MERCREDI DES CENDRES

LE JEÛNE, UNE DÉMARCHE ÉCOLOGIQUE 

Le jeûne introduit entre l’homme et le monde la distance du respect. On est au fondement de l’écologie. « Dans l’épreuve imposée par Dieu à la liberté et à la confiance d’Adam, l’Église ancienne voyait le commandement du jeûne : il eût fallu que l’homme au lieu de se jeter sur le monde comme sur une proie, apprît à le contempler comme un don de Dieu et une échelle ver lui.

Dans cette perspective, nous retrouvons le péché comme captation et égocentrisme, volonté d’utiliser et de consommer le monde au lieu de le transfigurer.

Le Christ, en contraste, a jeûné quarante jours au désert, pour montrer au Tentateur que l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Mt 4, 4).

Le jeûne signifie donc un changement radical dans notre relation avec Dieu et avec le monde. Il empêche l’homme de s’identifier au monde dans la seule perspective de la possession pour assumer le monde dans une lumière venue d’ailleurs. Tout être, toute chose, devient alors objet de contemplation. » (Olivier CLÉMENT, Sources. Les mystiques chrétiens des origines, 1982)

Les mouvements de jeunesse fêtent Noël à Juslenville – Écho

C’est une tradition bien établie : chaque année, les jeunes de l’unité scoute de Juslenville commencent leur veillée de Noël par un temps de célébration à l’église. Ils vivent la liturgie de la parole avant de poursuivre les festivités en groupe d’âge.

En 2023, c’était le samedi 16 décembre.

Ce temps est pensé avec les chefs des différentes branches, rencontrés dans leurs locaux en partageant… des mandarines pour la convivialité et les idées de chacun pour répondre au fil conducteur de l’Avent à Juslenville :

l’émerveillement.

Ensemble, nous avons choisi les chants, la prière commune, un conte en lien avec la phrase de semaine : Émerveillons-nous devant Dieu… qui nous fait confiance pour le mettre dans le monde.

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TEMPS LITURGIQUE : L’AVENT

Le temps de l’Avent

Au VIe s. vont se développer différentes formes de préparation à Noël et de longueurs diverses. On connaît le carême de la Saint-Martin : temps de pénitence du 11 novembre (fête de saint Martin) à Noël, avec jeûne trois fois par semaine, propagé par saint Grégoire de Tours (539-594). Ailleurs, l’Avent dure autant que le carême. A Rome, il comporte six dimanches. Enfin, le pape saint Grégoire le Grand (590-604) ramène le temps de l’Avent à quatre dimanches comme c’est toujours le cas.

Trois significations de ce temps de l’Avent se sont équilibrées progressivement à partir du VIIe siècle : temps de pénitence et de conversion, préparation à la fête de Noël, attente de la Parousie ou retour du Christ. Le mot « adventus » indique bien le sens fondamental de ce temps liturgique. Ce terme est quasi équivalent au grec « epiphania » et « parousia », et tous trois signifient : « venue, présence ». Ces termes d’origine profane sont lourds de sens pour éclairer la venue du Christ parmi les hommes. « D’un point de vue cultuel, adventus signifiait la venue annuelle de la divinité dans son temple pour visiter ses fidèles : le dieu était censé demeurer au milieu des siens tant que durait la solennité. L’étiquette de cour désignait pareillement la première visite officielle d’un personnage important lors de son avènement ou de son entrée en charge. » (Martimort, idem, p. 734-735)

L’Avent est donc l’attente de la joyeuse entrée du Christ au sein de l’histoire des hommes : à Noël dans la chair, chaque jour parmi nous et à la fin des temps dans la gloire. Cette attente est illustrée dans les formulaires liturgiques par les trois figures du prophète Esaïe, du précurseur Jean le Baptiste, de la Vierge Marie.

Une tradition, née en Allemagne au début du XIXe s. dans les milieux protestants, veut que, chaque dimanche d’Avent, on allume un cierge fixé sur une couronne faite de branches de sapin. C’est toute l’attente du salut qui serait ainsi rappelée par chaque cierge : Adam et Ève à qui Dieu annonce le salut futur ; Abraham et les patriarches à qui Dieu promet une terre ; David à qui est promis une lignée d’où naîtra le Messie ; les prophètes qui proclament le Règne de Dieu tout proche « afin que nous possédions dans la pleine lumière les biens que tu nous as promis et que nous attendons en veillant dans la foi. » (Préface de l’Avent I)

Abbé Marcel Villers

Tous saints… mais (heureusement ?) pas parfaits !

Les saints sont comme nous, parfois pires, mais, au cœur même de leur faute, ils se sont laissé rejoindre par l’amour du Christ.

S’ils sont tombés, ils se laissent reprendre par le Seigneur et repartent.

Les saints continuent leur chemin avec le Seigneur et nous entraînent à faire de même.

Père François-Marie Léthel, ocd

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Le problème des saints ? Leur auréole !

On nous l’a dit et répété : les saints ne sont pas des personnes parfaites. Ce ne sont pas des super-héros. Ils ne sont pas sans taches. Ils ont commis des fautes, parfois graves, même. Et ils ne sont pas des modèles qu’il faudrait suivre à la lettre.

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