Eucharistie pour les familles ayant vécu la mort d’un bébé à naître

Connaissez-vous l’ASBL « Le Souffle de Vie » ?

Cette association s’occupe de la femme enceinte et des couples connaissant des difficultés matérielles, physiques, psychologiques ou un deuil périnatal.

Dans chaque diocèse francophone, une eucharistie est proposée, le plus souvent pendant le Carême et l’Avent, afin de soutenir les familles ayant connu la mort d’un bébé (par IVG ou IMG ou fausse couche).

Cette année, elle sera célébrée le mercredi 13 mars à 19h en l’église St Nicolas, rue Fosse-aux-raines, à Liège (Outremeuse) par le doyen Jean-Pierre Pire, en présence de Micheline et Jacques Philippe, les fondateurs, et en collaboration avec le Service diocésain des Couples et des Familles (SDCF). Vous trouverez l’affiche en pièce jointe.

Durant la messe, après l’homélie, quatre démarches seront proposées simultanément : écrire une intention à déposer dans un panier ; allumer un lumignon ; être écouté par un couple ; vivre le sacrement de réconciliation.

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Le Saint-Suaire, une provocation à l’intelligence !

Toutes les places sont réservées,

il n’est plus possible de participer à la conférence !

SOURCES : 71. LE RICHE PEUT-IL ÊTRE SAUVÉ

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité.  Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement.  Chaque jeudi, vous est proposé un texte à lire, méditer, prier.

Abbé Marcel Villers

Le riche peut-il être sauvé ?

« Ce n’est pas une seule et simple cause qui fait croire aux riches
qu’il leur est plus difficile qu’aux pauvres de se sauver.

Les uns, en effet, saisissant sans réflexion
prennent à la lettre ces paroles du sauveur :
Il est plus facile à un câble de passer par le trou d’une aiguille
qu’à un riche d’entrer dans le Royaume des cieux.
Ils se persuadent qu’ils n’ont aucune part à l’héritage céleste,
et suspendus entre le regret de la vie éternelle
et les plaisirs de la vie périssable,
ils se rejettent vers celle-ci et se perdent eux-mêmes.

Les autres comprennent bien le sens caché de ces paroles,
mais ils négligent les œuvres indispensables au salut
et perdent, par leur négligence, l’espérance
qu’ils avaient conçue. » (Clément d’Alexandrie, Sermons)

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CLÉMENT D’ALEXANDRIE (150-215) est le premier écrivain chrétien à concevoir un programme complet de formation spirituelle, calqué sur le programme traditionnel d’enseignement de la philosophie. Pour lui, le christianisme est une école de sagesse visant l’accès à la perfection. Le Christ, Raison universelle, est identique à la Raison déposée par Dieu à l’origine du monde dans le cosmos et dans l’esprit humain.

CLÉS POUR LIRE JEAN : 14. LE TEMPLE, C’EST MON CORPS

Clés pour lire l’évangile de Jean

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Jean. Nous lisons aujourd’hui : Jn 2, 13-25. La mort et la résurrection constituent la clé du message christique.

Détruisez ce Temple
En trois jours, je le relèverai… Lui parlait du temple de son corps. (Jn 2,19-20)

Plus Dieu nous parait grand, plus nous pensons devoir nous tenir à distance. C’est ainsi que le Temple de Jérusalem était conçu. Plus on approchait du lieu où Dieu était censé résider, plus il fallait être pur. Finalement, seuls les prêtres accédaient à l’autel et le grand-prêtre pouvait, une fois par an, entrer à l’intérieur du Sanctuaire. Par respect pour la grandeur de Dieu, on l’avait rendu inaccessible.

« Détruisez ce Temple » (2,19), proclame Jésus, abattez ces murs qui coupent les hommes de Dieu. En Jésus, Dieu est désormais présent à tout homme. Emmanuel, Dieu avec nous. Il n’y a plus besoin de Temple. Le Temple, c’est le corps de Jésus, c’est Jésus lui-même en qui Dieu habite notre humanité. Il a dressé sa tente parmi nous et est devenu compagnon de nos vies. Désormais, le lieu où l’homme et Dieu se rencontrent n’est plus le Temple, mais notre propre condition humaine. Il n’y a plus de temps ou de lieux réservés à Dieu. C’est au cœur de nos vies que Dieu se laisse rencontrer.

 Le malentendu ou l’art du double sens
« Il fit un fouet avec des cordes et les chassa tous du Temple. » (2,15) Comment interpréter cet acte de Jésus ? L’évangéliste va multiplier les niveaux de lecture de ce geste et jouer sur le malentendu que provoque la confusion de ces niveaux. C’est un procédé typique de l’évangéliste Jean : Jésus prononce une parole qui peut se comprendre en deux sens différents. « Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai. » (2,19) Les « trois jours » ne peuvent manquer, pour le chrétien, d’évoquer la résurrection. Les Juifs interprètent la parole de Jésus littéralement : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire et toi en trois jours tu le relèverais ! » (2,20) Autrement dit, c’est ridicule. L’évangéliste intervient alors et propose son interprétation, celle des chrétiens après Pâques : « Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. » (2,21) Deux lectures s’affrontent : l’une littérale, celle des adversaires ; l’autre métaphorique, celle de l’évangéliste. Comment expliquer ce sens second ? Le narrateur intervient à nouveau et guide son lecteur : « Quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela : ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. » (2, 22)

Abbé Marcel Villers