Prière en communion avec l’actuel synode des évêques (octobre 2018)

Mgr Jean-Pierre Delville, notre évêque, nous invite à prier pour les évêques réunis en synode, notamment deux évêques belges,
Mgr Jean Kockerols (Bruxelles) et Mgr Luc Van Looy (Gand),
et pour tous les jeunes qui sont directement
concernés par cette rencontre ecclésiale !

Chers Frères et Sœurs,

Prions particulièrement pour les jeunes du monde entier et les évêques rassemblés à Rome à l’occasion du synode sur la jeunesse en ce mois d’octobre. Les enjeux pour les jeunes sont énormes. En Belgique, plus de 4000 d’entre eux ont écrit sans langue de bois aux évêques belges [1] afin que l’agir pastoral soit directement interpellé par leur visage et les situations dans lesquelles ils se trouvent.

Nous sommes tous invités à prier dans nos assemblées dominicales -mais aussi dans tous nos groupes de réflexion, partage, cours et dans nos cœurs-à-cœurs avec le Seigneur- la prière suivante écrite à l’occasion de ce synode par le pape François afin d’élargir les horizons, de dilater le cœur et de transformer ces structures qui aujourd’hui nous paralysent, nous séparent et nous éloignent des jeunes [2].

Seigneur Jésus, ton Église en chemin vers le Synode tourne son regard vers tous les jeunes du monde.

Nous te prions pour que, avec courage ils prennent en main leur vie, ils aspirent à ce qu’il y a de plus beau et de plus profond et ils gardent toujours un cœur libre.

Par l’accompagnement de guides sages et généreux, aide-les à répondre à l’appel que Tu adresses à chacun d’eux, pour réaliser leur propre projet de vie et atteindre le bonheur.

Maintiens leur cœur ouvert aux grands rêves et rends-les attentifs au bien de leurs frères.

Comme le Disciple bien-aimé, qu’ils soient eux aussi au pied de la Croix pour accueillir ta Mère, en la recevant comme un don de Toi.

Qu’ils soient témoins de ta Résurrection et qu’ils sachent te reconnaître vivant à leurs côtés en annonçant avec joie que Tu es le Seigneur.

Amen.

[1] Jeunescathos.org (pour suivre le synode d’un point de vue belge et blog de Mgr Jean Kockerols)

[2] Homélie du pape François (3 octobre 2018)

L’Église ne croît pas par prosélytisme mais par attraction

« Reconnaître le vaste horizon de l’Esprit Saint » : quel beau programme !

Commentaires sur les recommandations données par le pape François, lors de l’Angélus de ce 30 septembre. Merci, l’UP de Paliseul !

Pour lire l’article, cliquez sur le lien ci-dessous :

Unité pastorale "Paliseul Saint-Joseph"

Avant la prière de l’angélus récitée ce dimanche 30 septembre, place Saint-Pierre le Pape François a appelé à ne pas penser ni juger les relations humaines selon des catégories, mais à reconnaître le vaste horizon de l’action du Saint-Esprit.

Le Pape François a médité sur un épisode de l’évangile selon Saint-Marc. Lorsqu’un homme qui n’appartenait pas au groupe des disciples de Jésus se mit à chasser des démons en son nom, les disciples, et particulièrement Jean, voulaient l’interdire et en référèrent à Jésus qui répondit: «Ne l’en empêchez pas car il n’est personne qui, faisant un miracle en mon nom, puisse aussitôt après parler mal de moi. Qui n’est pas contre nous est pour nous» (Mc, 39-40).

Ainsi le Pape François souhaite tirer une leçon contemporaine de cet épisode. Si Jean et les autres disciples manifestent une attitude de fermeture face à cette personne «externe», Jésus, lui…

Voir l’article original 176 mots de plus

Si un membre souffre, tous souffrent avec lui (1Co 12,26)

Pape François - Copyright Vatican Media - Audience 24-01-2018

Lettre du pape François au Peuple de Dieu, publiée ce lundi 20 août 2018. Le pape François exhorte tous les catholiques à une plus grande responsabilité vis-à-vis des abus sexuels commis au sein de l’Eglise : il demande à tous les fidèles de participer à la conversion de l’Eglise. Et, en plus d’appeler l’Eglise catholique à assurer sécurité et protection au sein de ses institutions, le pape demande aussi à tous les fidèles de participer, avec des moyens très traditionnels pour lutter contre le mal : prière et pénitence.

Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui (1 Cor 12,26).

Ces paroles de saint Paul résonnent avec force en mon cœur alors que je constate, une fois encore, la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées. Un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants. Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparation du dommage causé ne sera jamais suffisant. Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées. La douleur des victimes et de leurs familles est aussi notre douleur ; pour cette raison, il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables.

1. Si un membre souffre

Ces derniers jours est paru un rapport détaillant le vécu d’au moins mille personnes qui ont été victimes d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience, perpétrés par des prêtres pendant à peu près soixante-dix ans. Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé, la douleur de nombre de ces victimes nous est parvenue au cours du temps et nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités et à redoubler d’efforts pour éradiquer cette culture de mort, les blessures ne connaissent jamais de « prescription ». La douleur de ces victimes est une plainte qui monte vers le ciel, qui pénètre jusqu’à l’âme et qui, durant trop longtemps, a été ignorée, silencieuse ou passée sous silence. Mais leur cri a été plus fort que toutes les mesures qui ont entendu le réprimer ou bien qui, en même temps, prétendaient le faire cesser en prenant des décisions qui en augmentaient la gravité jusqu’à tomber dans la complicité. Un cri qui fut entendu par le Seigneur en nous montrant une fois encore de quel côté il veut se tenir. Le Cantique de Marie ne dit pas autre chose et comme un arrière-fond, continue à parcourir l’histoire parce que le Seigneur se souvient de la promesse faite à nos pères : Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides (Lc 1, 51-53) ; et nous ressentons de la honte lorsque nous constatons que notre style de vie a démenti et dément ce que notre voix proclame.  Lire la suite « Si un membre souffre, tous souffrent avec lui (1Co 12,26) »