SOURCES : 127. RETOUR AU COEUR

SOURCES

Au long de cette Année sainte, nous sommes invités à approfondir notre foi, fondement de notre espérance en la Vie promise par le Christ. Le carême est un temps favorable pour puiser aux sources et renouveler notre vie chrétienne. Fructueux carême !

Retour au cœur

« Le carême est le temps favorable pour revenir au cœur.
ll s’agit d’un voyage de l’extérieur vers l’intérieur,
afin que tout ce que nous vivons, même notre relation avec Dieu,
ne se réduise pas à une extériorité,
à un cadre sans image,
à une couverture de l’âme,
mais surgisse de l’intérieur
et corresponde aux mouvements du cœur,
c’est-à-dire à nos désirs, à nos pensées,
à notre sentiment, au noyau originel de notre personne.

Le Carême nous plonge alors dans un bain de purification.
Il veut nous aider à enlever tout “maquillage”,
tout ce dont nous nous revêtons pour paraître adéquats,
meilleurs que nous ne le sommes.

Revenir au cœur signifie revenir à notre vrai moi
et le présenter tel qu’il est, nu et dépouillé, devant Dieu.
Cela signifie regarder en nous-mêmes
et prendre conscience de ce que nous sommes vraiment,
en nous débarrassant des masques que nous portons souvent,
en ralentissant la course de nos frénésies,
en étreignant notre vie et notre vérité.

La vie n’est pas une pièce de théâtre,
et le Carême nous invite à descendre
d’une scène fictive pour revenir au cœur,
à la vérité de ce que nous sommes.
Revenir au cœur, revenir à la vérité.

Tant que tu continueras à porter une armure qui recouvre ton cœur,
tant que tu te camoufleras avec le masque des apparences,
à exhiber une lumière artificielle pour te montrer invincible,
tu resteras vide et aride.

Quand, au contraire, tu auras le courage de baisser la tête pour regarder en toi,
alors tu pourras découvrir la présence d’un Dieu qui t’aime
et qui t’aime depuis toujours ;
l’armure que tu t’es construite sera enfin brisée
et tu pourras te sentir aimé d’un amour éternel. »

Pape François, Homélie du mercredi des cendres, 2024

CLÉS POUR LIRE LUC : 18. JAMAIS TROP TARD

Clés pour lire l’évangile de Luc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Luc. Cette semaine, Lc 13,1-9 du 3ème dimanche du carême.

Il n’est jamais trop tard
Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous. (Lc 13,3)

Comme ces Galiléens massacrés, comme ces dix-huit écrasés par une tour, comme l’arbre qu’on coupe, ainsi nous périrons tous. Ces évènements dramatiques et meurtriers nous rappellent comme une gifle que nous sommes voués à mourir. Un accident, une catastrophe, et on se réveille. Chacun se rend compte alors que la menace le guette aussi.
Ces accidents nous rappellent notre fragilité et sont autant d’occasions de faire le point.  A quoi sert ma vie ? Qu’est-ce que j’en fais ? Il n’est jamais trop tard pour répondre comme l’enseigne la parabole du vigneron. Un propriétaire veut faire arracher un figuier qui ne donne rien. Le vigneron s’interpose. « Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. » (13,8-9)
Nous sommes peut-être ce figuier sans utilité et sans fruit. Mais il n’est pas trop tard pour changer de vie et « donner enfin du fruit. »

Le figuier
« Avec les olives et les raisins, les figues étaient les fruits les plus répandus et les plus appréciés en Israël (1Ch 12,41). Arbre volontaire et nécessitant peu de soin ou d’eau, le figuier était rarement stérile. Aussi, un figuier improductif étonnait-il (Lc 13,6-9) ou était-il symbole de malédiction (Mt 21,19) ; la destruction des figuiers était un malheur souvent annoncé par les prophètes (Jr 5,17 ; Ha 3,17). Par contre, le figuier prospère était signe de la faveur divine (Dt 8,8 ; Mi 4,4) et de bien-être, surtout s’il poussait dans la vigne pour servir de soutien aux pampres (1 R 4,25 ; Za 3,10). (André CHOURAQUI, Dictionnaire de la Bible et des religions du livre, 1985)

Abbé Marcel Villers

Rencontre avec Mgr Coppola, nonce apostolique – 6 avril 2025 à Banneux

Envie…

… de savoir ce que fait un « nonce apostolique » ?

… de rencontrer l’ambassadeur du Pape en Belgique ?

… de poser vos questions sur le Pape, l’Église, la diplomatie, etc. à un fin connaisseur ?

Venez participer à la rencontre avec Mgr Franco Coppola,
nonce apostolique (= ambassadeur du Pape)

le dimanche 6 avril à 17h30 à Banneux

Une invitation du comité liégeois de l’association Pro Petri Sede

Pro Petri Sede, « Pour le Siège de Pierre », est une association de soutien à l’action du Pape, successeur de l’apôtre Pierre, premier évêque de Rome. Ce soutien s’exprime dans trois directions : la prière pour le Pape, l’information concernant son action au travers d’une revue trimestrielle, et enfin l’aide financière à ses œuvres sociales.

Le comité liégeois de Pro Petri Sede a son siège à Banneux et s’associe étroitement à la vénération de la Vierge des Pauvres. Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site web de l’association : www.propetrisede.org.

SOURCES : 126. TRANSFIGURATION, NOTRE ESPÉRANCE

SOURCES

Au long de cette Année sainte, nous sommes invités à approfondir notre foi, fondement de notre espérance en la Vie promise par le Christ. Le carême est un temps favorable pour puiser aux sources et renouveler notre vie chrétienne. Fructueux carême !

                        Transfiguration, fondement d’espérance

«  La transfiguration a pour but
d’ôter du cœur des disciples le scandale de la croix
Afin que l’humilité de la passion volontaire subie
Ne trouble pas la foi de ceux à qui a été révélée
La perfection de sa dignité cachée.

Mais, par une égale prévoyance,
Il donnait du même coup, un fondement à l’espérance
De la sainte Église,
Afin que tout le corps du Christ connaisse
De quelle transformation il serait gratifié.

Et que les membres puissent se donner à eux-mêmes
La promesse de participer à l’honneur
Qui avait resplendi dans la tête.

A ce sujet, le Seigneur lui-même avait dit
Parlant de la majesté de son avènement :
Alors les justes resplendiront comme le soleil
Dans le royaume de leur Père

Que s’affermisse donc la foi de tous
Qu’en conséquence personne ne craigne de souffrir pour la justice
Et ne doute de recevoir la récompense promise,
Car c’est par le labeur qu’on accède au repos
Et la mort à la vie. »

Saint Léon le Grand, Sermon 51.

SAINT LÉON, dit le Grand, pape de 440 à 461, est connu pour son intervention dans les débats christologiques du Ve siècle où il prend clairement position pour le dogme de l’incarnation défini au concile de Chalcédoine en 451. Face au délitement du pouvoir impérial, il négocie en 452 avec Attila la retraite des hordes hunniques et la survie de Rome. Il est considéré comme Docteur de l’Église.