SOURCES
Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. Le carême est un temps propice à la conversion, à l’approfondissement, à l’intériorité. Cessons de vivre à la surface, dans le superficiel et l’agitation. Où en sommes-nous dans notre recherche d’une vie pleine et féconde.
Les trois du carême
« Pour que nos prières puissent prendre plus facilement leur essor
et parvenir jusqu’à Dieu,
il faut leur donner les deux rites de l’aumône et du jeûne.
Notre prière, appuyée sur l’humilité et la charité,
sur le jeûne et l’aumône,
sur l’abstinence et le pardon des injures,
sur le soin que nous aurons de faire
le bien au lieu de rendre le mal,
d’éviter le mal et de pratiquer le bien. »
Le fonds de l’affaire est le lien établi entre les trois pratiques.
« Ces pieuses aumônes et ce jeûne frugal
sont les ailes qui aideront nos prières à monter vers le ciel. »
Saint Augustin relie les trois activités du jeûne, de la prière et de l’aumône.
.Le carême ne doit pas être un temps de prière avant tout
mais la période qui l’enrichit car elle donne l’aliment
dont elle a besoin pour s’élever.
Que toujours, elle s’abstienne de haine et qu’elle se nourrisse constamment d’amour. »
Saint Augustin, Sermons de carême.
AUGUSTIN D’HIPPONE (354-430), converti au christianisme par saint Ambroise de Milan, retourne en Afrique du Nord et y devient prêtre, puis évêque. Il a composé une œuvre immense de théologien comme de prédicateur. Il eut une influence prépondérante dans la pensée chrétienne occidentale.
En savoir plus sur Saint-Jean-Baptiste en la Fenêtre de Theux
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