2e DIMANCHE DE PÂQUES : Les plaies du Christ

« Il leur montra ses mains et son côté. »

Ses mains percées par les clous, son côté ouvert par la lance du soldat.
Lui, le Christ, le Vivant par excellence, celui qui a triomphé de la mort au profit de l’humanité, il exhibe en signe de victoire les blessures qui l’ont mis à mort.
Comment une victoire peut-elle être obtenue par cet apparent échec ?
C’est que ces blessures sont les signes du don total que Jésus a fait de lui-même.
Il a livré sa vie par amour. Corps livré, sang versé pour nous.
« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15,13)
En montrant ses mains percées et son côté ouvert, le Ressuscité indique le chemin qui conduit à la vie et triomphe de la mort, sous toutes ses formes.
Ce chemin, c’est celui du don de soi, c’est celui de l’amour.

Comme à Thomas, Jésus s’adresse à nous : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »

La foi, c’est reconnaître dans les plaies de Jésus le signe de l’amour de Dieu pour nous. La foi, c’est tout voir dans la lumière de l’amour qui s’est manifesté en Jésus, livré pour nous, transpercé sur la croix. Alors nous serons capables de vivre nous-mêmes de cet amour et par lui de dominer les forces du mal et de la mort à l’œuvre en ce monde.

Mettre nos mains dans les plaies du Christ, voilà qui nous est demandé comme à Thomas.
Mettre nos mains à la place des clous, c’est les mettre dans les plaies de cette humanité que Jésus a portée sur la croix. Cela veut dire : partager la souffrance de ceux qui souffrent dans leur chair comme dans leur dignité, des délaissés, des humiliés, des torturés, des désespérés.

Mettre nos mains dans les plaies du Christ, c’est soulager les douleurs du corps et de l’âme, c’est défendre les victimes de l’injustice et du mépris, c’est accueillir dans la fraternité ceux qu’accable la solitude, c’est enfin témoigner de l’espérance ouverte par la résurrection du Christ.

Et combien tout cela résonne en ce temps d’épidémie et de confinement !
Ils sont des multitudes qui, aujourd’hui, dans les hôpitaux, maisons de repos, à domicile, mettent les mains dans les plaies du corps de ces personnes contaminées, malades ; mettent les mains dans les plaies du cœur de ces personnes en solitude, isolées dans un home ou à domicile.

Tous ceux-là qui mettent leurs mains dans les plaies du corps et du cœur de l’homme blessé, souffrant, nous croyons qu’ils ont affaire au corps même du Christ.

Abbé Marcel Villers
Illustration : « Incrédulité de Thomas » de Michel CIRY (1919-2018)

 

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