Notre diocèse a besoin de notre aide !

M. l’abbé Villers relaie vigoureusement
la demande d’aide de notre évêque,
Mgr Jean-Pierre Delville : écoutons-le !

Aujourd’hui, à la demande de notre évêque, il me revient de vous entretenir de la grave situation financière de notre diocèse.

En effet, ce dimanche a lieu une des deux collectes annuelles destinées aux services pastoraux du diocèse. Notre Évêque attire notre attention sur la nécessité et l’urgence que tous les chrétiens du diocèse soutiennent activement et avec cœur le financement de ces services pastoraux.

Le diocèse n’est pas une entité reconnue et subsidiée comme le sont les paroisses. C’est une ASBL, dénommée « de l’évêché », qui organise et finance les divers services, administratifs et pastoraux, nécessaires au bon fonctionnement du diocèse. En droit ecclésiastique, on parle de la curie diocésaine.

Nous avons tous une certaine idée du fonctionnement du Vatican où la curie aide le pape à gouverner l’Église. La curie et ses congrégations sont en quelque sorte l’équivalent des ministères du gouvernement d’un état. Il en est de même, à une autre échelle, de chaque évêché.

Ainsi à Liège, autour de l’évêque et à son service, la curie diocésaine est en charge de l’administration du diocèse, à savoir de trois grands secteurs :

  • les ressources humaines que sont les prêtres, diacres et assistantes paroissiales (formation, nomination, gestion de carrière, etc.) ;
  • la recherche et la gestion des moyens financiers nécessaires au fonctionnement de l’ensemble ;
  • les services pastoraux constitués d’experts et d’animateurs compétents.

Couvrant le tout, un service de presse et de communication ; un service juridique au bénéfice des fabriques d’Églises et asbl paroissiales ou décanales.

Ces secteurs sont assurés par des personnes, les unes bénévoles, d’autres rémunérées par l’État, une ou deux sur fonds propres. Toutes ces personnes et ces services sont cependant couverts en matière de frais de fonctionnement, de déplacements, d’assurance, etc. Et bien entendu sur fonds propres.

Les services pastoraux, directement en lien avec les paroisses et les curés, sont les plus nombreux, on en compte une douzaine sous la direction d’un vicaire épiscopal (s’il est prêtre) ou d’un délégué épiscopal.

Ces services assurent des fonctions essentielles dans la vie du diocèse : ils coordonnent la vie de nos paroisses et de nos Unités pastorales, ils organisent la catéchèse, ils assurent la présence de l’Église au sein de l’enseignement, ou encore ils soutiennent les multiples missions de solidarité de l’Église qui s’expriment notamment par l’aide sociale aux personnes en difficulté ou par la présence de l’Église dans les hôpitaux et les maisons de repos. L’équipe du diocèse n’est pas grande mais, aidée par de nombreux bénévoles, elle fait un travail considérable.

Le financement de tous ces services est assuré essentiellement par des moyens propres ; les pouvoirs publics ne prenant en charge que quelques postes. Or, depuis bon nombre d’années, ces moyens propres ne suffisent plus, il nous manque aujourd’hui environ 200.000€ par an.

Comment expliquer cette situation ?

Par la diminution des rentrées et l’augmentation des dépenses, évidemment.

Précisément, 4 facteurs jouent dans le mauvais sens :

  • La diminution du montant des collectes, qui assurent le financement ordinaire de l’évêché, est fonction du nombre de plus en plus restreint des pratiquants ;
  • Les moyens extraordinaires, comme les dons et surtout les legs, sont aussi en forte diminution ;
  • Le rendement des capitaux placés est soumis à la baisse persistante des taux d’intérêt ;
  • L’accroissement du nombre des laïcs dans les services, dû à la baisse du nombre de prêtres qui eux sont rémunérés par l’État, augmente d’autant les dépenses sur fonds propres.

Contrairement à certaines légendes, l’évêché en tant que tel n’a pas de grandes propriétés immobilières ou autres qu’il pourrait réaliser pour financer son déficit, qui de plus est récurrent.

Bref, nous dit clairement notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville, il nous faut prendre conscience que ce sont les chrétiens eux-mêmes qui doivent prendre en charge leur Église : s’ils ne le font pas, personne ne le fera à leur place et, à terme, les services assurés par le diocèse risquent d’être mis en péril et nos paroisses en souffriront.

D’autant que s’ajoute à la situation de l’évêché, celle de nos paroisses qui, elles aussi, connaissent la même situation due aux mêmes causes. Et cela peut conduire à la faillite de nos institutions. Il faut donc remercier l’évêque de parler clair et espérer la même transparence de nos paroisses et UP.

Notre Évêque lance donc un appel à chacun d’entre nous, pour l’aider à maintenir le niveau et la qualité des services que l’Église de Liège nous apporte et qui sont en bonne partie destinés aux plus démunis d’entre nous. C’est donc aussi un geste de solidarité chrétienne que notre évêque nous demande.

Ayons à cœur de répondre généreusement à son appel ! Merci !

Abbé Marcel Villers

P.S. Outre la collecte, vous pouvez bien sûr effectuer un virement, ponctuel ou régulier, sur le compte de l’asbl Évêché de Liège : BE93 3631 4768 5267 ; si vous envisagez un don plus important ou un legs, prenez contact soit avec votre notaire, soit avec l’économe diocésain (04 230 31 52 ou 04 230 31 62 et economat@evechedeliege.be). Soyez-en remercié d’avance !

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