ART ET FOI. Saint Nicolas

NICOLAS DE MYRE (IVe s.)

Évêque et confesseur. Fêté le 6 décembre.
Patron des écoliers, des enfants, des marins.
Patron de la Russie, de la Lorraine.
Saint patron de la chapelle de Marché où une statue du XVIIe s. le représente avec les attributs d’un évêque et, à ses pieds, trois enfants dans un baquet.

Description du panneau
Le saint porte mitre, crosse, gants, anneau et chape de l’évêque. Il fait le signe de la croix qui ressuscite les  trois enfants dont les têtes émergent d’un baquet ou une tour coupée qui représente toujours des captifs. Cela donnera la hotte de saint Nicolas.

Nicolas est évêque de Myre, la métropole de Lycie, sur la côte sud de la Turquie. Il aurait connu la prison lors de la persécution de Dioclétien (303-311). « Une tradition ancienne veut qu’il ait pris part au concile de Nicée (325) qui condamna l’hérésie arienne, mais son nom ne figure pas sur la liste des Pères conciliaires. Quoi qu’il en soit, Nicolas appartient à la génération des évêques qui, après avoir subi la grande persécution sous Dioclétien, eurent à réorganiser la vie de leurs communautés, puis à faire face à la crise arienne qui secoua l’Église jusqu’en ses fondements » (Pierre JOUNEL, Missel de la semaine, 1973, p. 1787).
Après sa mort, son tombeau devint un centre de pèlerinage et des miracles lui furent attribués. Les Sarrasins s’emparent de Myre au XIe s. et, en 1087, les reliques du saint sont secrètement transférées en Italie, à Bari qui devient célèbre et visitée par des pèlerins de toute l’Europe où son culte se répand à partir du XIIe s.

De nombreuses légendes enrichirent une biographie lacunaire et contribuèrent à définir son iconographie comme les formes de dévotion à son égard.
« Deux épisodes sont célèbres : la dotation des trois pucelles et la résurrection des trois enfants jetés au saloir. Le premier est parfois appelé « charité de saint Nicolas » : un noble ruiné projette de prostituer ses filles faute de pouvoir les marier ; elles sont sauvées du déshonneur par Nicolas qui, trois nuits de suite, jette par la fenêtre de leur maison une bourse remplie d’or.
Plus fameuse encore est l’histoire des trois enfants : en période de famine, ils demandent l’hospitalité à un boucher ou un aubergiste qui les tue, les découpe en morceaux, jetés au saloir, afin de les servir à ses clients. En faisant le signe de la croix, le saint parvient à rassembler les morceaux et à ressusciter les trois enfants » (Michel PASTOUREAU et Gaston DUCHET-SUCHAUX, La Bible et les saints, Paris, 2017, p. 460-461). Des miracles de sauvetage, notamment de marins, lui sont aussi attribués.

Abbé Marcel Villers
Illustration : plafond la nef de l’église de Theux (1630)

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