : 139. LES ÂGES DE LA VIE

         SOURCES

Notre nouveau pape Léon nous encourage à vivre en disciple de Jésus et à témoigner de notre joie de croire. Fils de saint Augustin, il nous offre l’occasion de redécouvrir la forte spiritualité de ce Père de l’Église.

Les âges de la vie

En 426, Augustin, évêque d’Hippone, rassemble le peuple pour présenter son successeur. Il se livre alors à une réflexion sur le temps, un des thèmes favoris de sa pensée.

« En cette vie, nous sommes tous des mortels,
mais le dernier jour de cette vie est toujours incertain pour chaque personne.
Et pourtant, pendant l’enfance, on espère atteindre l’adolescence ;
dans l’adolescence, à la jeunesse ;
dans la jeunesse, à l’âge adulte ;
dans l’âge adulte, à la maturité ;
dans la maturité, à la vieillesse.
On n’est pas certain d’y arriver, mais on l’espère.

La vieillesse, au contraire, n’a devant soi
aucun espace de temps à pouvoir espérer ;
sa durée elle-même est incertaine.
Pour moi, par la volonté de Dieu,
je suis arrivé dans cette ville [Hippone]
à la force de mon âge ;
mais maintenant, ma jeunesse est écoulée
et désormais je suis vieux. » (Ép. 213)

Augustin donna alors le nom de son successeur, Éraclius.
Les fidèles approuvèrent.
Augustin leur dit ce qu’il se proposait pour son avenir :
consacrer les années qu’il lui restaient
à une étude plus intensive de saintes Écritures.

AUGUSTIN D’HIPPONE (354-430), converti au christianisme par saint Ambroise de Milan, retourne en Afrique du Nord et y devient prêtre, puis évêque. Il a composé une œuvre immense de théologien comme de prédicateur. Il eut une influence prépondérante dans la pensée chrétienne occidentale.

CLÉS POUR LIRE LUC : 30. DONNEZ-LEUR A MANGER

Clés pour lire l’évangile de Luc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile. Cette semaine, Lc 9, 11-17 de la fête du Saint-Sacrement.

Tous mangèrent et furent rassasiés
Renvoie cette foule… Donnez-leur vous-mêmes à manger. (Lc 9, 12.13)

Face à une foule de cinq mille personnes, qui a faim de la parole de Jésus et le poursuit jusque dans le désert, que faire ? « Renvoie cette foule. » (9,12) Telle est la solution que les disciples proposent à Jésus. Peut-être ont-ils peur, ne sachant que faire pour rassasier tant de monde ?

Donnez-leur vous-mêmes à manger, répond Jésus. Telle est la mission essentielle des pasteurs de l’Église. Et nous connaissons la fin du récit : Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers. Cette abondance de restes est présente aujourd’hui encore dans la vie de l’Église

Jésus se révèle ainsi comme celui qui sert la foule des hommes et surtout comme le sauveur toujours prêt à secourir les siens. L’eucharistie est la mémoire de cette révélation et de ce geste salvifique.

Un récit multiplié
« Le miracle des pains est le seul situé dans le ministère galiléen qui, présent dans les trois synoptiques, se trouve également chez Jean. Plus : Marc suivi de Matthieu, connaît une autre version avec sept pains, sept corbeilles et quatre mille hommes. Rapporté donc six fois dans les évangiles, ce ‘miracle de cadeau’ suit un schéma que le livre des Rois met trois fois en œuvre à propos d’Élie et Élisée : sans qu’on lui réclame de miracle, le prophète offre, de son propre mouvement, des biens matériels (farine, huile, pain) de façon étonnante. La grandeur du don ressort de la différence des chiffres. Jésus avec cinq pains dépasse largement Élisée qui en avait vingt ; Jésus nourrit cinq mille hommes quand Élisée le fait pour cent personnes (2 R 4). La conclusion est claire : Jésus est le grand prophète attendu. » (Hugues COUSIN, L’évangile de Luc, 1993)

Abbé Marcel Villers