Les clarisses installées à Cornillon : bienvenue !

Ce dimanche 8 octobre,
une communauté de clarisses a repris
le couvent occupé jusqu’ici par un carmel,
à Cornillon, à Liège

L’installation a été célébrée par Mgr Jean-Pierre Delville, en présence de trois autres évêques : Mgr Aloys Jousten, évêque émérite de Liège ; Mgr Pierre Warin, évêque auxiliaire de Namur, et Mgr Jérôme Gapangwa, évêque émérite d’Uvira. Le père Patrick Bonte, vicaire épiscopal pour la vie consacrée, organisait la célébration, car il a été l’artisan de l’installation des clarisses.

La communauté clarisse qui a commencé en 1930 à Hannut a fondé la communauté de Bujumbura au Burundi en 1962. Celle-ci a envoyé en Belgique une partie de la communauté, qui s’est installée à Avernas en 2002, et qui s’installe en partie dès aujourd’hui, à Cornillon. Elle succède à la communauté des carmélites, qui a assuré le service de la prière pendant 157 ans.

Comme l’a dit Mgr Delville dans son homélie : Sainte Claire est une exacte contemporaine de sainte Julienne de Cornillon (1192-1258). Celle-ci est bien connue pour avoir promu la fête du Saint-Sacrement : c’est pourquoi on la représente aussi avec le Saint Sacrement en mains. Les deux femmes ne se sont jamais connues, mais elles se rejoignent dans leur amour pour l’eucharistie et donc pour le Christ.

L’évêque a remercié aussi le groupe de laïcs qui épaule les sœurs et qui va organiser l’accueil dans le monastère dans le sens d’un béguinage contemporain avec des logements et  un espace d’accueil. Ainsi le monastère deviendra aussi un sanctuaire populaire dédié à la vénération de l’eucharistie, le corps du Christ. L’ouverture au monde se manifeste aussi par la grande présence des Burundais à la célébration, en particulier par leur chorale et par leurs familles ; sans oublier les sœurs elles-mêmes, qui animent la prière par leur danse, à la mode burundaise, en élevant les bras comme des ailes d’oiseaux ! Leur enthousiasme et leur foi étaient communicatifs : ils invitent à la fraternité universelle.

Sous l’Ancien Régime, il y avait à Liège une communauté de clarisses, place Sainte-Claire (actuellement rue des Anglais), fondée en 1488 ; et une communauté installée rue des Clarisses, fondée en 1606. C’est dans une ambiance de fête que les sœurs clarisses ont été installées dans la foulée de la fête de saint François d’Assise. Les clarisses en effet ont été fondées par sainte Claire d’Assise (1193-1253), dans la ligne du mouvement franciscain.

Pour vous permettre d’en savoir plus, nous vous renvoyons à cette page !

Cet été, c’est décidé, je rencontre le Seigneur !

Les propositions de ressourcement sous toutes les formes :
retraite, session artistique, marche, pèlerinage, lecture…
sont innombrables : cet été ne déroge pas à la règle !

Dans cet article, nous vous donnons quelques pistes… mais il nous en arrivera peut-être d’autres que nous vous partagerons bien volontiers !

Bel été à la rencontre du Seigneur et de nos frères !

 

Pas d’humour, l’Eglise ?!

Tout Ce Que Vous Avez Toujours Voulu Savoir Sur les Cathos Sans Jamais Oser Le Demander – Presses de la Renaissance – Nov. 2009

Dans Famille chrétienne,
un dossier qui fait la part belle au poisson !

Extraits…

En guise de poissons d’avril, notre reporter a attrapé dans ses filets quelques spécimens de l’ictus zigomaticus ecclesiasticus. Les voici, tout frétillants.

Quand on sait ce que nous sommes, il serait ridicule, vraiment, de n’avoir pas dans notre amour, un peu d’humour. Car nous sommes d’assez comiques personnages. Mais mal disposés à rire de notre propre bouffonnerie. […] Seigneur, je vous donne ma vie, toute ma vie, mais pas ce tout petit morceau de vie…, ces trois minutes où je n’ai tellement pas envie d’aller travailler.

Tiré de Humour dans l’amour. Méditations et fantaisies, par Madeleine Delbrêl, Nouvelle Cité.

Un saint triste est un triste saint : Faux ! 

Un saint triste n’est pas un saint ! C’est une quasi-constante : les saints et les grands spirituels, qui ont un sens juste de l’Infini, ont toujours eu de l’humour –et d’abord à propos d’eux-mêmes, soutient le Père Pascal Ide.

Saint Thomas More (lire l’encadré ci-dessous), la veille de son exécution, rassure ainsi sa famille : On peut avoir la tête coupée sans se porter plus mal.  Et il demande à son bourreau, au pied du billot :  Pouvez-vous m’aider à monter, mon ami ? Pour redescendre, je me débrouillerai tout seul.

Prière de saint Thomas More pour demander l’humour

Donnez-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer.
Donnez-moi la santé du corps, aidez-moi à la garder au mieux.
Donnez-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais sache redresser la situation.
Donnez-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement ou le soupir.
Ne permettez pas que je me fasse trop de soucis pour cette chose encombrante que j’appelle “moi”.
Seigneur, donnez-moi l’humour pour que je tire quelque chose de cette vie et en fasse profiter les autres. Amen.

Prière attribuée à saint Thomas More (1478-1535). Ce père de famille, juriste, philosophe et théologien anglais, fut un brillant homme politique. Il refusa de cautionner le divorce du roi Henri VIII, démissionna de sa charge de chancelier du roi,  fut emprisonné, puis décapité. En gardant son humour… jusqu’au bout.

Il y a un humour juif, pas d’humour catho : Faux !

Si les Juifs sont nos frères aînés dans la foi (dixit Jean-Paul II), ils le sont aussi dans l’humour. L’aîné nous a transmis cet art de la distance avec lequel les minorités se protègent. Entre grand et petit frère, on ose même des « blaguounettes ». Par exemple :

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Si nous traitions la Bible comme nous traitons notre téléphone portable ?

pape-francois

Voilà une percutante question que posait le pape François ce dimanche 5 mars au moment de l’Angélus !

Le pape François appelle ainsi les fidèles, en ce temps de montée vers Pâques, à suivre les traces de Jésus en affrontant le combat spirituel contre le malin avec la force de la Parole de Dieu. Pour cela, il est important de se familiariser avec la Bible, la lire souvent, la méditer, l’assimiler. La Bible contient la Parole de Dieu, qui est toujours actuelle et efficace. Le Pape établit alors une comparaison paradoxale mais qui fait réfléchir entre la Bible et notre téléphone portable.

Que se passerait-il, interroge le Saint-Père, si nous traitions la Bible comme nous traitions notre téléphone portable; si nous l’emportions toujours avec nous; si nous retournions la chercher quand nous l’oublions; si nous l’ouvrions plusieurs fois par jour; si nous lisions les messages de Dieu contenus dans la Bible comme nous lisons les messages du téléphone portable ?

Et le Pape insiste : Si nous avions toujours à cœur la Parole de Dieu (…), aucun obstacle ne pourrait nous faire dévier de la route du bien, nous serions ainsi capables de vaincre les tentations quotidiennes, d’accueillir et d’aimer nos frères, en particulier les plus vulnérables et les plus faibles, et même nos ennemis. 

À méditer… devant la Bible 🙂 !

Bon, saint et heureux Carême !