Clés pour lire l’évangile de Luc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile. Cette semaine, Lc 10, 25-37 du 15e dimanche ordinaire.

35. Qui est mon prochain ?

Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25).

Un samaritain arriva près du blessé. Non seulement il n’a pas pris l’autre côté de la route, mais dès qu’il vit l’homme, « il fut saisi de compassion » (10, 33). Et cela pour quelqu’un qu’il ne connaît pas. Alors aussitôt, sans un mot, il agit : « il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge. » (10, 34) Aimer, c’est agir efficacement, passer aux actes.

« Lequel des trois a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » (10, 36) Jésus retourne le problème : « Tu n’as pas à te demander qui est ton prochain, mais cet homme, abandonné, blessé, lui, qui estime-t-il être son prochain ? » Autrui devient mon prochain quand je me fais proche de lui. « Va, et toi aussi, fais de même. » (10, 25

Les Samaritains

« Les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains » (Jn 4, 9) affirme l’évangile de Jean. Cette animosité provient sans doute du schisme créé sous Esdras par la construction d’un temple sur le mont Garizim, rival de celui de Jérusalem (Jn 4, 20). Dans la mentalité populaire, le schisme religieux ne pouvait que déteindre sur l’ensemble des habitants de la région. Ceux-ci, d’ailleurs, étaient considérés non comme une tribu proprement dite, mais comme un ramassis de gens envoyés par les Assyriens pour repeupler la Samarie après la chute de sa capitale (721 avant J.C.) et la déportation de sa population (2 R 17, 24-41). On les tenait rigoureusement à l’écart. Le nom même de « Samaritain » est une injure (Jn 8, 48), si bien que parler d’un « bon » Samaritain est une contradiction dans les termes. Jésus frappait ses auditeurs en citant certains Samaritains en exemple. Quelques centaines de Samaritains subsistent actuellement en Israël (Naplouse, Holon). » (André CHOURAQUI, Dictionnaire de la Bible et des religions du livre, 1985)

Abbé Marcel Villers

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