ART ET FOI : saint MARTIN

MARTIN DE TOURS (315-397)

Évêque de Tours, apôtre de la Gaule, moine missionnaire, fondateur d’abbayes. Fêté le 11 novembre.

Patron des soldats, des cavaliers et des chevaux, des mendiants, des drapiers et des tailleurs.

Description du panneau

Martin porte le chapeau à larges bords relevés et orné de deux plumes, proche de celui des mousquetaires du XVIIe siècle, époque de réalisation de cette peinture.
Descendu de son cheval, d’un coup d’épée, il tranche en deux son manteau dont un pauvre saisit la moitié pour s’en revêtir.

« Martin, né vers 315 en Pannonie (Hongrie), fils d’un officier romain, s’enrôle très jeune dans l’armée romaine. Il sert en Italie et en Gaule. Se trouvant en garnison à Amiens, un jour de l’hiver 337, il rencontre près d’une porte de la ville un mendiant nu et grelottant de froid ; il coupe alors son manteau et en donne une moitié au pauvre. Pendant la nuit qui suit, le Christ revêtu du demi-manteau, apparaît en songe à Martin et le remercie pour ce geste de charité. Interprétant ce songe comme un appel, il se fait baptiser par saint Hilaire de Poitiers et se met à son service (339).

Il fonde à Ligugé, près de Poitiers, le premier monastère de tout l’Occident (360).
Martin est l’apôtre des campagnes gallo-romaines car il ne peut rester insensible à la pauvreté des paysans à qui personne n’avait encore parlé du Christ.
Ordonné évêque de Tours (370), il remplit sa charge épiscopale pendant vingt-six ans, mais continue de vivre en moine. Il groupe autour de lui des compagnons désireux de vivre en hommes de prière et fonde le monastère de Marmoutier, sur la rive droite de la Loire aux portes de Tours. Ce monastère devient un véritable centre d’évangélisation car Martin voulait faire de ses moines des missionnaires.
L’évêque payait d’ailleurs de sa personne, toujours en chemin pour annoncer l’Évangile, arrachant les arbres sacrés et brisant les idoles, fondant des églises et des monastères.
Martin mourut à Candes, non loin de Tours, en 397, et son tombeau devint un des plus importants pèlerinages d’Occident.

Son culte se répandit dès le Ve siècle à travers la Gaule. Cela surtout grâce à sa Vie écrite par Sulpice Sévère (début du Ve s.) qui le présente comme le 13e apôtre » (Rosa GIORGI, Comment reconnaître les saints, 2003, p.264 ; Pierre JOUNEL, Missel de la semaine, 1973, p. 1763).

Au Xe s., un édifice roman est construit à Liège : la basilique Saint-Martin.

À la Saint-Martin, les paysans célébraient la venue de l’hiver en faisant ripailles, en tuant le cochon, en allumant de grands feux et en payant leurs dettes, loyers et redevances.

Abbé M. Villers
Illustration : panneau du plafond de la nef de l’église de Theux (1630)

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