Pâques, nouvelle naissance – Avril 2026 (2)

Chaque mois, au long de l’année liturgique, nous vous proposons une reproduction d’une œuvre d’art qui invite à la méditation, à la prière et enrichit le sens de la liturgie célébrée durant la période.

Cette image est affichée à l’église de Theux.

Abbé Marcel Villers

« Comment un homme pourrait-il naître s’il est vieux ?
Pourrait-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ?
 »

« Il vous faut naître d’en haut », répond Jésus.

Dans bien des religions, on appelle deux-fois-nés ceux qui,
nés une fois du sang et de la volonté de la chair,
naissent une seconde fois au monde de l’Esprit, à la vie de Dieu.

Nouvelle naissance, résurrection, que le baptême actualise.


Datée des années 1645-1648, le titre de cette œuvre de Georges de la Tour a varié : Nouveau-né ou bien Nativité. S’agit-il d’une scène domestique profane, ou d’une méditation sur le mystère de l’incarnation ? Le linge, serré, qui emmaillote l’enfant, pourrait aussi être vu comme une discrète annonce du linceul, auquel cas c’est déjà une Pietà qui se dessine. En tous cas, le centre de la toile est l’enfant. Est-il le Christ ? il pourrait l’être ; la femme, Marie ? pourquoi pas. L’ambiguïté demeure. La lumière est renvoyée par la main tenant la chandelle, vers le centre de la toile : le visage du nouveau-né. Mais n’est-ce pas l’enfant lui-même qui est source de cette lumière chaude et vivante ? C’est que si, chaque naissance est une fragilité à protéger, chaque nouveau-né est une promesse.


En savoir plus sur Saint-Jean-Baptiste en la Fenêtre de Theux

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