Mois extraordinaire de la mission L’abbé Bourguignon et la SAM

OCTOBRE 2019 : MOIS MISSIONNAIRE EXTRAORDINAIRE

Cette année, le pape François a décidé de faire d’octobre 2019 « un Mois missionnaire extraordinaire afin de susciter une plus grande prise de conscience de la mission universelle de l’Église et de reprendre avec un nouvel élan la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale. »

La mission peut se caractériser par deux traits : l’inculturation de l’Évangile et le service sans retour d’un peuple et de son Église. Le missionnaire choisit ainsi une intégration totale et se fait « chinois avec les chinois ».

La Société des Auxiliaires des Missions (SAM) a été créée par le père Vincent Lebbe et l’Abbé Boland en 1926. Les prêtres samistes se mettent au service d’un évêque et d’une Église particulière. Ils font totalement partie du clergé local contrairement aux autres missionnaires qui dépendent toujours hiérarchiquement de leur congrégation.

L’abbé Dieudonné Bourguignon est un de ces samistes, donné entièrement au peuple vietnamien. Né à Theux en 1913, il fait ses études à l’Institut Saint-Michel de Verviers. Sa rencontre avec l’abbé Boland et des étudiants chinois envoyés se former en Europe par le Père Lebbe va orienter sa vie. Il entre à la SAM en 1931 et entame à Louvain sa formation en vue du sacerdoce. Il est ordonné prêtre en 1936. Suit une formation d’infirmier colonial. En 1939, il est chargé de la propagande missionnaire à Verviers notamment. Pendant la guerre, il est un dirigeant reconnu de la résistance belge. Arrêté en 1943, il est déporté à Dachau. En 1951, il part au Vietnam du Nord où l’évêque le nomme au petit séminaire. En décembre 1954, il est évacué de Hanoi après la défaite française en Indochine. En 1962, il revient au Vietnam après avoir été Supérieur Général de la SAM. Il est alors au service d’un diocèse du Sud et professeur au Grand Séminaire de Vinh Long. Il meurt à Saigon le 3 septembre 1974.

Sa vie fut consacrée à la formation des prêtres vietnamiens, c’est que l’incarnation de l’Évangile dans une culture et un peuple implique un clergé autochtone. « Aussitôt qu’il y aura un nombre de chrétiens suffisant pour constituer une Église et en tirer des pasteurs, la principale fin du travail missionnaire sera de former un clergé autochtone. Le missionnaire devra ensuite consentir avec joie à se retirer pour aller travailler ailleurs. »(Constitution de la Société des Missions étrangères de Paris)

Abbé Marcel Villers

Laissez-nous un commentaire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.