La prière avant le repas, pendant la moisson…

Voici une reproduction d’un beau tableau de Theodor Schüz offerte par Magnificat.

On voit une famille de moissonneurs pendant la pause de midi. Ils sont tous en prière avant de prendre leur repas. Aujourd’hui, on dirait pique-nique.

L’aînée des cinq enfants serait à l’anniversaire d’une copine.

Les deux suivants seraient à un stage d’été.

Et les deux derniers seraient à la crèche.

Les parents seraient sur les tracteurs.

Et le grand-père (qui a l’air bien accablé) pourrait enfin se reposer à la maison de retraite.

Paul Pirard

Bel (et chaud !) été* à tous !

Quelques indications sur le peintre, avec l’aide de Wikipédia :

Theodor Christoph Schüz (1830-1900), peintre allemand, est le plus jeune fils de la famille d’un pasteur protestant. Après des études de notaire, il commence à étudier l’art à Stuttgart, puis à Munich, où il est l’élève de Karl von Piloty. En 1866, il s’installe à Düsseldorf, où il meurt en juin 1900.

Son tableau le plus célèbre, Prière du midi durant les récoltes, peint en 1861, montre un romantisme (tardif) et, ainsi que d’autres de ses tableaux, une nette attirance pour les scènes religieuses.

*Pour rappel : les églises sont souvent des lieux bien frais 😉 et notre Seigneur nous y attend !

Saint Jean-Baptiste fêté sous le soleil

Ce dimanche 25 juin 2023, c’est par la prière des Laudes au château de Franchimont, en compagnie d’une quinzaine de paroissiens, sous le regard de saint Jean-Baptiste, saint patron de notre Unité pastorale, et en compagnie du hibou Grand-duc et sa nichée que nous avons commencé cette journée de fête. Tous recueillis dans ce bel endroit et sous ce magnifique ciel bleu… Au calme avant la visite des touristes.

 

 

Nous sommes ensuite redescendus jusqu’à notre église pour célébrer l’office dominical où nous attendaient les autres fidèles du dimanche.

Après nous être nourris de la Parole et du Pain, nous avons été envoyés non pas à rentrer chez nous mais à poursuivre la fête à la Maison des paroisses.

C’était bucolique et au jardin pour certains, plus feutré à l’intérieur pour d’autres… Tous heureux de nous rencontrer autour d’un bon barbecue préparé de main de maître par et pour les TLM (Toujours Les Mêmes 😉 !)

Quel bon moment passé tous ensemble avant le temps de transhumances !

Martine Lewis

P.S. Merci à Martine d’avoir non seulement rédigé ce récit, mais aussi pris le relais du photographe habituel 😉 !

… et à Isabelle Lamblotte-Rahier, qui nous a envoyé ses propres photos quelques heures après la publication de l’article !

D’abord à l’église 

Puis lors du barbecue

Luc Terlinden, nouvel archevêque de Malines-Bruxelles, dont la devise est Fratelli Tutti

Le chanoine Luc Terlinden est le nouvel archevêque de Malines-Bruxelles 

Le pape François a nommé le chanoine Luc Terlinden archevêque de Malines-Bruxelles le jeudi 22 juin 2023. Il succède au cardinal Jozef De Kesel, dont la démission a été acceptée et qui, jusqu’à l’entrée en fonction de son successeur, est nommé administrateur de l’archidiocèse. L’ordination épiscopale et la prise de possession du siège archiépiscopal auront lieu le dimanche 3 septembre à 15h en la cathédrale Saint-Rombaut de Malines. 

Le chanoine Luc Terlinden est né à Etterbeek le 17 octobre 1968, dernier d’une famille de sept enfants.

De 1980 à 1986, il accomplit ses humanités à l’Institut Saint-Stanislas à Bruxelles. Après une candidature d’Ingénieur commercial et de gestion à l’Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve), il obtient une licence en sciences économiques à la Katholieke Universiteit Leuven en 1991. Il effectue ensuite son service militaire à Siegen, en Allemagne, comme officier de réserve au 1er Régiment de Guides. 

Après quelques mois d’expérience professionnelle dans l’enseignement secondaire, il entre au Séminaire diocésain de Malines-Bruxelles en septembre 1993. Il est ordonné diacre par le Cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, le 16 octobre 1998, à l’église Notre-Dame du Rosaire à Uccle (Bruxelles). Le Cardinal Godfried Danneels l’ordonne ensuite prêtre au service de l’archidiocèse, le 18 septembre 1999, à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles.

Après l’ordination presbytérale, il est envoyé au Collège belge pontifical à Rome pour poursuivre sa formation à l’Accademia Alfonsiana. Il obtient la licence en théologie morale en juin 2001 et est proclamé docteur en théologie morale, dans ce même institut, en juin 2005, après avoir soutenu une thèse sur le thème de l’intériorisation des sources morales à partir des écrits de Charles Taylor et John Henry Newman.

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Fête de saint Jean-Baptiste : 24 juin

JEAN-BAPTISTE

Prophète, précurseur et martyr. Sa naissance (seule avec celle de Jésus et Marie) est fêtée le 24 juin, solstice d’été (Noël d’été), six mois avant celle de Jésus, solstice d’hiver. Son martyre ou sa décollation est fêté le 29 août, date de la dédicace, au VIe s., de la basilique qui lui est consacrée à Sébaste, près de Naplouse, en Palestine.

Description du panneau
Vêtu de poils de chameau, signe d’ascèse, il désigne, en Jésus, l’Agneau de Dieu qui tient la croix ornée de l’étendard de la victoire pascale. C’est lui, par sa mort et sa résurrection, qui est la clé du livre des Écritures ou Ancien Testament dont Jean est le dernier prophète. Il tient un bâton ou un roseau (allusion à Mt 11,7) terminé par la croix à laquelle il participe par son martyre.

Jean est le fils de Zacharie et d’Élisabeth, cousine de Marie selon saint Luc. Sa naissance miraculeuse est annoncée par l’ange Gabriel qui le désigne comme le précurseur « devant préparer au Seigneur un peuple capable de l’accueillir. » (Lc 1, 17) Jean est le témoin par excellence qui annonce la venue du Messie et désigne, à ses disciples, Jésus comme l’Agneau de Dieu. (Jn 1,19-37). C’était au désert où Jean vit comme un ascète, peut-être initié à cette discipline dans les communautés juives du désert, comme celle de Qumrân.

Au bord du Jourdain, Jean pratique un rite nouveau d’ablution (Mt 3,13-17) : le baptisé ne se plonge pas lui-même dans l’eau, mais reçoit l’eau, et le pardon, des mains d’un maître, dont il se reconnaît ainsi le disciple, et qui agit au nom de Dieu.

Pour la tradition chrétienne, Jean est le dernier prophète (Mt 11, 9-10), celui qui annonce la réalisation des temps messianiques prédits par l’Ancien Testament dont il achève le cycle. Cela explique l’effacement de Jean au profit de Jésus à qui il cède ses disciples. Précurseur, prophète, ascète, baptiste, Jean est aussi martyr. Pour avoir reproché à Hérode son immoralité, il est exécuté par décapitation et sa tête offerte à la fille d’Hérodiade. (Mc 6, 14-29)

Au IVe s., on mentionne un tombeau de saint Jean-Baptiste à Sébaste, en Cisjordanie actuelle et un autre, notamment, avec la relique de sa tête dans la Grande mosquée des Omeyyades de Damas construite, à partir de 705, sur une basilique byzantine dédiée à Jean-Baptiste.

Les feux de la saint Jean peuvent être une survivance des fêtes païennes du solstice d’été, mais s’accordent bien avec cette sentence de Jésus : « Jean était une lampe qui brûle et qui luit. » (Jn 5,35)

Jean-Baptiste appartient à deux cycles, celui de l’Incarnation et celui de la Passion. Au plafond de la nef de l’église, il occupe la première place de l’ensemble du programme iconographique de la Rédemption : son martyre annonce, en effet, celui de Jésus.

Abbé Marcel Villers