Fêtes et temps liturgiques : le 1er janvier

Solennité de Sainte Marie Mère de Dieu
(1er janvier)

Le 1er janvier n’a pas toujours été le début de l’année. C’est en 532 que l’Église décide de faire commencer l’année le premier jour du mois qui suit la naissance du Christ. Mais ce fut Charles IX (roi de France de 1560 à 1574) qui imposa le 1er janvier comme point de départ obligatoire de chaque année. Il en sera ainsi dans le calendrier dit « grégorien » instauré en 1582 par le pape Grégoire XIII (1572-1585).

Dès le IVe siècle, l’Église latine fête au premier janvier – le huitième jour après sa naissance – la circoncision de Jésus. C’est au jour de sa circoncision, selon la Loi de Moïse, qu’il reçut le Saint Nom de Jésus.  A partir du XVIIe s., ce thème de la circoncision est presque abandonné et à Rome, on célèbre à Sainte-Marie-Majeure la fête de Marie « Mère de Dieu ». En 1932, mille cinq-centième anniversaire du concile d’Éphèse qui définit Marie comme « Mère de Dieu », Pie XI institue une fête de Marie, Mère de Dieu, le 11 octobre.

Depuis le concile d’Éphèse en 431, l’Église vénère la vierge Marie sous le titre de Mère de Dieu, (Sancta Maria Dei Genitrix) en grec Théotokos. Cette solennité célèbre le mystère de l’incarnation. Quoique le titre de mère de Dieu ne soit pas dans l’Écriture, il a une valeur œcuménique. Pour Luther, dans le titre de Mère de Dieu est contenu tout l’honneur de Marie. « Une femme mère de Dieu », c’est une formule audacieuse qui exprime bien le sens de la solennité de Marie, le sens de la fête de Marie Mère de Dieu.

La réforme liturgique consécutive au concile Vatican II a supprimé la célébration de la circoncision de Jésus dans le nouveau calendrier. Paul VI, le 2 février 1974, signe une Exhortation Apostolique intitulée “Marialis Cultus”, où il justifie le déplacement au 1er janvier, huit jours après Noël, de la fête de Marie, Mère de Dieu, car « il est légitime, à quelques jours de Noël, de célébrer la part qu’a eue Marie au mystère du salut et d’exalter la dignité particulière qui en découle pour la Mère très sainte qui nous a mérité d’accueillir l’Auteur de la Vie ».

C’est le même pape Paul VI, qui, en 1968, institua pour l’Église catholique la « Journée mondiale de prière pour la paix » le 1er janvier. Cela va provoquer un déplacement du sens de cette fête, même si la paix et Marie sont en lien étroit avec Noël. Bref, c’est par la célébration de la solennité de Marie, Mère de Dieu et désormais Reine de la paix, que l’on commence la nouvelle année en priant pour la paix au seuil de l’année nouvelle.

Abbé Marcel Villers
Illustration : plafond de la nef de l’église Theux (1630)

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