SOURCES : 137. INDIVIDU ET COMMUNION

SOURCES

Au long de ce temps pascal, nous sommes unis dans l’espérance et l’accueil d’un pape encourageant la joie d’être chrétien et de la communiquer. Occasion de relire et méditer quelques extraits significatifs de la première exhortation du pape François (1936-2025) : La joie de l’Évangile (24/11/2013).

Individualisme et communion

« L’individualisme postmoderne et mondialisé favorise un style de vie
qui affaiblit le développement et la stabilité des liens entre les personnes
et qui dénature les liens familiaux.

L’action pastorale doit montrer encore mieux
que la relation avec notre Père exige et encourage
une communion
qui guérit, promeut et renforce les liens interpersonnels.

Tandis que dans le monde, spécialement dans certains pays,
réapparaissent diverses formes de guerre et de conflits,
nous, les chrétiens, nous insistons sur la proposition
de reconnaître l’autre,
de soigner les blessures,
de construire des ponts,
de resserrer les relations
et de nous aider à porter les fardeaux les uns des autres (Ga 6,2).

D’autre part, aujourd’hui, naissent
de nombreuses formes d’associations
pour défendre des droits et pour atteindre de nobles objectifs.
De cette façon, se manifeste
une soif de participation de nombreux citoyens
qui veulent être artisans du progrès social et culturel. »

Pape François, Evangelii gaudium, n° 67.

Horaire et intentions des messes du 6 au 12 juin 2025

Vendredi 6 juin à 15h à Theux, Belvédère : messe aux intentions des résidents et de leurs familles.

Samedi 7 juin à 16h à Desnié, fête de la Pentecôte : messe fondée H.G. Job et famille et G. Job-Blaise ; messes fondées Saint-Fiacre II, Jean Palla, Hautregard ; pour les familles Léonard-Lorneau, Léonard-Fafchamps et Lorneau-Lorneau ; pour Paul Lemaire et les familles Delhaye et Martin, Arlette Delville et les familles Martin, Merscht et Lemarchand ; pour Marie Archambeau et son époux ainsi que pour sa famille au ciel et sur la terre ; pour les familles Monville, Compère, Decheneux, Beaupain et Albert Genot ; pour Raymond Schmitz et toute sa famille au ciel et sur la terre.

Dimanche 8 juin, fête de la Pentecôte :

  • à 10h à Theux: messes fondées De Marteau et famille, Derkenne, Houdrez, Servais ;
  • à 10h30 à Juslenville : messe aux intentions des paroissiens et de leurs familles. La messe est suivie du barbecue.

Mercredi 11 juin à 9h (Laudes à 8h45) à Becco : messe à une intention particulière.

 

Illustration d’entête : Pentecôte – Musée Unterlinden à Colmar (Alsace, France)

Un jour une Pentecôte, un jour une Colombe dans le ciel !

Pentecôte 2025 à Malmedy :

Un jour une Pentecôte, un jour une Colombe dans le ciel !

Chers amis, l’Esprit Saint, nous le recevons au baptême, à la confirmation et sa grâce est renouvelée en nous à chaque effusion. Cette année encore, nous allons célébrer la Pentecôte dans tout son éclat : nous referons l’expérience de vivre « la Semaine du Cénacle », celle qui précède la Pentecôte.

Chaque jour du 2 au 5 juin, de 19h30 à 21h en la Cathédrale de Malmedy, nous vous proposons un programme d’enseignements, de raffermissement et de louange :

  • Lundi 2 juin : Entrée en Cénacle animée par le groupe de prière de Malmedy
  • Mardi 3 juin : Symboles et dons de l’Esprit Saint
  • Mercredi 4 juin : Renouvellement du baptême dans l’Esprit Saint, par l’imposition des mains et la fontaine baptismale
  • Jeudi 5 juin : Fruits de l’Esprit Saint et témoignage de Stephan Junker, membre de Venite Adoremus (Adoration) au diocèse de Liège, chantre à la cathédrale de Liège, berger du groupe de prière Marie-Médiatrice à Verviers.

À tous, bienvenue à ce rendez-vous de la célébration du travail remarquable de l’Esprit Saint dans le cœur des femmes et des hommes d’hier et d’aujourd’hui !

Informations : M. le doyen Vital Nlandu Balenda

HOMÉLIE : L’ ASCENSION DU SEIGNEUR THEUX 2025

L’ Ascension du Seigneur

Il se sépara d’eux et fut emporté au ciel.
Jésus est arrivé au terme de sa course. Venu du ciel pour partager la condition humaine, il retourne là d’où il est venu : au ciel. Tout au long de son temps terrestre, il a manifesté l’amour de Dieu pour les petits et les pauvres, les malades et les pécheurs, annonçant ainsi un monde nouveau. Mais « les siens ne l’ont pas reçu » (Jn 1,11), ils l’ont supprimé en le crucifiant, mais Dieu l’a ressuscité le troisième jour.

L’ascension, c’est la victoire de Jésus, il est au ciel, assis à la droite de Dieu. Avec toute son humanité, Jésus est monté au ciel. Il est le Premier. « Je pars vous préparer une place… je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez vous aussi. » (Jn 14, 3) Là où est Jésus, là nous serons. Le ciel est l’avenir de l’homme, le terme et donc le sens de notre existence. On comprend que les apôtres fixaient le ciel où Jésus s’en allait. Ils ont raison de le fixer. Là est l’aboutissement de notre vie. Alors, nous dit saint Paul, « recherchez les réalités d’en haut, , c’est là qu’est le Christ. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre… » (Col 3, 1-3)

L’ascension nous détournerait-elle de la terre et des hommes ? Il est vrai qu’à certaines époques, les chrétiens ont succombé à cette tentation. A force comme les apôtres de fixer le ciel, ils en étaient arrivés à mépriser cette terre et la condition humaine. La vie dans ce monde était vécue comme un temps d’épreuve, une sorte de test pour obtenir le droit d’entrer au ciel, notre véritable destination. La prière du Salve Regina exprime bien cette conception. S’adressant à la Vierge Marie, elle dit : « Vers toi nous élevons nos cris, pauvres enfants d’Ève exilés. Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. »

En contre-point à ce regard exclusif tourné vers le ciel, les anges nous interrogent. Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?
Le départ du Christ est appel à l’engagement en ce monde. La foi n’est pas une fuite ou une démission. Elle ne se satisfait pas de cette terre telle qu’elle est, souvent une sinistre vallée de larmes pour bien des hommes et des femmes. Un autre monde est possible, une autre terre est attendue.

Au cœur de l’histoire, le chrétien avance en boitant, les pieds dans la glaise, et même dans la boue mais tout autant tendu vers Celui qui nous attend au ciel, auprès de Dieu. L’Ascension, loin de nous détourner de la terre et de l’humain, nous y ramène. Elle définit le point stratégique de toute vie chrétienne : tendue entre le désir du ciel et le service des hommes. Car en même temps qu’il « recherche les choses d’en haut » (Col 3,1), le chrétien entend l’appel pressant de ses frères à plus de justice et de dignité.

Le chrétien est condamné à boiter. Il habite ce monde et ses limites, mais il se veut déjà tendu vers le ciel, auprès du Christ. Le chrétien veut les contraires : le ciel et la terre, Dieu et ses frères.
Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?
Sans le ciel, la terre est vide.
Sans la terre, le ciel n’est qu’un rêve.

Abbé Marcel Villers