Homélie de l’abbé Marcel Villers
pour la fête de la Toussaint A
Theux, le 1er novembre 2017 (Mt 5,1-12)
C’est le monde à l’envers que nous présentent ces béatitudes.
Un monde inversé où le bonheur n’est pas promis aux riches, aux battants, ni aux puissants.
Un monde à contre-courant où le bonheur est annoncé aux pauvres, aux doux, aux affligés, aux cœurs purs et miséricordieux, aux artisans de paix et aux victimes de la haine et de la violence.
Mais qui se trouve ainsi désigné ?
Qui est pauvre, doux, victime ?
D’abord, Jésus lui-même dont les béatitudes dressent en quelque sorte le portrait.
Il est le miséricordieux, le pacifique, le pur.
C’est lui le Fils bien-aimé qui, par son exemple, nous livre le secret du bonheur.
Et de la sainteté.
Et de Dieu.
La sainteté, c’est ce qui fait la différence de Dieu.
Différence avec ces divinités fabriquées par l’homme, à qui il attribue la perfection dont il rêve pour lui-même. Ce rêve fait le plus souvent de richesse, puissance, plaisir est à l’envers des béatitudes comme Dieu est à contre-image des idoles que l’homme produit et où il se mire tel Narcisse en son miroir.
Ces idoles, ces rêves de l’homme ne sont en fait que sa propre image.
C’est la différence qui éclate dans les béatitudes.
Elles parlent de Dieu et de sa sainteté, c’est-à-dire de sa différence. Car le vrai Dieu est autre que tout ce que l’homme imagine. C’est pourquoi les béatitudes sont à contre-courant.
Personne n’a pu inventer une telle description du bonheur !
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