ART ET FOI : Sainte Agnès 21 janvier

AGNÈS (IVe s.)

Vierge et martyre romaine. Fêtée le 21 janvier. Patronne des vierges, des fiancées, des jardiniers parce que la virginité est symbolisée par un jardin clos.

Description du panneau
Jeune fille richement vêtue et chargée de bijoux : un collier de pierres précieuses, des perles aux oreilles, le tout offert par son fiancé céleste. Elle porte à la main droite la palme du martyre et un agneau minuscule, nimbé, sur le bras droit. Cela met en évidence le lien entre l’agneau et son martyre. La main gauche est appuyée sur le cœur dans un geste classique de soumission et d’offrande de soi. Sa longue chevelure rappelle un épisode de sa légende : « Condamnée à être jetée dans un lupanar, sa pureté fut miraculeusement préservée. Dépouillée de ses vêtements, elle est aussitôt entièrement recouverte de ses longs cheveux » (Michel PASTOUREAU et Gaston DUCHET-SUCHAUX, La Bible et les saints, Paris, 2017, p. 40).

La persécution de Dioclétien (303-304) est due à l’obligation faite aux chrétiens de sacrifier aux dieux de la Cité et à l’empereur. À Rome, une jeune fille de douze à quinze ans se précipite pour aller proclamer sa foi devant les autorités. Elle est condamnée au bûcher, puis à être décapitée. Nous lisons dans le martyrologe romain : « À Rome, la passion de sainte Agnès, vierge et martyre. Au temps où Symphronius était préfet de la Ville, elle fut jetée dans un grand feu, mais sa prière en ayant éteint les flammes, elle fut transpercée par le glaive. »

Agnès vient du grec et signifie la pure, la chaste. On raconte que le fils du préfet voulant lui offrir des bijoux, elle répondit qu’elle avait déjà un fiancé qui lui a offert des parures beaucoup plus belles. Elle refusa ainsi plusieurs prétendants, afin de rester fidèle à son vœu de virginité.

« Agnès, agneau (latin : agnus). On va jouer sur les mots. La ressemblance de la jeune chrétienne avec l’agneau recèle un symbolisme profond : dans le sacrifice d’Agnès, l’Agneau immolé continuait à offrir à Dieu l’hommage de son sang. La faiblesse de l’adolescente était assumée par la force du Christ » (Pierre JOUNEL, Missel de la semaine, 1973, p. 1434).

Le jour de la Sainte-Agnès, à Rome, on bénit, dans le monastère qui porte son nom, les agneaux dont la laine sera utilisée pour tisser le pallium du pape et des archevêques. Le 29 juin, à la fête des saints Pierre et Paul, jour natal de la Rome chrétienne, les évêques de la province métropolitaine du Pape avaient l’habitude de célébrer avec lui cette solennité. Dès le VIe s., ce jour-là, le Pape bénit et remet le pallium, en signe de lien avec lui, à ses vicaires, aujourd’hui aux nouveaux archevêques.

Abbé Marcel Villers

Illustration : plafond de l’église de Theux XVIIe s.

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