Un saint triste est un triste saint : Faux !
Un saint triste n’est pas un saint ! C’est une quasi-constante : les saints et les grands spirituels, qui ont un sens juste de l’Infini, ont toujours eu de l’humour –et d’abord à propos d’eux-mêmes, soutient le Père Pascal Ide.
Saint Thomas More (lire l’encadré ci-dessous), la veille de son exécution, rassure ainsi sa famille : On peut avoir la tête coupée sans se porter plus mal. Et il demande à son bourreau, au pied du billot : Pouvez-vous m’aider à monter, mon ami ? Pour redescendre, je me débrouillerai tout seul.
Prière de saint Thomas More pour demander l’humour
Donnez-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer.
Donnez-moi la santé du corps, aidez-moi à la garder au mieux.
Donnez-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais sache redresser la situation.
Donnez-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement ou le soupir.
Ne permettez pas que je me fasse trop de soucis pour cette chose encombrante que j’appelle “moi”.
Seigneur, donnez-moi l’humour pour que je tire quelque chose de cette vie et en fasse profiter les autres. Amen.
Prière attribuée à saint Thomas More (1478-1535). Ce père de famille, juriste, philosophe et théologien anglais, fut un brillant homme politique. Il refusa de cautionner le divorce du roi Henri VIII, démissionna de sa charge de chancelier du roi, fut emprisonné, puis décapité. En gardant son humour… jusqu’au bout.
Il y a un humour juif, pas d’humour catho : Faux !
Si les Juifs sont nos frères aînés dans la foi (dixit Jean-Paul II), ils le sont aussi dans l’humour. L’aîné nous a transmis cet art de la distance avec lequel les minorités se protègent. Entre grand et petit frère, on ose même des « blaguounettes ». Par exemple :