Témoins de la foi : l’abbé Pierre Simons et le Rwanda (1)

Il y a vingt-cinq ans, l’horreur des massacres et de la haine au Rwanda nous frappaient de consternation. Depuis de nombreuses années, dans notre paroisse de Theux et dans l’Unité pastorale, nous connaissions et soutenions l’abbé Pierre Simons et son orphelinat établi à Nyanza, puis à Cyotamakara. Avec ses enfants, il a alors subi l’épouvante. Grâce à Dieu, il a pu échapper.

Souvenons-nous !

Abbé Marcel Villers

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Première partie de l’histoire :

Il y a 25 ans, l’abbé Pierre Simons dans la tourmente de 1994 au Rwanda

Les fondations

Arrivé au Rwanda en 1969, l’année de son ordination sacerdotale, l’abbé Simons est professeur au Collège du Christ-Roi de Nyanza, collège fondé et dirigé par des prêtres du diocèse de Liège. Très vite, il ne se cantonne pas au collège et s’intéresse à tous ces enfants traînant aux abords de l’école. Il demande au directeur du collège, le chanoine Ernotte, l’autorisation de s’occuper de ces jeunes abandonnés. C’est accordé, mais à l’essai et en restant professeur.  Cette ouverture lui suffit, et le voilà passant une partie de ses soirées à regrouper ces enfants autour d’un feu.

Il trouvera ensuite une cabane pour qu’ils puissent y passer les nuits en sécurité. Le nombre de ces jeunes grandit et l’abbé Simons cherche une maison pour les abriter. La chance et la générosité d’amis lui permettent d’obtenir l’usage d’un terrain et d’une petite maison. C’est le premier Home Don Bosco, situé à Nyanza même, pas loin du collège et de la paroisse. Vingt, cinquante, septante enfants bientôt se retrouvent sous la garde de l’abbé Simons. Il faut construire pour loger tout ce monde, il faut les nourrir, les éduquer.

De 1980 à 1982, il rentre en Belgique et confie le Home à l’abbé Grégoire qui deviendra, à son retour en 1982, curé de Polleur, puis de Theux. Après le départ des prêtres liégeois du collège, remis au diocèse de Butare, l’abbé Simons reprend la charge de son œuvre jusqu’en 1988 où il rentre en congé au pays. À son retour au Rwanda, le Home de Nyanza étant repris par des religieux italiens, les Rogationistes, l’abbé Simons est envoyé par l’évêque de Butare comme aumônier d’un camp de réfugiés burundais, dans le sud du diocèse. Auprès de ces exilés, il est le prêtre, tout à leur écoute et veillant à les défendre, quand c’est nécessaire, auprès des autorités. Mais assez rapidement, des anciens du Home de Nyanza viennent lui demander secours et aide. Petit à petit, il se retrouve entourés de jeunes, orphelins ou abandonnés.  Lorsque son ministère auprès des réfugiés lui en laisse le temps, il s’occupe d’eux.

Rendant service à la paroisse de Ruyenzi, et parlant de ses jeunes avec les religieuses qui y vivent, elles lui indiquent un ancien dispensaire, abandonné par elles pour des raisons de sécurité. En 1990, il décide de s’y installer avec les jeunes. Et voilà l’abbé Simons en route pour sa deuxième fondation, à Cyotamakara, dans le Mayaga, une région frontalière du Burundi, à 25 km de Nyanza où il continue à rendre des services au collège. Avec ses jeunes, il réhabilite l’ancien dispensaire qui s’avère bientôt trop petit pour héberger tous les enfants qu’on lui amène ou qu’il recueille dans les rues de Butare.

À suivre…

Abbé Marcel Villers

Un commentaire sur « Témoins de la foi : l’abbé Pierre Simons et le Rwanda (1) »

  1. Je suis grandi dans le centre, c’était vraiment ambiant d’y vivre. Que Dieu donne la paix et la bénédiction à notre Cher père .

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