Il élève les humblesJe suis la Vierge des Pauvres – 15 août 2020

Ce samedi 15 août, l’église Saint-Augustin de Juslenville, particulièrement bien fleurie et décorée, accueillait de nombreux paroissiens venus fêter Marie en son Assomption.

M. le Curé et l’abbé François-Xavier Jacques concélébraient la messe, ce dernier présidant. Dans son homélie, l’abbé Jacques a mis en relation le verset du Magnificat Il élève les humbles, et l’appellation Vierge des Pauvres, que Marie s’est donnée lors de ses apparitions à Banneux. Il nous a ouvert les yeux sur la misère spirituelle que connaissent bon nombre de nos contemporains, notamment après ce temps de confinement, où beaucoup de petits, d’humbles, de discrets auraient tant eu besoin de réconfort.

Évoquant le sanctuaire de Banneux complètement désert, voire même fermé en ce 15 août, lieu qui attire généralement une foule de personnes humbles et simples, il nous a demandé de méditer le message de Marie, afin de garder courage, et de rester attentifs aux pauvretés qui nous entourent, et notamment aux personnes secouées, malmenées, pauvres dans leur foi. Et il nous a invités à joindre le geste à la parole, via la collecte de l’Assomption pour Caritas, et, pourquoi pas, par un pèlerinage à Banneux.

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Assomption 2020 – Sur la trace des pèlerins masqués…

Annoncé comme une journée orageuse, le 14 août a été marqué par du soleil, un peu moins de chaleur que les jours précédents, caniculaires, … et pas une goutte de pluie 😉.

C’est le cœur léger et des ailes aux pieds que les 12 marcheurs ont quitté le village de Becco, après une première halte à la chapelle de l’abbé Kollmeyer, où ils ont récité les Invocations de Banneux, se mettant ainsi immédiatement sous la protection de la Vierge des Pauvres, à qui la chapelle est consacrée. Par les chemins et les vallons, en s’arrêtant encore trois fois pour prier Marie, ils ont paisiblement rejoint le sanctuaire de Banneux et, répondant à sa demande de notre Mère du Ciel, ils ont poussé leurs mains dans l’eau de la source.

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Un pardon à demander ?

Une réflexion de l’abbé François-Xavier Jacques, suscitée par la souffrance de familles rencontrées lors de funérailles de personnes décédées en maison de repos ou en hôpital pendant le confinement

Dans la vie, il y a des situations dans lesquelles il n’y a plus de bonnes solutions. Quoi qu’on décide, ce ne sera pas parfait, il y aura des difficultés, des épreuves, peut-être un échec.

Dans la vie, il y a aussi des décisions prises en confiance à un moment donné et qu’on croyait bonnes, qui rencontrent ensuite des difficultés non envisagées ou imprévues et qui, parfois, tournent à l’échec.

N’est-ce pas ce qui s’est passé avec certaines décisions prises pour lutter contre le coronavirus ?

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Dames de couleurs : film sur le Mali

Comme vous le savez, l’abbé François Xavier Jacques passe plusieurs mois par an au Mali. Il nous invite à découvrir le film Dames de couleurs, produit par des Belges du Centre Vidéo de Bruxelles, sur les teinturières du Mali. Très beau, nous dit-il, mais peut-être un peu long. Et apportant des informations sur les conditions de vie et de travail de certaines femmes.

Attention, ce film est disponible jusqu’au jeudi 7 mai !

Sanata et Dicko sont teinturières au Mali. Sanata produit des bazins colorés à Bamako avec ses coépouses. Dicko vit en brousse au pays dogon et teint des pagnes à l’indigo.
Ce film est un voyage qui nous emmène du village dogon à la grande ville, du sombre indigo accroché aux murs de banco à l’éclat des tissus multicolores pavoisant les rues bamakoises.
Il trace en pointillés les similitudes et les différences entre ces artisanes, tant dans l’exercice de leur art qu’au niveau économique et social.
Si leur savoir-faire est remarquable, il n’en demeure pas moins que toutes deux relèvent sans cesse le même défi : assurer une vie digne à leurs enfants.

Prêtre au Mali, qu’est-ce que j’en retire ?

L’abbé François-Xavier Jacques, qui habite six mois de l’année dans notre Unité pastorale et y rend de très nombreux services, nous partage ici son témoignage de missionnaire.

Il repart en ce mois d’octobre pour le Mali : accompagnons son apostolat par notre prière, en nous réjouissant de le retrouver au printemps prochain !


Prêtre au Mali : qu’est-ce que j’en retire ?

Lorsqu’ils me présentent, certains parlent de moi comme d’un missionnaire. Qu’est-ce que ce mot suscite comme images dans les têtes en 2019 ?

On le pressent, je suis loin de ces hommes qui pénétraient dans des régions inconnues, qui étaient autant explorateurs qu’évangélisateurs ; qui étaient les premiers blancs dans certaines régions et qui y annonçaient l’Évangile pour la première fois.

En allant au Mali, je rejoins des communautés chrétiennes bien vivantes où je suis souvent le seul blanc. Le temps des Sœurs et Pères européens est fini. Le clergé et les religieuses sont africains.

La première fois que j’ai demandé à mon évêque de pouvoir passer quelques années dans un pays d’Afrique, c’était pour y rencontrer une Église en me mettant à son service. Et ce fut dans le diocèse de Mopti au Mali, où j’ai été vicaire puis curé de 2003 à 2008. Aujourd’hui, je retourne au Mali, mais dans le diocèse de Kayes pour aider un évêque qui m’a aidé en venant à Verviers comme vicaire dominical pendant des études à Bruxelles.

J’y arrive avec ma formation et mon expérience mais c’est à moi à m’adapter à l’esprit de l’Église malienne et à chercher les manières de partager ce que je peux apporter.

En retour, qu’est-ce que j’en retire ?

En arrivant dans le diocèse de Mopti en 2003, j’ai été plongé dans une Église universelle, avec des religieuses et des prêtres du monde entier. Aujourd’hui dans le diocèse de Kayes, mis à part trois religieuses canadiennes, tous sont africains, de plusieurs pays. La dimension universelle de cette Église me rend attentif et sensible à ce qui se passe ailleurs, dans les autres Églises. Ce sont chaque fois des membres de ma famille qui sont concernés.

Être plongé dans une autre culture et une autre vie d’Église élargit ma réflexion, l’enrichit, m’amène à lire les textes autrement, à mieux comprendre certaines réalités de vie, de foi, de vie chrétienne. C’est aussi rencontrer d’autres pratiques et organisations pastorales ; chercher à les comprendre et à comprendre ce qui les motive. Cela m’amène à creuser les motivations de nos choix et pratiques en Belgique.

M’adressant à des personnes qui parlent peu le français ou le comprennent mal, parlant parfois avec des traducteurs, je dois veiller à utiliser un langage clair, concis, avec des mots courants, faciles à traduire. Cela m’a amené à simplifier l’expression tout en veillant à ne pas simplifier le contenu. Cette simplification se poursuit ici en Belgique.

Pour moi, au Mali, « être missionnaire », pour utiliser l’expression classique, consiste en la rencontre de communautés chrétiennes en me mettant à leur service et en un échange de foi et de culture, plus qu’en un apport d’un message élaboré ailleurs et à transmettre à des personnes ignorant Jésus-Christ et son Évangile. J’espère que, de ces rencontres, je ramène quelque chose en Belgique.

François-Xavier Jacques