CLÉS POUR LIRE LUC : 35. LE FOU

Clés pour lire l’évangile de Luc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile. Cette semaine, Lc 12, 13-21 du 18e dimanche ordinaire.

L’insensé
La vie de quelqu’un, même dans l’abondance,
ne dépend pas de ce qu’il possède. (Lc 12,15)

« Tu es fou », nous crie Dieu. La mort t’attend. Alors « ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » (12, 20) Jésus ne brandit pas la mort comme un épouvantail. Il rappelle avec réalisme que le sens de la vie, le secret du bonheur est ailleurs. Même si l’argent peut y contribuer, « la vie de l’homme ne dépend pas de ce qu’il possède ».
La sagesse que propose Jésus, c’est l’appréciation correcte de la fragilité, de l’éphémère de notre vie. Comme le dit l’Ecclésiaste, « que reste-t-il à l’homme de toute la peine et de tous les calculs pour lesquels il se fatigue sous le soleil ? » Pourquoi passer notre temps, si court, à faire des réserves pour demain ? C’est aujourd’hui qu’il faut vivre et que nos richesses doivent porter du fruit pour nos frères.

Le chrétien et la richesse
« La richesse est tentation chaque fois que l’espoir mis en elle devient concurrent de ce l’on ne peut recevoir que de Dieu, en particulier l’assurance, la sécurité. L’abondance matérielle, en particulier, est propre à éveiller en l’homme l’idée de pouvoir se passer de Dieu. La tentation qui frappe à la porte de l’homme qui est dans l’abondance, c’est d’ignorer qui est l’Eternel, de se satisfaire de ce qu’il possède et de ne plus voir ce que Dieu vient faire dans sa vie, c’est de s’emparer de ce que Dieu donne et d’en faire sa chose, au lieu de rendre grâce et de rendre gloire. Ce qui séduit l’homme au travers de l’argent, c’est l’ambition de l’indépendance, l’idée d’une forme de sécurité autarcique, la pensée de l’autonomie vis-à-vis de Dieu. » (Michel JOHNER, Le chrétien à l’épreuve de l’argent, 2001)

Abbé Marcel Villers

ART ET FOI : 14. LE COURONNEMENT D’ÉPINES

ART ET FOI. PLAFOND DE L’ÉGLISE DE THEUX.

Nous vous proposons la découverte des panneaux, datant de 1630, ornant le plafond de la nef de l’église de Theux. 66 médaillons figurent un(e) saint(e), dont plusieurs de Marie, des scènes de la Passion du Christ, de sa gloire, etc. Deux fois par mois, le mardi, un de ces médaillons sera présenté.

CHRIST COURONNÉ D’ÉPINES

Cet épisode de la Passion de Jésus est présenté dans trois évangiles : Mc 15,16-20 ; Mt 27,27-31 ; Jn 19, 2-3.

Description du panneau

Le Christ a les mains ligotées. Deux bourreaux lui enfoncent, à l’aide d’une espèce de tenaille, une couronne d’épines sur la tête. L’homme de gauche est clairement un soldat, porteur d’une épée et d’une sorte de costume militaire, que porte aussi l’homme de droite.

 

Dans le récit de la Passion de Matthieu et de Marc, les outrages à Jésus roi suivent la comparution de Jésus devant Pilate, comme les outrages à Jésus prophète suivaient le procès devant le Sanhédrin. Dans Jean, cette scène constitue le centre de la comparution devant Pilate, composée de deux interrogatoires de Jésus par Pilate.

À Pilate qui lui demande s’il est le roi des Juifs, Jésus répond affirmativement. C’est cette prétention à la royauté qui devient le sujet de moqueries des soldats du gouverneur. Ils font de Jésus un roi de mascarade. On le revêt de pourpre, le vêtement pourpre était un vêtement royal ; cela peut désigner simplement un manteau de licteur dont la couleur pouvait évoquer la pourpre royale. « On lui met sur la tête une couronne tressée de plantes épineuses. Mt précise qu’on lui met dans la main droite un roseau pour évoquer le sceptre royal. Chacun vient alors présenter ses hommages à ce simulacre de roi ; selon les coutumes orientales, on donnait un baiser au roi après s’être prosterné devant lui. C’est ce rite que décrivent Mt et Mc, mais le baiser au roi est remplacé par des crachats injurieux ; Jean dit seulement qu’on lui donne des gifles. » (P. BENOIT et M.-E. BOISMARD, Synopse des quatre évangiles en français, tome II, Paris, 1972, p.420).

Ce n’est qu’à partir du XIIIe siècle, dans le cadre de la dévotion au Christus patiens (« Christ souffrant »), qu’apparaît l’iconographie de la couronne d’épines. (Jacques de Landsberg, L’art en croix : le thème de la crucifixion dans l’histoire de l’art, Paris, 2001, p. 30).

Abbé Marcel Villers

Theux à travers la peinture

Tous les coins de la commune de Theux sont bien présents dans l’exposition qui s’est ouverte ce vendredi 26 juillet au Centre culturel à Theux.

Organisée par les Chroniqueurs du Marquisat, section de l’Ordre du Chuffin, cette exposition a pour objet les représentations (pas de photos) des ville, villages, hameaux et jolis coins de notre commune.

Je vous encourage chaleureusement à aller faire un saut pour visiter cette exposition (entrée gratuite) qui se termine le 10 août, vous y (re)découvrirez des endroits bien sympathiques de chez nous.

Les tableaux sont répartis selon les lieux, vous trouverez donc facilement les tableaux relatifs à votre coin de la commune 😉 !

Heures d’ouverture : 

  • En semaine de 14h à 18h
  • Le week-end de 10h à 18h

Quelques photos du vernissage

Vie paroissiale Juslenville-Oneux – Juillet-août 2025

En cliquant sur l’image ci-dessous,
vous pourrez consulter le numéro de juillet-août de
Vie paroissiale Juslenville-Oneux

Voici le texte de son réalisateur, qui permet de comprendre le léger retard de la publication…

Bonjour ou bonsoir à vous tous, les Paroissiens DANS et HORS les murs.

Me voilà enfin avec Vie paroissialepour les vacances…
Il faut dire que j’ai pris des « vacances » un peu forcée par un petit souci de santé en juin, qui m’a fait repasser sur le billard en tout début juillet, la convalescence étant, de surcroît, retardée par une bonne « grippe » (covid ?) qui m’a mis K.O…
Finalement, tout cela n’est pas bien grave, puisque nous y voilà…

Bonne lecture des événements passés et rendez-vous aux quelques messes « dominicales », sans compter celles du mardi à Oneux avec notre fidèle officiant, François-Xavier Jacques !

Enfin, la messe de la fête paroissiale du 6 septembre s’annonce déjà ; messe suivie du traditionnel temps de convivialité sympa ! 🙂🙂🙂

Bonne lecture à tous !

Jean-Louis Dumoulin