Transmettre – Juillet 2025

Chaque mois, au long de l’année liturgique, nous vous proposons une reproduction d’une œuvre d’art qui invite à la méditation, à la prière et enrichit le sens de la liturgie célébrée durant la période.

Cette image est affichée à l’église de Theux dans la chapelle du Saint-Sacrement.

Abbé Marcel Villers

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Transmettre, c’est partager ce qu’on a soi-même reçu. « Nous transmettons, écrit Régis Debray, pour que ce que nous vivons, croyons et pensons ne meure pas avec nous. »

Nous avons reçu la Bonne Nouvelle, notre devoir est de la passer aux suivants. Comme les apôtres, les évangélistes et nos ancêtres l’ont fait depuis deux mille ans.

Foin de nostalgie, regret et culpabilité face à nos enfants et petits-enfants qui ne partagent pas nos raisons de vivre.

L’avenir appartient à Dieu.

Intitulé « Paysage avec saint Matthieu et l’ange », ce tableau (dont nous reproduisons la scène centrale) est réalisé en 1640 par Nicolas Poussin (1594-1665), maître incontesté du baroque français.

Saint Matthieu est assis sur un rocher, au milieu des ruines de la Rome antique que l’on redécouvrait à l’époque de Poussin. Saint Matthieu a le regard fixé sur un ange, attribut traditionnel de l’évangéliste, qui désigne un livre ouvert. Ce livre qu’est l’évangile est le fruit de la révélation divine et de l’auteur humain qu’est Matthieu.

SOURCES : 142. LA JOIE DE LA FOI

SOURCES

Le pape Léon, fils de saint Augustin, se situe dans une tradition théologique et spirituelle dont la source est saint Paul. Elle met la grâce et la foi au centre de l’identité chrétienne. Cette lignée compte un illustre représentant en Martin Luther (1483-1546) pour qui le salut est pure grâce.

La foi rend joyeux

« C’est une chose vivante, agissante, active et puissante que la foi.
La foi est une confiance vivante, inébranlable, en la grâce de Dieu,
si assurée que le croyant mourrait mille fois pour elle.

Cette confiance, cette connaissance de la grâce divine
rend joyeux, impavide et agréable à Dieu et à toutes les créatures.
Voilà l’œuvre de l’Esprit saint dans la foi.

À partir de là, le croyant devient, sans contrainte,
déterminé et prêt à faire du bien à tous,
à rendre service à tout le monde,
à endurer toutes les souffrances
pour l’amour et la gloire de Dieu
qui lui a accordé une telle grâce
de sorte qu’il est aussi impossible
de séparer les œuvres de la foi
que de séparer du feu la chaleur et la lumière.

Garde-toi par conséquent de tes propres idées fausses
ainsi que des bavards creux
qui se prétendent assez intelligents
pour juger de la foi et des bonnes œuvres,
alors qu’ils sont en fait les plus grands fous.

Prie Dieu de créer en toi la foi,
faute de quoi, tu pourras inventer
et faire ce que tu veux ou ce que tu peux,
tu resteras éternellement sans foi. »

Martin Luther, Préface de l’Épître aux Romains, 1522.

MARTIN LUTHER est né le 10 novembre 1483 à Eisleben (Saxe) et meurt le 18 février 1546 dans la même ville. Il a été moine augustin à Erfurt, professeur de théologie à Wittenberg. Il a initié la Réforme protestante, un mouvement qui a profondément transformé l’Église catholique et la chrétienté.

CLÉS POUR LIRE LUC : 32. LE PROCHAIN

Clés pour lire l’évangile de Luc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile. Cette semaine, Lc 10, 25-37 du 15e dimanche ordinaire.

 Qui est mon prochain ?
Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

Un samaritain arriva près du blessé. Non seulement il n’a pas pris l’autre côté de la route, mais dès qu’il vit l’homme, « il fut saisi de compassion » (10, 33). Et cela pour quelqu’un qu’il ne connaît pas. Alors aussitôt, sans un mot, il agit : « il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge » (10, 34). Aimer, c’est agir efficacement, passer aux actes.

« Lequel des trois a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » (10, 36). Jésus retourne le problème : « Tu n’as pas à te demander qui est ton prochain, mais cet homme, abandonné, blessé, lui, qui estime-t-il être son prochain ? » Autrui devient mon prochain quand je me fais proche de lui. « Va, et toi aussi, fais de même » (10, 25).

Les Samaritains
« Les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains » (Jn 4, 9) affirme l’évangile de Jean. Cette animosité provient sans doute du schisme créé sous Esdras par la construction d’un temple sur le mont Garizim, rival de celui de Jérusalem (Jn 4, 20). Dans la mentalité populaire, le schisme religieux ne pouvait que déteindre sur l’ensemble des habitants de la région. Ceux-ci, d’ailleurs, étaient considérés non comme une tribu proprement dite, mais comme un ramassis de gens envoyés par les Assyriens pour repeupler la Samarie après la chute de sa capitale (721 avant J.C.) et la déportation de sa population (2 R 17, 24-41). On les tenait rigoureusement à l’écart. Le nom même de « Samaritain » est une injure (Jn 8, 48), si bien que parler d’un « bon » Samaritain est une contradiction dans les termes. Jésus frappait ses auditeurs en citant certains Samaritains en exemple. Quelques centaines de Samaritains subsistent actuellement en Israël (Naplouse, Holon). » (André CHOURAQUI, Dictionnaire de la Bible et des religions du livre, 1985)

Abbé Marcel Villers

14 août : pèlerinage et démarche jubilaire à Banneux

Comme chaque année, nous vous invitons à pèleriner vers Banneux la veille de l’Assomption.

Et, en cette année jubilaire, nous sommes invités à devenir des Pèlerins d’Espérance : nous ajoutons donc la démarche liée à l’Année sainte dans l’un des sanctuaires « jubilaires », c’est-à-dire une démarche de foi, de réconciliation, de marche en communauté fraternelle. 

Soyez-y les bienvenus !

Programme du jeudi 14 août

  • 16h : départ à pied de Becco
  • 18h : rendez-vous à Banneux, sous les drapeaux, avec les pèlerins non marcheurs
    • Démarche jubilaire d’Église qui se termine à la Porte Sainte
    • Activités au choix :
      • Sacrement de la réconciliation
      • Adoration ou prière personnelle
      • Parcours Sur les pas de témoins d’espérance à travers le Sanctuaire : découverte de différents lieux avec prière et chant
  • 20h15 : messe anticipée de l’Assomption à la chapelle du Saint-Sacrement

Invitation chaleureuse à tous !