Clé pour lire l’évangile de Marc : 21. Ceci est mon corps

Clés pour lire l’évangile de Marc

Dans cette série hebdomadaire (parution le mercredi matin), nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Marc. Cette semaine : Mc 14,12-16.22-26 pour la fête du Saint-Sacrement.

  1. Ceci est mon corps

Ayant pris du pain, il le rompit, le leur donna :« Ceci est mon corps. » (Mc 14,22)

Rompre le pain est un geste traditionnel effectué par le chef de famille qui le distribue ensuite aux convives. Ce soir-là, ce geste prend un sens très fort : Jésus annonce ainsi sa mort, son corps brisé, rompu sur la croix. C’est lui-même qui rompt le pain, manière de dire qu’il accepte cette mort, qu’il donne sa vie comme il donne le pain à ses apôtres réunis à la même table.

L’expression « mon corps » ne désigne pas une partie de moi, cette masse de chair qui me constitue. Dans la culture biblique, « mon corps », c’est moi tout simplement.

Et « ceci », qu’est-ce que c’est ? Jésus se réfère non pas tant au pain lui-même, mais à ce qu’il fait du pain et que le texte de Marc décrit en détail : « Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna : ceci est mon corps. » Le « ceci » se rapporte donc à ce que Jésus fait du pain, à savoir son partage : « Prenez, ceci est mon corps. » (Jean-Marc BABUT, Actualité de Marc, 2002)

Dans ce partage du pain, signe de sa vie rompue, donnée, là est le Christ, là est son corps. « Prenez », autrement dit, « Faites de même ». Alors, vous serez le corps du Christ.

Le rituel du repas dans une famille juive

Quand tous ont pris place, le chef de famille dit la bénédiction d’ouverture sur le pain qu’il prend en main : « Béni sois-tu, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui fais produire le pain à la terre ! ». Après l’Amen prononcé par les convives, il rompt le pain, en donne un morceau à chacun, et le premier goûte au plat avec un morceau de pain qui sert de fourchette ou de cuiller.

A la fin du repas, on se lave les mains. Puis vient l’action de grâces prononcée par le président de la table à laquelle tous répondent : « Béni soit le nom du Seigneur dès maintenant et à jamais ! » Cet assentiment donné, le chef de famille prend la coupe pleine de vin, la « coupe de bénédiction ». La tenant de sa main droite seulement, il l’élève de la largeur d’une main au-dessus de la table et, fixant les yeux sur elle, il dit les Grâces. Ensuite, la coupe de vin circule parmi les convives qui y boivent chacun son tour. Finalement, on chante un psaume et l’on se sépare. (Henri CHIRAT, L’assemblée chrétienne à l’âge apostolique, 1949, p.176-179)

Abbé Marcel Villers

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