Pour rappel, la veillée de Carême
pour nos Unités pastorales,
c’est ce mercredi 19 mars à 19h30 à Spa !


Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Luc. Cette semaine, Lc 13,1-9 du 3ème dimanche du carême.
Il n’est jamais trop tard
Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous. (Lc 13,3)
Comme ces Galiléens massacrés, comme ces dix-huit écrasés par une tour, comme l’arbre qu’on coupe, ainsi nous périrons tous. Ces évènements dramatiques et meurtriers nous rappellent comme une gifle que nous sommes voués à mourir. Un accident, une catastrophe, et on se réveille. Chacun se rend compte alors que la menace le guette aussi.
Ces accidents nous rappellent notre fragilité et sont autant d’occasions de faire le point. A quoi sert ma vie ? Qu’est-ce que j’en fais ? Il n’est jamais trop tard pour répondre comme l’enseigne la parabole du vigneron. Un propriétaire veut faire arracher un figuier qui ne donne rien. Le vigneron s’interpose. « Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. » (13,8-9)
Nous sommes peut-être ce figuier sans utilité et sans fruit. Mais il n’est pas trop tard pour changer de vie et « donner enfin du fruit. »
Le figuier
« Avec les olives et les raisins, les figues étaient les fruits les plus répandus et les plus appréciés en Israël (1Ch 12,41). Arbre volontaire et nécessitant peu de soin ou d’eau, le figuier était rarement stérile. Aussi, un figuier improductif étonnait-il (Lc 13,6-9) ou était-il symbole de malédiction (Mt 21,19) ; la destruction des figuiers était un malheur souvent annoncé par les prophètes (Jr 5,17 ; Ha 3,17). Par contre, le figuier prospère était signe de la faveur divine (Dt 8,8 ; Mi 4,4) et de bien-être, surtout s’il poussait dans la vigne pour servir de soutien aux pampres (1 R 4,25 ; Za 3,10). (André CHOURAQUI, Dictionnaire de la Bible et des religions du livre, 1985)
Abbé Marcel Villers

Samedi 22 mars à 17h30 à Juslenville : messe pour les défunts des familles Maréchal-Houyoux.
Dimanche 23 mars à 10h à Theux : messe pour les familles Monville, Compère, Decheneux, Beaupain et Albert Genot.
Mardi 25 mars à 9h à Oneux : messe aux intentions des paroissiens et de leurs familles.
Mercredi 26 mars à 9h à Becco (laudes à 8h45) : messe à des intentions particulières.
Jeudi 27 mars à 16h à Theux, Home franchimontois : messe aux intentions des résidents et de leurs familles.
Nous sommes invités, au début de ce carême, à en contempler par avance le terme. Mettons nos pas dans les pas de Jésus pour gravir avec lui la montagne où il va être inondé de la lumière divine. Cet itinéraire est constitutif de notre existence de chrétien. Il est aussi celui du carême qui nous conduit derrière Jésus à la Gloire de la Résurrection que nous célébrons à Pâques. Au bout de notre route d’homme et de croyant, conformés au Christ, nous passerons avec lui dans le Royaume des Cieux. Là est notre avenir, notre espérance.
Ils virent la gloire de Jésus… son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d’une blancheur éclatante.
La gloire, dont il s’agit ici, n’est autre que l’irradiation de l’être de Dieu, semblable à l’action de la lumière. La lumière réchauffe, nous enveloppe ; nous y sommes plongés mais nous ne pouvons pas saisir la lumière, la capturer, elle échappe à nos prises. Comme Dieu.
Cette lumière, la voilà qui irradie le visage et le corps de Jésus. Jésus est irradié, conformé à l’être même de Dieu. Et surprenant, c’est de lui que la lumière rayonne. Non plus récepteurs, son visage et son corps sont diffuseurs.
Cette irradiation de tout son être révèle la véritable nature de Jésus, Celui-ci est mon Fils, dit la voix sortie de la nuée.
C’est aussi l’avenir de toute créature. Sur le Thabor, le Christ transforma la nature enténébrée d’Adam. L’ayant illuminée, il la divinisa.
Nous sommes citoyens des cieux, écrit St. Paul, le Seigneur transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux. (Ph 3)
Tel est notre avenir, telle est notre espérance !
Il est heureux que nous soyons ici, dressons trois tentes, propose Pierre. Il ne savait pas ce qu’il disait, ajoute l’évangéliste.
Il ne s’agit pas de rester là à regarder le ciel et à contempler la splendeur qui nous attend. Le chrétien n’est pas destiné à planer dans un ciel imaginaire, mais à redescendre des hauteurs, de la montagne.
Notre Dieu n’est pas celui qui invite à fuir ce monde, mais celui qui envoie les hommes dans l’histoire, vers l’avenir.
Dieu de l’Exode et de la Résurrection qui dit : « Voici que je fais toutes choses nouvelles ».
A nous de transformer la figure de ce monde comme le Christ a transfiguré le visage de l’homme et sa figure sociale.
L’espérance n’apporte pas le repos car elle ne peut pas s’accommoder de la réalité telle qu’elle est. Le christianisme est tout entier espérance, perspective, orientation en avant.
La Transfiguration, la Résurrection, voilà l’espérance de la terre.
Cette espérance prend soin avec douceur de la terre dévastée et des hommes maltraités.
C’est tout le sens de notre carême : Semons la solidarité, cultivons l’espérance. Les deux vont de pair.
Abbé Marcel Villers