Horaire et intentions des messes du 11 au 17 avril 2025

Samedi 12 avril à 17h30 à Juslenville, célébration des Rameaux : messe aux intentions des paroissiens et de leurs familles.

Dimanche 13 avril à 10h à Theux, dimanche des Rameaux : messes fondées De Marteau et famille, Derkenne, Houdrez, Servais ; pour Alex Gonay, Raymond et les familles Gonay-Caro et Brédo-Gason ; pour Ninette et Jean-Jacques Dropsy ainsi que les familles Emonts, Schyns, Dropsy ; pour François-Xavier Nève de Mévergnies.

Mardi 15 avril :

  • à 9h à Oneux : messe pour les Fondations Saint-Georges ;
  • à 15h à Theux, Sainte-Joséphine : messe de Pâques aux intentions des résidents et de leurs familles ;
  • à 16h à Theux, Home franchimontois : messe de Pâques aux intentions des résidents et de leurs familles.

Mercredi 16 avril à 18h à la Cathédrale à Liège : messe chrismale, autour de notre évêque.

Jeudi 17 avril à 19h à Juslenville, Jeudi saint : célébration de la dernière Cène.

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Pour le Carême de partage de 2025, Entraide & Fraternité nous conduit au Pérou et nous invite à la solidarité avec ceux qui s’engagent pour combattre la malnutrition, spécialement celle des enfants. L’association nous invite à partager notre offrande en faveur des associations d’agriculteurs. Par notre contribution au Carême de partage, nous aiderons les populations locales qui vivent dans une grande pauvreté.

Grâce à la reconnaissance d’Entraide & Fraternité comme ONG par l’État belge, pour 1€ que vous donnerez, les projets soutenus recevront 4€ supplémentaires.

Pour en savoir plus sur la campagne de Carême et/ou pour faire un don :
Site d’Entraide & Fraternité

Merci pour votre générosité !

 

HOMÉLIE DE CARÊME. CINQUIÈME DIMANCHE. THEUX 2025

Cinquième dimanche de carême. Theux 2025

« Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé. »
La Parole de Dieu nous invite à porter nos regards et notre désir vers l’avenir.
« Voici que je fais un monde nouveau, nous dit le Seigneur. Ne le voyez-vous pas ? »
Oui, Pâques pointe déjà à l’horizon. Le carême touche à sa fin et, avec lui, notre travail de mort au vieil homme. Nous nous préparons à fêter avec la résurrection du Christ notre renaissance.

Constamment l’être humain est tiré vers son passé, mais inlassablement Dieu nous tire en avant vers ce monde neuf qu’inaugure la résurrection du Seigneur Jésus. Il est notre espérance, notre avenir.
« Ne vous souvenez plus d’autrefois », nous recommande Esaïe.
« Debout les êtres couchés sans espérance, regardez devant vous, la vie vient au devant de vous. » Ainsi parle le Seigneur.
Oui, « j’oublie ce qui est en arrière, dit St Paul, je suis tendu vers ce qui vient. »

La foi est une attente active, une marche en avant. Le Dieu de la Bible n’est pas le Dieu du passé, celui de notre enfance ou de nos habitudes. Et Jésus est un homme d’espérance, tourné vers ce qui vient. Il est de la race de ceux qui engendrent l’avenir. « Voici que je fais un monde nouveau, il germe déjà, ne le voyez vous pas ? » ( Isaïe 43,20)

La nostalgie n’est pas bonne conseillère. Nous sommes souvent paralysés par le passé et les traditions. Le Seigneur vient de l’avenir et fait germer sous nos yeux le monde inouï de l’amour et du pardon, source de notre espérance. Ainsi Jésus ne regarde pas la femme jetée à ses pieds (Poussin, détail, 1653)  avec les yeux d’un juge, fort de la Loi et des traditions du passé. Il ne regarde pas ce qu’elle a fait, mais ce qu’elle peut encore faire, ce qu’elle peut encore être. Elle était prise au piège de la mort. Le Christ brise le cercle de ses adversaires et ouvre devant elle le chemin d’une vie nouvelle : « Va et ne pèche plus. » Va de l’avant. Le pardon libère, remet debout et en route. Le pardon ouvre l’avenir. Il est le premier agent de l’espérance.

L’espérance, quelle que soit son lieu, son temps, sa forme, est résurrection ! Il y a Jésus-Christ et sa puissance de résurrection, non seulement celle du matin de Pâques, mais aussi cette puissance qui relève tous ceux-là qui croisent sa route, tous ceux-là dont la vie est arrêtée et comme destinée au néant. Cette femme condamnée à mort mais relevée et renvoyée à une vie nouvelle ; ce paralysé voué à l’immobilisme et remis debout. Tous ceux-là et beaucoup, beaucoup d’autres étaient bouclés dans un passé sans avenir et pour eux, tous, s’ouvre une brèche, comme un chemin dans la mer.

Pour nous, pas de doute, l’espérance a un nom : celui du Christ, alias Jésus, ce qui signifie Dieu sauve !
Christ est notre espérance et notre avenir.
Tout a un avenir ! Toujours !
Comme cette fleur naît entre les mains de l’homme au Pérou.

Abbé Marcel Villers

La substitution, prix de notre salut – Avril 2025

Chaque mois, au long de l’année liturgique, nous vous proposons une reproduction d’une œuvre d’art qui invite à la méditation, à la prière et enrichit le sens de la liturgie célébrée durant la période.

Cette image est affichée à l’église de Theux dans la chapelle du Saint-Sacrement.

Abbé Marcel Villers

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Pour Jésus, faire renaître cette femme par-delà la mort, celle de son péché et celle qu’on veut lui infliger, c’est prendre le risque de subir lui-même le châtiment prévu : la lapidation. En pardonnant, il accepte de prendre sur lui le supplice destiné à cette femme. Il consent à sa propre mort pour qu’elle vive, pour que nous vivions. Cette résurrection de la femme nous prépare à entrer dans la Grande Semaine, celle de la Passion et de la Mort de Jésus. « C’est pour nous et notre salut qu’il souffrit sa Passion. » Tel est le prix du pardon, le prix du salut !

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Ce tableau a été peint en 1653 par Nicolas Poussin (1594-1665), peintre français du XVIIᵉ siècle, pour le grand jardinier de Louis XIV, André Le Nôtre. A l’arrière-plan, au centre de la scène, on remarque la femme à l’enfant, figurant la Loi nouvelle et vivante : « vous aimerez votre prochain comme vous-même ». Cette jeune femme est le contrepoint parfait des Pharisiens accusateurs. Elle procède bien sûr du type de la Vierge à l’Enfant mais aussi de l’allégorie de la Charité. La femme adultère aux pieds du Christ attend la mort pour prix de son péché. Le Christ la montre aux Pharisiens, parmi lesquels les uns s’inclinent pour lire la sentence écrite à terre, les autres murmurent entre eux, d’autres s’éloignent confus et irrités.

SOURCES : 129. LA DEUXIÈME VERTU

SOURCES

Au long de cette Année sainte, nous sommes invités à approfondir notre foi, fondement de notre espérance en la Vie promise par le Christ. Le carême est un temps favorable pour puiser aux sources et renouveler notre vie chrétienne. Fructueux carême !

            Le porche du mystère de la deuxième vertu

« L’espérance, dit Dieu, voilà ce qui m’étonne.
Moi-même.

Cela c’est étonnant.
Que ces pauvres enfants voient comme tout se passe
Et qu’ils croient que demain ça ira mieux.
Qu’ils voient comme ça se passe aujourd’hui
Et qu’ils croient que ça ira mieux demain.

Cela c’est étonnant
et c’est bien la plus grande merveille de notre grâce.
Et j’en suis étonné moi-même.
Et il faut que ma grâce soit en effet d’une force incroyable.
Et qu’elle coule d’une source et comme un fleuve inépuisable.

Quelle ne faut-il pas que soit ma grâce et la force de ma grâce
Pour que cette petite espérance, vacillante au souffle du péché,
Tremblante à tous les vents, anxieuse au moindre souffle,
Soit aussi invariable, se tienne aussi fidèle, aussi droite, aussi pure ;
Que cette petite flamme du sanctuaire.

Depuis cette première fois que ma grâce a coulé
Pour la création du monde.
Depuis toujours que ma grâce coule pour la conservation du monde.
Une flamme impossible à atteindre,
Impossible à éteindre au souffle de la mort. »

Charles Péguy, Le porche du mystère de la deuxième vertu, 1911.

Charles PÉGUY (1873-1914) est notamment l’auteur des Mystère de la charité de Jeanne d’Arc (1910) et de Le Porche du Mystère de la deuxième vertu (1911), comme de nombreux poèmes. Brillant élève, il s’oriente vers le socialisme libertaire, rêve d’une société égalitariste. À la fois très croyant et anticlérical, il prône l’amour entre les hommes.  Il décède lors de la bataille de l’Ourcq en 1914. Ses écrits, qui obtinrent peu de succès de son vivant, font aujourd’hui partie des œuvres classiques de la littérature française.