Martyrs d’Amérique latine – 23 juin 2024

Le dimanche 23 juin à 14h30, notre évêque Jean-Pierre Delville célébrera une eucharistie en mémoire des martyrs d’Amérique Latine en la chapelle Saint-François à Banneux.

En Amérique latine, les martyrs sont des vivants ! Ils agissent et accompagnent toujours leur peuple qui lutte aujourd’hui. L’année dernière, cette eucharistie à Banneux fut présidée par Eugène Rixen, évêque émérite du diocèse de Goiás au Brésil. Y participaient de nombreux chrétiens originaires d’Amérique latine vivant chez nous.

Les chants accompagnés à la guitare étaient ceux de leur pays. La procession des offrandes fut précédée par Notre-Dame de Guadeloupe portée par les enfants. Il y avait aussi 16 grands panneaux portant bien haut l’image d’une ou d’un martyr.

C’est une coutume des communautés de base de continuer la célébration par un agréable moment de rencontre fraternelle. Chacun apporte de quoi boire et manger pour le mettre en commun et avoir la joie d’échanger comme en famille.

Ensemble, partageons ce moment d’Église vécu avec notre évêque en communion avec les martyrs d’Amérique latine. Qui sait si un jour, il n’y aura pas aussi dans une des allées de Banneux un monument / mémorial édifié à la mémoire de celles et ceux qui ont versé leur sang en Amérique latine, assassinés sous des régimes de dictature ou par des pistoleros commandités par des grands propriétaires terriens ? Autant de vies offertes à la suite du Christ pour plus de justice sociale.

N’hésitez pas à nous contacter :

En communion de prières,

Jean Bedin – Jesús Delgado – Jacques Jongmans – Pierre Vandenberg
Paul Wafflard – André Mairlot – Jean-Marie Boxus

SOURCES : 86. DIEU EST LÀ

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité.  Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement.  Chaque jeudi, vous est proposé un texte à lire, méditer, prier.

DIEU EST LÀ

« Une dame dévote et remplie de l’amour de Dieu allait chaque matin à l’église.
Chemin faisant, des enfants l’interpellaient, des mendiants l’accostaient.
Mais elle était tellement absorbée dans ses dévotions qu’elle ne les voyait même pas.

Or, un jour, elle descendit la rue comme d’habitude et parvint à l’église juste à temps pour l’office. Elle poussa sur la porte, mais ne put l’ouvrir.
Elle poussa plus fort et découvrit qu’elle était verrouillée.

Bouleversée à la pensée de manquer l’office pour la première fois depuis des années et ne sachant que faire, elle leva les yeux.
Et là, juste devant sa face, elle vit un mot épinglé sur la porte.

C’était écrit : « Je suis là, dehors ! »

                                                      (Anthony De Mello, Dieu est là, dehors, 1995)

ANTHONY DE MELLO (1931-1987), jésuite d’origine indienne, a su harmoniser les influences ignatienne et hindouiste dans une spiritualité originale.

CLÉS POUR LIRE MARC : 27. CORPS DU CHRIST

Clés pour lire l’évangile de Marc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Marc. Cette semaine : Mc 14,12-16.22-26 pour la fête du Saint-Sacrement

CECI EST MON CORPS
Ayant pris du pain, il le rompit, le leur donna : « Ceci est mon corps. » (Mc 14,22)

Rompre le pain est un geste traditionnel effectué par le chef de famille qui le distribue ensuite aux convives. Ce soir-là, ce geste prend un sens très fort : Jésus annonce ainsi sa mort, son corps brisé, rompu sur la croix. C’est lui-même qui rompt le pain, manière de dire qu’il accepte cette mort, qu’il donne sa vie comme il donne le pain à ses apôtres réunis à la même table.

L’expression « mon corps » ne désigne pas une partie de moi, cette masse de chair qui me constitue. Dans la culture biblique, « mon corps », c’est moi tout simplement.

Et « ceci », qu’est-ce que c’est ? Jésus se réfère non pas tant au pain lui-même, mais à ce qu’il fait du pain et que le texte de Marc décrit en détail : « Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna : ceci est mon corps. » Le « ceci » se rapporte donc à ce que Jésus fait du pain, à savoir son partage : « Prenez, ceci est mon corps. » (Jean-Marc BABUT, Actualité de Marc, 2002)

Dans ce partage du pain, signe de sa vie rompue, donnée, là est le Christ, là est son corps. « Prenez », autrement dit, « Faites de même ». Alors, vous serez le corps du Christ.

Le rituel du repas dans une famille juive
Quand tous ont pris place, le chef de famille dit la bénédiction d’ouverture sur le pain qu’il prend en main : « Béni sois-tu, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui fais produire le pain à la terre ! ». Après l’Amen prononcé par les convives, il rompt le pain, en donne un morceau à chacun, et le premier goûte au plat avec un morceau de pain qui sert de fourchette ou de cuiller.
A la fin du repas, on se lave les mains. Puis vient l’action de grâces prononcée par le président de la table à laquelle tous répondent : « Béni soit le nom du Seigneur dès maintenant et à jamais ! » Cet assentiment donné, le chef de famille prend la coupe pleine de vin, la « coupe de bénédiction ». La tenant de sa main droite seulement, il l’élève de la largeur d’une main au-dessus de la table et, fixant les yeux sur elle, il dit les Grâces. Ensuite, la coupe de vin circule parmi les convives qui y boivent chacun son tour. Finalement, on chante un psaume et l’on se sépare. (Henri CHIRAT, L’assemblée chrétienne à l’âge apostolique, 1949, p.176-179)

Abbé Marcel Villers

SOURCES : 85. ROCHER ET REFUGE

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité.  Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement.  Chaque jeudi, vous est proposé un texte à lire, méditer, prier.

LE ROCHER ET LE REFUGE

« Lui seul, le seul Dieu, Dieu seul.
C’est de lui que je parle,
c’est à lui que je parle.

Il est mon rocher sur qui
je peux m’élever et m’appuyer,
sur qui je peux construire.

Il est ma citadelle en qui
je peux m’abriter et survivre,
en qui je peux me reposer.

Il est mon salut, mon refuge
il me sauve de la peur et de la mort,
il me rend inébranlable.

Viennent les épreuves et les drames,
les adversaires et les menaces.
C’est plus que jamais
l’heure de lui parler.

Et je ne suis pas le seul.
Avant moi, après moi,
tant d’autres lui parlent,
depuis des siècles,
aujourd’hui encore. »

(Xavier de Chalendar, 100 prières inspirées des psaumes, 2009)

XAVIER DE CHALENDAR (1923-2015), supérieur du petit séminaire de Paris, en 1967, il est chargé de la pastorale dans le monde scolaire et universitaire, créateur du Centre pastoral de Saint-Merri, à proximité de Beaubourg. Il est l’auteur de nombreux ouvrages.