Veillée d’espérance – Malmedy 11 octobre 2025

Dans le cadre de l’Année Sainte,

le samedi 11 octobre à 18h en la Cathédrale de Malmedy,

en partenariat avec La Royale Malmédienne,

une veillée d’espérance… bien nécessaire !

Y est vivement invitée toute personne en attente d’un monde meilleur, croyante ou non

La Royale Malmédienne est une société musicale qui porte en elle la passion du chant et qui propose des concerts de qualité. Ce chœur d’hommes compte plus de 100 œuvres à son actif.

Venez nous rejoindre nombreux ce samedi 11 octobre, pour un temps marqué par l’intériorité, la méditation, des gestes symboliques et chants qui ravivent l’espérance.

Dans les contextes parfois difficiles de la vie (deuil, maladies, crise, trahison, rupture, rejet, absurdité, …), nous avons besoin d’une parole audible, d’un poème accrocheur, d’un regard bienveillant, d’un silence plongeant, d’une musique de paix, de confiance, de consolation qui nous fredonne des raisons d’espérer.

« L’espérance ne déçoit pas » (Rm 5, 5) ! Sont invités à cette célébration de l’espérance les non-croyants, les agnostiques, les croyants et toutes celles et tous ceux qui sont simplement en recherche.

À la fin de la veillée, il y aura un verre d’amitié et des échanges fraternels.

Abbé Vital Nlandu Balenda,
Doyen de l’Ardenne

P.S. La photo de La Royale Malmédienne vient de son site internet.

SOURCES : 153. VIVRE L’INESPÉRÉ

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement. Nous vous proposons, en trois épisodes successifs, la lecture de la lettre écrite aux jeunes par Frère Roger pour l’ouverture du concile des jeunes de 1974 à Taizé.

Vivre l’inespéré

« Avec le peuple de Dieu, avec des hommes de toute la terre,
tu es invité à vivre l’inespéré.
A toi tout seul, comment connaîtrais-tu le rayonnement de Dieu ?
Trop éblouissant pour être vu,
Dieu est un Dieu qui aveugle le regard.

Le Christ, lui, capte ce feu dévorant
et sans éclat laisse Dieu transparaître.
Connu ou non, le Christ est là, auprès de chacun.
Il est tellement lié à l’homme
qu’il demeure en lui, même à son insu.
Il est là comme un clandestin,
brûlure au cœur de l’homme,
lumière dans l’obscurité.

Mais le Christ est aussi un autre que toi-même.
Lui, le Vivant, se tient en avant et au-delà de toi.
Là est son secret, lui t’a aimé le premier.
Là est le sens de ta vie :
être aimé pour toujours,
aimé jusque dans l’éternité,
pour qu’à ton tour tu ailles jusqu’à mourir d’aimer.

Sans l’amour, à quoi bon exister ?
… Si tu pries, c’est par amour.
Si tu luttes pour rendre visage humain à l’homme exploité,
c’est encore par amour.
Te laisseras-tu introduire sur ce chemin ?
Au risque de perdre ta vie par amour,
vivras-tu le Christ pour les hommes ?

Frère Roger de Taizé, Vivre l’inespéré, 1983

ROGER SCHUTZ (1915-2005), protestant d’origine suisse, fils de pasteur. Il s’installe en France en 1940, dans le village de Taizé où il fonde une communauté monastique œcuménique.

CLÉS POUR LIRE LUC : 43. L’ABÎME

Clés pour lire l’évangile de Luc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile. Cette semaine, Lc 16, 19-31 du 26e dimanche ordinaire.

L’abîme
Ils ont Moïse et les prophètes : qu’ils les écoutent ! (Lc 16, 29)

« Quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus » (16, 31). Les riches resteront les riches et les pauvres resteront pauvres. Rien ne peut combler l’abîme entre eux « établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous » (16, 26). Cet abîme est celui qui sépare le ciel et l’enfer.

Le grand abîme qui séparait sur terre le riche et le pauvre est, dans l’au-delà, le même, mais inversé. Cette inversion révèle qu’un autre monde est possible, que Dieu a choisi son camp, celui du pauvre Lazare dont le nom signifie : « celui que Dieu secourt ». Reste à observer la Loi de Moïse : « Tu devras ouvrir ta main pour ton frère, pour ton pauvre et ton indigent » (Dt 15, 7-11).

L’au-delà
« Le pauvre mourut et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. » (16, 22) « Au séjour des morts, le riche était en proie à la torture… je souffre terriblement dans cette fournaise » (16, 23-24). Deux situations sont opposées : le sein d’Abraham pour Lazare et la fournaise pour le riche.
« Les Juifs se représentaient le bonheur éternel comme un banquet auquel participent les patriarches. On y mangeait étendu sur un coussin, et la tête de chacun se trouvait près de la poitrine du voisin. Être dans le sein d’Abraham est donc une manière juive de dire être à côté de lui, à la place d’honneur dans le festin céleste. Le riche souffre de la soif, alors qu’il y a de l’eau là où se trouve Lazare. On songe au paradis merveilleusement irrigué par quatre fleuves (Gn 2, 9-14) » (ACEBAC, Les Évangiles, 1983).

 Abbé Marcel Villers

ART ET FOI : SAINTE JEANNE

ART ET FOI. PLAFOND DE L’ÉGLISE DE THEUX.

Nous vous proposons la découverte des panneaux, datant de 1630, ornant le plafond de la nef de l’église de Theux. 66 médaillons figurent un(e) saint(e), dont plusieurs de Marie, des scènes de la Passion du Christ, de sa gloire, etc. Deux fois par mois, le mardi, un de ces médaillons sera présenté.

SAINTE JEANNE OU MARTHE

Description du panneau

Porte un panier de fruits et de petits pains ; de l’autre main, une bouilloire. Ces attributs sont typiquement ceux d’une ménagère, d’une hôtesse.

La difficulté d’identification de la sainte représentée résulte du désaccord entre ses attributs iconographiques et le nom de Jeanne mentionné sur le panneau.  En 1630, date de la réalisation du plafond de l’église de Theux, parmi les saintes reconnues ou canonisées portant le prénom de Jeanne, une seule correspond : Jeanne, femme de Chouza, l’intendant d’Hérode, qui assistait Jésus et ses disciples de ses biens (Lc 8,3) ; elle est aussi citée parmi les femmes qui annoncent aux apôtres la résurrection de Jésus (Lc 24,10).
Fêtée le 24 mai selon le martyrologe romain qui mentionne : « La bienheureuse Jeanne, épouse de Chusa, intendant de la maison d’Hérode, dont fait mention l’évangéliste saint Luc ».
Certains historiens, en considérant les attributs iconographiques qui sont fréquemment ceux de sainte Marthe, pensent à une erreur de prénom. « Sainte Jeanne est munie d’un panier ; le thème est peu fréquent ; ne s’agit-il pas tout simplement, malgré le texte, de sainte Marthe ? » ( J. de BORCHGRAVE in Trésors d’art religieux au marquisat de Franchimont,Theux, 1971, p.101)
Selon les évangiles, Marthe est la sœur de Marie et de Lazare de Béthanie. Maîtresse de maison accueillante, active, affairée (Lc 10,38-41 ; Jn 12,2). « Jusqu’aux environs de l’année 1200, on prêta peu d’attention à Marthe et on ne lui rendit aucun culte. Une autre Marthe, religieuse perse martyrisée en 347, dont les reliques étaient conservées à Tarascon en Provence, fut identifiée à elle au XIIe s. Dès lors, on mit à son actif la délivrance de la région d’un dragon destructeur, la Tarasque. » (John COULSON, Dictionnaire historique des saints, 1964)
Selon le martyrologe romain, on lit au 29 juillet : « A Tarascon, en Gaule Narbonnaise, sainte Marthe vierge, hôtesse de notre Sauveur, sœur de sainte Marie-Madeleine et de saint Lazare. »
Sainte Marthe est la patronne des ménagères, des servantes, des cuisinières et des lavandières. En Provence, elle est aussi patronne des hôteliers, cabaretiers et aubergistes, des marchands de vin et des pâtissiers.
L’iconographie de Marthe se réfère à l’épisode de l’hospitalité offerte à Jésus, mais les attributs empruntent aux légendes. « Elle est représentée portant généralement une robe simple, manteau et voile, parfois un trousseau de clés à la ceinture. Depuis le XIVe s., on représente sa victoire sur le dragon qu’elle asperge d’eau bénite avec un goupillon » (Michel PASTOUREAU et Gaston DUCHET-SUCHAUX, La Bible et les saints, Paris, 2017, p.428). Le petit seau et l’aspersoir ont été transformés, par la suite, en ustensiles liés aux tâches de la vie domestique : louche, cuillère.

Abbé Marcel Villers